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CHLORURE D'AZOTE

lion d*im grand nombre d'autres amides^ diamides et triamides, ou de inonamines, diamines et triamines :

g;j;gJ0+2Azff=^i^^^^ C'H»0.CH-2AzH» = AzH*Cl -f- Azff(C'H»0).

L'action de l'ammoniaque sur les anhydrides conduit au même résultat que son action sur les acides correspondants, suivie d'une élimination d'eau , genre de réaction sur lequel nous reviendrons plus loin. Les aminés métalliques seront traitées à propos de l'histoire de , chaque métal et les amides basiques, neutres ou acides; à l'occasion des chlorures et hydrates correspondants.

317. Chlorare d*mmoU> (trichlorainlde) . — Stmbolb, AzCP. — PoiDS MOLÉCULAIREy 120,5.

a. On prépare cette combinaison éminemment explosible en remplissant de gaz chlore un flacon soigneusement nettoyé, et surtout débarrassé de tout enduit gras, renversant le flacon dans une capsule de plomb renfermant une solution étendue de sel ammoniac ; on fait usage généralement pour cela d'une solution de 1 partie de sel ammoniac dans 12 ou 15 parties d'eau. Le chlore est à peu près absorbé, en même temps que des gouttelettes oléagineuses de chlorure d'azote se réunissent à la surface pour tomber bientôt au fond de la solution :

AzHH]l 4- œ = 4HC1 4- Aza^ «

p. Ou bien on suspend un fragment de sel ammoniac dans une soluition aqueuse d'adde hypochloreux ; la même combinaison se produit et se dépose peu à peu : AzH*Cl -h 3HC10 = HCl -+- 3n»0 4- AzCl'.

w. [Le chlorure d'azote se forme encore dans l'électrolyse d'une solution concentrée de sel ammoniac ; dans ce cas, le chlore dégagé au pôle positif réagit sur l'excès de sel ammoniac suivant l'équation citée plus haut. Si l'on verse une couche d'essence de térébenthine au-dessus de la solution, le chlorure d'azote formé étant amené à la surface par le dégagement de gaz, se décompose en touchant l'essence, en produisant de petites explosions.]

Le chlorure d'azote est un Uquide oléagineux très-fluide, d'une densité égale à 1,653. Il estasse? volatil et répand une odeur très-pénétrante. Il se décompose avec une violente explosion lorsqu'on le chauffe à 100® ou qu'on le met en contactavec de l'huile, des corps gras, de l'essence de térébenthine, du phosphore et un grand nombre d'autres corps.

L'acide chlorhydrique, Tacide sulfuFique et l'acide sulfureux le décomposent sans explosion. C'est à l'aide de ces dernières réactions que Ton est parvenu à déterminer la composition du chlorure d'azote, quoique d'une manière assez incertaine. La réaction de l'acide sulfureux sur le chlorure d'azote est exprimée par l'équation :

AzCl'4- 3H«S0'^ -h 3H«0 = AzH*HSO* -f- 2H»S0* -f- 3HC1.

218. Di-iodamlde. — SYMBOLE, AzHI'. — PbiDS MOLÉCULAIRE, 269. —

Cette combinaison, connue plus généralement sous le nom d'iodure d'azote, s'obtient en faisant digérer de l'iode pulvérisé avec une solution concentrée d'ammoniaque; après quelque temps, on peut décanter la partie liquide , colorée en brun, et distribuer la partie insoluble, par petites portions, sur des carrés de papier à filtrer pour le sécher à l'air. Au lieu d'iode pulvérisé , on peut également employer une teinture alcoolique d'iode :

3AzH5 -M* = 2AzH*l -h AzHP.

La di-iodamide est une poudre ténue, d'un biim noirâtre; quand elle est humide, on peut la manier sans danger, mais quand elle est sèche elle fait explosion par le moindre frottement ou par une très-faible élévation de température. Ainsi, lorsqu'on en laisse tomber quelques parcelles, elles font souvent explosion avant d'arriver sur le soi. L'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique et l'hydrogène sulfuré la décomposent sans explosion. Cette dernière réaction, qui a servi à déterminer la composition de l'iodure d'azote, est exprimée par l'équation :

AzHP-+-2H«S=AzH*H-IH4-S*.

