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trois équations qui ne diffèrent pas considérable ment entre elles.
Lorsque les forces élastiques des vapeurs sont
doublées, ou lorsqu'elles soutiennent une pression doubie, leurs espaces d’interstice sont proportionnellement diminués. On peut les considérer alors comme étant à l’état de vapeurs jouissant de pesanteurs spécifiques plus grandes. D’où il suit que la seconde portion de chaleur introduite pour donner la double force élastique n’a pas be- Soin d’être égale à la première pour produire la tension double.
« Cette manière de voir s’accorde avec les expé- “riences de M. Watt , auxquelles on fait allusion dans le commencement du Mémoire. Il trouva
Que la chaleur latente de la vapeur d’eau est moin-
140 . MANUEE | dre lorsqu’elle est produite sous une pression plus grande, ou dans un état plus dense, et que la chaleur latente est plus grande lorsque la vapeur est produite sous une pression moindre , ou dans un état moins dense. Berthollet regarde ée fait comme tellement inexplicable, qu’il a voulu l’écarter entièrement. Que cette manière de voir, que je viens d'exposer, relativement au rapport qui existe entre la force élastique, la densité et la chaleur latente de différentes vapeurs, soit en harmonie avec les phénomènes chimiques en général , c’est ce que je laisse à d’autres à déterminer: ce qu'il y a de certain, c’est qu’elle s'accorde avec le fait inexplicable. Quel que soit le sort de cette loi que j’annonce aujourd’hui, ce qui est établi par M. Watt peut être implicitement adinis sous la garantie de sa sagacité et de sa bonne foi bien connues. » Ure’s Researches on heat, p. 54 et 55: Comme c’est le rapport de la vapeur de l’eau avec la chaleur, infiniment plus grand que celui de l’eau, qui fait que le terme d’ébullition de ce liquide reste si parfaitement stationnaire , dans des vaisseaux ouverts, sur les feux les plus actifs, on eut s’imaginer que d’autres vapeurs qui ont une
chaleur latente plus petite ne sont pas capables de maintenir, par leur formation , l’ébullition de leurs liquides respectifs à une température uniforme, J'ai observé que cette variation dans le terme d’ébullition a effectivement lieu avec l’huile de térébenthine , le pétrole et l'acide sulfurique. Lorsque ces liquides sont brusquement chauffés dans des foles à médecine, ils s’élèvent de 12 à 15 degrés centigrades' au-dessus du point ordinaire auquel ces liquides bouillent dans des capsules hémisphériques. Il s’ensuit aussi que leurs vapeurs, étant produites avec: peu de chaleur , sont aptes à s'élever avec violence d’explosion. L'huile de té-. ébenthine varie en outre, dans son terme d’ébulli-:
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tion, suivant qu’elle est fraîche et limpide : il n’est donc pas besoin d'élever une objection sur deux degrés de différence. Mais, dans le Système de Chimie du docteur Murray, et tous ceux publiés en Angleterre avant 1817, on a assigné 293°,33 centigrades comme étant le terme d’ébullition de cette huile volatile. Il faut en excepter M. Dalton, car il dit : « Plusieurs auteurs ont avancé que l’huile de térébenthine bout à 263°,33 centigrades. J’ignore ce qui a pu donner lieu à cette erreur; mais son ébullition a lieu au-dessous
. de r00° centigrades, comme toutes les autres huiles essentielles. Le docteur Thomson établit le terme d’ébullition de l'huile de térébenthine à 156°,56 .centigrades , terme qu’à raison de la grande confiance qu’il a dans son thermomètre, il insinue devoir être plus exact que le mien à 157°,77, et, à fortiori, que celui à 160, tel que le trouva Île fabricant d’huile à qui j’en avais référé; mais la différence de nos deux nombres est en réalité in- ‘signifiante, et elle peut étre attribuée à l'état de - Vhuile et de la chaleur, tout aussi bien qu’à des erreurs provenant d’instrumens ou d'observations. Ïl est probable que nos thermomètres étaient également exacts, et que nous en avons fait usage avec un soin égal. Mais que dira le docteur Thom-
son de la réduction de M. Dalton ?
De ce qui vient d’être dit, on peut inférer que la conversion à toutes températures, quelque basses qu'’eiles soient, d’un liquide ou d’un solide quelconique en vapeur, est constamment accompasgnee d’une soustraction de chaleur des corps environnans, ou, en langage populaire, de production de froid, et que le degré de refroidissemerit sera proportionnel à la capacité de la vapeur pour la Chaleur, et à la rapidité de sa formation. L’apphcation de ce principe aux usages domestiques a été suggérée pour la première fois par les doc-
teurs Cullen et Black, perfectionnée et étendue
depuis par M. Leslie.
Ii paraît, en outre, probable que les gaz permanens ont, avec la chaleur, le même rapport supérieur que les vapeurs. Il s'ensuit que leur passage à l’état liquide ou à Pétat solide doit être
accompagné de dégagement de chaleur ; et comme. dans la combustion de l'hydrogène, du phosphore
et des métaux, il y a abondance de matière gazeuse fixée, c’est à cette circonstance que Black et Lavoisier attribuèrent toute la chaleur et la lumière qui résultaient de cette combinaison. La meilleure explication qu’on puisse offrir de la commune notion, relativement à la chaleur latente des gaz, est l’effet produit par l’air condensé dans un tube-briquet, où la compression mécanique semble exprimer et chasser hors de l'air froid son approvisionnement latent et de chaleur et de lumière. Un tube de verre d’environ 20 centimètres de long et r2 millimètres de diamètre, bien calibré, fermé à l’une de ses extrémités, et auquel on adapte un court piston, est ce qui convient le mieux pour faire voir l’agréable résuliat de cette expérience. Cependant, lorsqu’elle n’a pour objet que d’enflammer de l’amadou, un tube de laiton de 10 à 12 centimètres de large peut suffire. Une condensation d’air, opérée avecadresse, au cinquième de son volume, produira la chaleur d'ignition.
Nous avons fait voir, en traitant de la chaleur spécifique, que dans un gaz, sa diminution est plus rapide que celle de son volume ; et par conséquent il y aura dégagement de chaleur par la condensation de ce gaz, soit que nous considérons ce phénomène comme lexpulsion d’un fluide, ou comme l'effet d'actions intenses excitées parmi les molécules par leur rapprochement violent, L'inverse du phénomène ci-dessus se produit en grand