Une saveur caustique
*o. Pouvant être volatilisés par la chaleur;- * 3^. Ayant la faculté de se combiner avec les acides et détruire leur acidité j
D'être solublea dan» l'eau ^ même dans leur état de combUiaiscm avec Tacide carbonique ; ' De changer eu vert les couleurs bleues vé- Ifétales,
Les alcalis sont au nombre de trois, dont deux sont appelés alcalis fixes ^ et le troisième akali vb»luM; les deux alcalis -fixes sont la potasse et la
soude; on les a distingués par cette dénomination , parce qu'ils peuvent supporter , sans éprouver de changement, une chaleur rouge. On a donné le
. - / DE JLA POZASSE.
Si , après avoir réduit en cendres une quantité suffisante de bois, on les lessive jusqu'à ce que l'eau qui en sort n'ait plus ancnne espèce de saveur, et qu'ensuite on évapore jusqu'à siccité la liqueur du lavage préalablement Iiltrée, on aura pour résidu de celte évaporât ion de la potasse; ' dand i^et état elle est, à- la vérité, mêlée avec plnr sieurs autres substances qui l'accompagnent ordinairement , mais dont on la débai rassera en majeure partie én la chauifant au pouge; On peut l'obtenir parfaitement pure de la manière suivante :
. Mêles cette potasse^ déjà préalablement purifiée, vcix la chauffant au rouge, avec deux fois son poids de chaux vive et dix fois son poids clVau pure, faites iNOuilUr ce mélange pendant quelques heures dans Jin vaiaseau de fer propre ^ ou bien , abandonnei>-le pendant qitairante^iiuU heures dans on vase de verre, •ên le remuant au besoin; filtrez alors, et faites évaporer très promptement la liqueur dans un vaisseau d'argent , jusqu'à ce qu'elle soit assez concentrée pour prendre>^par le refroidiflsemi.'nt la
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^ consistance du miel. Ajoutez-y alors de Talcool eu quantité égale au tiern de la potasse emplovée^ agîtrz bien Je mélange } mettea-le sur le fea ; witet liouillij* pendant nae minute ou deax; et akm versez-le dans un vaisseau de verre fermé avec un bouchon de liège. La liqueur se séparera peu à peu d'elle-même- en deux couches. Celle inférieure TOntient les matière» étrangères, en partie cUs» soutes dans Peaii , et en partie à l*état s<rfide, et la couche supérieure est une dissolution d'un brun rougeâtre , de potasse pure dans l'alcool ; décantez cette dissolution alcoolique dans une bassiae d'ar*' gent, et faites-la évaporer, jusqu'à ee^m'il ee forme une croûte à sa surface , et que la liqnear au-dessous ait acquis une consistance à devenir solide par le refroidissement. Versez alors la li-
aueur dans un vase de porcelaine ; elle se soU* ifiera, en se refroidissant, en une belle snb» ' stanee blanche , qui est la potasse pure ; o» la l)rise pour la renfermer aussitôt dans une iiole bouchée bien exactement.
Ce procédé est du à Berthollet; celui propesé d'abord par Lùvniz^ de Péteraboarg^ est mOêM dispendieux ; il consiste à filtre bomilir ensemble^ comme dans le procédé ci-dessus décrit , de la potasse et de la chaux vive. On filtre la liqueur; on l'évaporé jusqu'à ce qu'il se forme une pellictile t. sa surface on la laisse ensuite refroidir , et on en sépare tous les cristaux qui s'y sont formée^ et qui sont tous des sels étrangers ; on continue * alors l'évaporaiion dans un vaisseau de fer, en enlevant soigneusement avec une écumoire du même métal la pellicule à mesure an'elle parafe à k sm«' ibce ; lorsqu'il ne s'y en ^forme pins qm le matière a cessé de bouillir, on la retire du feu, et on la remue continuellement avec une spatule de fer pendant qu'elle xefroidit. On la dissout alors dans le double de son pends d'eau ; on filtre
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ta dissolotioifi ôn Uévapore claiis nti yatsseau de
fer, jusqu'à ce. qu'on s'apc^içoive qu'il s'y dépose des cristaux réguliers : si la masse ae consolide en se refroidissant 9 on y ajoate un peu d'eau 9 et on la chautfe de nouTean ; lorsqn^il y a une qnantîté soffisante de crisfanx formé!* , on décante in liqueur^ devenue d'une couleur très brune , qui les su» nage; on la garde dans une bouteille bien bourhée, jlisqn'à ce que la matière brune se soit déposée^ qu'on puisse Tévaporer de nouveau « et en obtenir encore des cristaux. Dans les manipulations chi* i roiques, ou la potasse, obtenue par ce dernier procédé, s'appelle potasse traitée à la chaux, ou rendue caustique. Dans le premier procédé de Bertbollet , le produit obtenu est de la potasse purifiée A l'alcooL
La potasse^ obtenue pure, est une substance cassante de couleur blanche. 6on odeur est analogue A celle qui se répand lorsqu*on éteint la chaux vive ; sa saveur est 'sînguUëremeut àcre ^ et elle est si exeessiTement corrosive, qu*à quelque- partie du corps qu'elle soit appliquée, elle la détruit presque instantanément. C'est à raison de cette propriété qu'on l'a api^elée amstique; sa pesanteur spéciiique est de 1,7085.