Les métaux sont parfaitement opaques où im
erméables à la lumière, lors même qu’ils sont ré. : 1 à leurs plus petites parties. Une feuille d’argent, par exemple, de 0,00025 de millimètre d'épaisseur , ne laisse pas passer le plus petit rayon de lumière. L’or n’est cependant pas absolument ©paque, car en tenant une feuille d’or battu, réduite à 0,00009 de millimètre d'épaisseur, suspendue entre l’œil et la lumière, elle parait d’un vert assez vif, et transmet par conséquent, ainsi que Newton l’a remarqué le premier, les rayons verts. Îl n’est pas invraisemblable, et ce philosophe le pensait ainsi, que tous les autres métaux ne fussent susceptibles de transmettre la lumière, si nous avions en notre pouvoir des moyens capables de les amincir suffisamment. Cette opacité des métaux contribue en partie à Îles rendre particubè-: rement propres à la confection des miroirs ; leur brillant seul ne suffirait pas pour remplir convenablement cet objet.