AMMONIAQUE. S
nium et de Fiodamine AzHP (iodure d azote). Le gaz ammoniac sec, dirigé sur de la braise parfaitement sèche et chauffée au rouge, produit du cyanure d*ammoniura et de Thydrogène C-+-2AzH'=: AzH*CAz-4-H*, Le potassium, chauffé dans de Tammoniaque, en déplace le tiers de l'hydrogène pour produire le composé AzH*K; le sodium agit de même pour former Tamidure de sodium AzH*Na. Nous étudierons plus loin Faction de Tammoniaque sur les différents chlorures, éthers, anhydrides , acides et sels.
[La combustion de l'ammoniaque dans Foxygène se fait d'une manière très-brillante lorsqu*on opère comme il suit : dans un vase à pré* cipîté, ou place sur une hauteur de 1 à 2 centimètres une solution aqueuse très-concentrée d'ammoniaque à travers laquelle on fait passer un courant d'oxygène dont on peut facilement régler la vitesse ; audessus de la surface de l'ammoniaque on place une spirale de platine (fll de 1 millim. de diamètre), suspendue à une toile métallique et que Ton chauffe d'abord au rouge ; aussitôt que ce fil rouge se trouve en présence de Tammoniaque et de l'oxygène, il se produit une série d'explosions accompagnées de flammes et souvent de fumées blanches d'azotite d'ammonium, et cet effet est d'autant plus prononcé que le courant d'oxygène est plus fort. (Kraut.)]
215. L'eau absorbe instantanément le gaz ammoniac; la glace l'absorbe également très-vite, en même temps qu'elle se liquéfie. Lorsqu'on ouvre sous l'eau un flacon rempli de gaz ammoniac, l'eau se précipite si violemment dans le flacon, qu'elle en amène fréquemment la rupture. D'après M. Roscoe, TeaU à 0^ absorbe 1147 volumes de gaz ammoniac, et à 15<», 783 volumes. Cette absorption est accompagnée d'un dégagement considérable de chaleur, en même temps le volume de l'eau augmente notablement et sa densité diminue. Deux parties d'eau saturées d'ammoniaque à la température ordinaire et sous la pression normale, donnent plus de trois parties de solution ammoniacale, qu'on mesure ces parties en poids ou en volume. L'absorption de l'ammoniaque par Feau n'obéit à la loi des volumes de Dalton que pour des températures dépassant 100«. La solution d'ammoniaque est un liquide incolore, limpide, d'une odeur vive et pénétrante, d'une saveur brûlante et caustique, et présentant une réaction très-alcaline. Sa pesanteur spécifique est en raison inverse de sa concentration, et varie entre 0,850 et 4,000; son point d'ébullition varie aussi en raison inverse de sa concentration. L'ammoniaque peut être chassée peu à peu de sa solution sous l'influence de la chaleur ; elle peut être complètement expulsée à 100®. Une solution saturée de gaz ammoniac, exposée à un froid de — W^, se concrète en aiffuilles brillantes et flexibles.
La solution de gaz ammoniac, ou simplement Tammoniaque, est d'un usage très-fréquent, comme réactif, dans les laboratoires. Elle dissout un grand nombre d'oxydes et de sels insolubles dans l'eau pure, par exemple, les oxydes de cuivre et de cadmium, le chlorure d'argent, le phosphate d'argent, etc. On prépare généralement l'ammoniaque dans l'industrie, en chauffant poids égaux de sel ammoniac et de chaux mélangés avec de l'eau à l'état de bouillie épaisse. L'ammoniaque se rend d'abord dans un récipient vide, ou contenant soit de l'eau, soit un lait de chaux, où elle se dépouille de tous les produits empyreumatiques et autres impuretés entraînées mécaniquement, et d'où elle passe dans une série de grands flacons de Woulfe renfermant l'eau que l'on veut saturer et entourés entièrement d'eau, pour les maintenir à une basse température. L'alcool, aussi bien que l'eau, absorbe de grandes quantités de gaz ammoniac, en augmentant considérablement de volume et avec élévation de température. La densité de cette solution alcoolique est également en raison inverse de la quantité d'ammoniaque qu'elle contient.
Dérivés de raaunoniaqiiie.
216. Dnou plusieurs atomes d'hydrogène d'une molécule simple, double ou triple d'ammoniaque, peuvent être remplacés par un ou plusieurs atomes d'un corps halogène ou d'un métal basique, pour donner naissance à des composés dont nous donnons plus loin quelques exemples.
Les atomes d'hydrogène de l'ammoniaque peuvent, en outre, être remplacés, en tout ou en partie, par des radicaux basiques, substitution d'où dérivent les ammoniaques composées ou aminés , ou par des radicaux d'acides, de manière à produire des amides à caractère plus ou moins acide :
AzH«K
Kaliumamide.
Az H«(C«H8)'
ÉUiy lamine.
AzHI»
Di-iodamide.
Az H {C«H^«
Diéthylamine.
AzCP
Trichloramide.
Az (C«HS)5
Triéthylaminé.
Az«Hg''5
Trimercure-diamine.
Az*H*(C«H*)''
Ëthylène-diamine
Az«Zn"5
Trizinco-diamine.
Az H«(C«H50)'
Acétamide.
A2«H*Pt"
Platino-diamine.
Az«H*(SO«)"
Sulfodiamide.
A2*ll«Plw
Platino-tétramine.
Phosphotriamide.
Les aminés et les amides prennent naissance dans un grand nombre de réactions, entre autres par l'action de l'ammoniaque sur différents èthers, anhydrides et chlorures, ou sur des corps analogues. La benzamide, par exemple, s'obtient lorsqu'on fait agir l'ammoniaque sur l'éther benzoïque, l'anhydride benzoîque ou le chlorure de benzoîle, comme le montrent les équations suivantes, qui servent de type pour la forma-