[Suivant M. Stahlschmidt, le composé explosible que l'on obtient par l'action d'une teinture alcoolique d'iode sur une solution alcoolique d'ammoniaque, et qui possède les caractères de la di-iodamide, est de l'iodure d'azote kzl\ D'après H. Bunsen, le composé obtenu par l'action

Î[I5 p OU Azff.Azl'.]

Sels ammonlaeaiix.

219. L'ammoniaque jouit de la propriété de se combiner directement aux acides pour former des sels neutres cristallisables, que l'on désigne sous le nom de sels ammoniacaux ou de sels d'ammonium ; tels sont les composés :

AzHMlGl Chlorhydrate d'ammoniaque.

AzH'.HAzO'* Azotate d'ammoniaque.

AzH'.H'SO* Sulfate acide d'ammoniaque.

2AzH».H'S0* Sulfate neutre d'ammoniaque.

SELS AMMONIACAUX.

Chlorure d'ammonium . . AzII*.Cl

Azotate d'ammonium. . . AzH*.AzO*

Sulfate acide d'ammonium . AzH*.HSO*

Sulfate neutre d'ammonium (AzH*)*SO*

Ces sels ammoniacaux se rapprochent, par un grand nombre de leurs propriétés, des sels métalliques, notamment des sels de potas* gium, avec lesquels ils présentent de nombreux cas d'isomorphisme. Dans ces combinaisons, nous voyons Tammoniaque AzH' se porter sur un atome d'hydrogène de Tacide et nous pouvons, en conséquence, les représenter par des formules analogues à celles des sels de potassium et des autres sels métalliques. Dans ce cas, le groupement moléculaire AzH*, ou ammonium, nous représente Tatome d'un métal monoatomique :

Chlorure de potassium KCl

Azotate de potassium KAzC

Sulfate acide de potassium. . . KHSO^

Sulfate neutre de potassium ♦ , K'SO*

Sans chercher à approfondir l'arrangement des molécules dans les sels ammoniacaux, nous envisagerons ceux-ci comme des sels d'ammonium, lorsque nous voudrons les comparer aux sels métalliques et, au contraire, comme des combinaisons qui renferment de l'ammoniaque, lorsque nous les rapporterons à des amides neutres ou acides. Peu importe en définitive le système de nomenclature à adopter pour ces combinaisons, mais il est à remarquer que les formules où Ton fait figurer l'ammonium sont en général plus simples. Les sels des bases amidées peuvent être représentés pardes formules analogues. Ainsi, le chlorhydrate d'éthylamine, AzH'(CW).HCl peut se représenter comme du chlorure d'éthylammonium Azff(C^H*).Cl; l'iodéthylate de triéthylamine Az(C?H*)'.(?H*I , comme de l'iodure de tétrélhylammonium Az(C^H'*)*.I. De même, le chlorhydrate de platosamine Az*H*Pt".2HCl peut être envisagé commedu chlorure deplatosammonium AzWPf'.Cl', et l'iodomercurate de trimercuramine Âz*Hg"^.Hg"P, comme de l'iodure de tétramercurammonium Az*Hg"*.P. '

220. La théorie de l'ammonium trouve une confirmation éclatante dans l'électrolyse des sels ammoniacaux, qui, opérée dans de certaines circonstances, a lieu comme celle des sels de potassium; si ceux-ci, en présence du mercure, donnent naissance à un amalgame de potassium, les premiers donnent un amalgame d'ammonium. La formation de cet amalgame rend compte, non-seulement de l'existence de l'ammonium, mais encore de son caractère métallique, les métaux étant seuls susceptibles de produire des amalgames. On peut obtenir l'amalgame de potassium en soumettant àPélectrolyse une solution de chlorure de potassium, le pôle négatif plongeant dans un globule de mercure, et le pôle positif dans la solution elle-même. Le mercure augmente considérablement de volume et lorsque l'électrode est formée par un fil de platine, celui-ci

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