CHIMIE ORGANIQUE ANIMALE
Nous voici arrivés à cette partie de la chimie qui se trouve le plus en rapport avec la physiologie. Depuis 1780 jusqu'à nos jours, une foule de chimistes distinguée se sont occupés de l'examen des diverses substances animales, et nous sommes forcés de convenir que la médecine n'en a retiré encore que de faibles avantages, tant parce qu'il reste bien des choses à faire pour compléter leur histoire, que parce que les réactions chimiques qui ont lieu dans le corps humain ne sont pas toujours identiques avec celles que nous observons dans nos laboratoires. La puissance vitale , qui est le premier mobile de ces réactions, opère dans l'acte de la respiration, et dans ceux de la circulation , de l'assimilation et de la digestion , la formation de plusieurs produits remarquables par la variété de leurs principes constituai. La nature a couvert d'un voile , qu'on a inutilement tenté de soulever , les phénomènes qui donnent lieu à cette formation. Les bornes de cet ouvrage ne nous permettant pas d'entrer dans aucun examen physiologique, nous nous contenterons
d'indiquer ce qu'il est indispensable de savoir pour la connaissance des divers produits animaux.
Les substances animales se de'composent à une haute température , et donnent les mêmes produits que les végétales, avec cette différence, que le plus grand nombre produit aussi de l'azote , et certaines , du phosphore et du soufre. Afin d'étudier ces substances avec plus d'ordre , nous les diviserons en huit sections.
Nous rangerons dans la première celles qui sont grasses ;
Dans la seconde, les acides ;
Dans la troisième , celles qui ne sont ni grasses ni acides ;
Dans la quatrième , celles qui sont salines et terreuses;
Dans la cinquième , celles qui sont le produit de la digestion ;
Dans la sixième, le sang ;
Dans la septième , les liqueurs sécrétées ;
Dans la huitième, les substances molles et solides.