DEUXIÈME TABLEAU
Un louche insignifiant. L'huile n'a pas une densité supérieure h. 0»920. Elle n'agit pas sur la lumière polarisée.
Une goutte d'huile mise sur une assiette avec 3 gouttes de perchlorure d'étain anhydre ne donne pas de coloration violacée.
Un louche assez fort se résol
vant en gouttelettes visqueuses 1 Supérieure i Huile de ré
répandant une odeur résineuse 1 h 0,975. | sine,
accentuée. L'huile agit sur la
lumière polarisée. Traitée parle
perchlorure d'étain, elle prend
une coloration brune virant
peu h peu au violet.
La densité de réchantillon est : /
Inférieure h 0,975
Huile de ré' Sine pure ou mélan gée A* huile de pétrole.
L,* huile s*est épaissie. La masse pAteuse aprCs traitement à l'eau bouillante s
s'est dissoute complètement A
s'est dissoute partiellement en laissant surnager des globules huileux B
A. Dans ce cas, quoique la solution du savon soit complète^ on peut être en présence d*huiles à peine attaquées par les alcaiiSy lorsqu'elles sont seules^ mais qui sont dissoutes par le savon qui se forme, lorsqu'elles sont mélangées dans la proportion de 10 à i5 0/0, d'éléments saponifiables. On verse dans la solution savonneuse un petit excès d'acide sulfurique et on fait bouillir : les acides gras viennent surnager. On prend 1 partie de ces acides^ gras qu'on additionne peu à peu de 50 parties d'alcool 85^ centésimaux^ puis d' 1 ou 2 gouttes d'H Cl :
i^Ilse produit un trouble persistant se résolvant en gouttelettes adhérentes aux parois , cela prouve que ces acides gras renferment de rhuile lourde, soit de pétrole^ soit de résine; ces acides gras peuvent exister initialement dans l'échantillon essayé ou être le produit de la décomposition de Vhuile grasse contenue dans cet échantillon; les résultats obtenus en suivant la marche indiquée dans le premier tableau auront édifié le chimiste sur ce point.
2" Si la solution est limpide, on est en présence d'acides gras purs ou mélangés de résine; ces acides gras proviennent d'une huile grasse soit pure soit mélangée d'acide oléigtie ; comme précédemment le premier tableau renseignera exactement sur ce dernier point. Pour savoir si on est en présence de résine, on recherche d'abord si l'échantillon initial agit sur la lumière polarisée (ni les huiles grasses pures, ni les acides gras en provenant ne jouissent du pouvoir rotatoire). D'autre part, la densité des acides gras pourra donner de bonnes indications ; seulement, comme ils sont solides à la température ordinaire ^ on les fera fondre.
M. Baudouin a publié un tableau des densités des acides gras de différentes huiles prises à la température de 30°; ces densités varient entre 0.892 et. 0.900 sauf l'huile de lin dont les acides gras pèsent 0.910. Comme la résine a une densité supérieure à 1000 , il s'ensuit qu'une faible proportion élève très sensiblement la densité des acides gras auxquels on l'ajoute et lorsque cette densité sera supérieure à 0.900, il y aura de grandes chances pour qu'on soit en présence d'un mélange.
B. Ce cas est le même que le précédent, seulement la proportion des éléments non saponifiables est supérieure à 15 0/0.
Séparation des huiles minérales et de résine des produits saponijiahles. — Pour procéder à cette séparation on soumet le mélange à l'action de la soude ; pour cela, dans un ballon à long col on introduit 20»* d'huile et un mélange de 15" soude, 36«B et i5c<^ alcool, 90o cent. ; on porte au B.M. et l'on maintient l'e-
bullition pendant une demi-heure , en agitant souvent. Au bout de ce temps le tout est versé sur un entonnoir à robinet; après repos suffisant^ on décante la liqueur alcaline qui s*est réunie à la partie inférieure^ et on la remplace par 15°^ d'eau bouillante; on agite et on décante après séparation bien nette du non-saponifiable qu'on recueille et qu'on pèse. La solution aqueuse de savon est chauffée^ pour chasser l'alcool et, après refroidissement, addi* tionnée de son volume de solution saturée de sel marin pur. Le savon est précipité .en grumeaux fermes entraînant les dernières portions de non-saponifiable; puis on le sépare du liquide au milieu duquel il se trouve, en le jetant sur un entonnoir relié à une trompe.
La liqueur est saturée à Taide d'acide sulfurique qui donne le plus souvent un trouble insignifiant ; s'il se précipitait une matière floconneuse, on la recueillerait^ pour la laver^ la sécher et la peser; ce serait une preuve que le produit essayé renferme une matière résineuse.
Quant au savon se trouvant sur l'entonnoir, on le fait tomber dans une éprouvette où l'on verse du sulfure de carbone récemment distillé puis on agite doucement pour ne pas briser les grumeaux et on abandonne au repos. Le sulfure de carbone se réunit à la partie inférieure de Téprouvette, on le décante à l'aide d'une pipette et on le remplace par une nouvelle portion; on agite^ on laisse déposer^ on décante^ et ainsi de suite jusqu'à ce que le dissolvant se colore à peine. On termine en jetant sur un filtre et lavant une dernière fois. La solution sulfo-carbonique, renfermant en solution Thuile non saponifiable entraînée par le savon, est distillée lentement au bain-marie; le résidu non volatil est pesé ; il doit avoir la même apparence que l'huile qui s'est séparée lors de la saponification. Le savon insoluble dans le sulfure de carbone^ abandonné à fair quelque temps, est séparé autant que possible du filtre sur lequel il se trouve. La portion qu'on ne peut enlever est dissoute en injectant, sur le filtre placé sur un entonnoir^ de feau bouillante , qu'on reçoit dans une capsule où se trouve le savon séparé mécaniquement; celui-ci se dissout on porte peu à peu à l'ébulition pour chasser les dernières traces de sulfure de carbone. La solution savonneuse est additionnée d'acide sulfurique ; les acides gras ou la résine ou bien les deux se séparent; on les lave^ puis on les sèche et on les pèse.