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ANHYDRIDE ET ACIDE AZOTEUX

niant à Tair et que Ton peut dessécher sur du chlorure de calcium. Il bout à — 7s en se transformant en un gaz fortement coloré en jaune citron, d'une forte odeur d'eau régale. Traité par les hydrates alcalins, le bichlorure de nitrosyle donne de Tazotite, de Tazotate et du chlorure alcalins :

2AzOCl« -^ 6HK0 =4KC1 -H K AzO* 4- KAzO' -+- 3H«0.

H réagit d'une manière analogue sur l'eau, en donnant de l'acide chlorhydrjque, de l'acide azoteux et de l'acide azotique. Le mercure en excès le décompose en produisant du calomel et du bioxyde d'azote ; l'or et le platine sont sans action sur ce composé.

273. Eau régale OU acide Ditro-muriatique. — - C'est un liquide fumant, jaune, trés-caustique, qui se forme par le mélange des acides chlorhydrique et azotique concentrés. Le mélange est d'abord incolore, mais après quelque temps, surtout en le chauffant légèrement, il se colore en jaune orange foncé et se décompose en produisant de Feau, du chlore et les deux chlorures de nitrosyle, surtout le bichlorure. Les mêmes acides étendus et mélangés peuvent se conserver longtemps sans décomposition ; cette dernière n'a alors Heu que si l'on chauffe. La propriété que possède l'eau régale de dissoudre l'or et Je platine, et qui est sa propriété essentielle, ne paraît due qu'à la production de chlore qui se produit quand elle se décompose, car on a vu que les deux chlorures de nitrosyle n'attaquent pas ces métaux. On obtient une eau régale impure en dissolvant de Tazolate de sodium dans de l'acide chlorhydrique ou d\\ chlorure de sodium dans de l'acide azotique. Les azotates, traités par un excès d'acide chlorhydrique se transforment presque entièrement en chlorures ; réciproquement, la plupart des chlorures, traités par un excès d'acide azotique, se transforment complètement eu azotates ; dans l'un et l'autre cas, il y a production de chlore libire et de chlorure de nitrosyle.

iànhydride aaoteuxf acides azoteox et azotltes.

274. Les relations de cet acide avec son anhydride sont les mêmes que celles qu'on observe entre l'acide et l'anhydride sulfureux, c'est-à-dire qu'on peut le transformer en anhydride en lui enlevant simplement de l'eau par les moyens ordinaires de dessiccation :

2HAzO«— H*0==Az«0«

Mais cet acide, même à la température ordinaire, est très-instable, et

lorsqu'on l'étend de beaucoup d*eau, il se décompose eu acide azotique, eau et oxyde azotique :

3BAzO« = HAzO' 4- H«0 + 2 AzO.

Aussi lorsqu'on traite l'anhydride azoteux par beaucoup d*eau, n'obtient-on pas d'acide azoteux, mais de l'acide azotique et du bioxyde d'azote. Mais Tacide azoteux se dissout sans décomposition apparente dans de l'eau refroidie à 0^ ou dans de l'acide azotique aqueux. «

Les azotites MAzO' sont des sels bien définis et assez stables. Lorsqu'on fait réagir l'acide ou l'anhydride azoteux sur les hydrates acides, neutres ou basiques, il se produit en général des combinaisons nitrosées renfermant 1 molécule de nitrosyle à la place de i atome d'hydrogène.

Mais les réactions les plus intéressantes de l'acide azoteux et de son anhydride sont celles que ces corps exercent sur les aminés et sur les combinaisons amidées. Piria a remarqué que lorsqu'on traite les solutions aqueuses de ces combinaisons par l'acide ou l'anhydride azoteux, on donne naissance à l'acide, dont le sel ammoniacal aurait pu donner l'amide correspondant par élimination d'eau. On prépare, par exemple, la phénylamine par différents procédés, entre autres en enlevant de Teau au phénate d'ammonium :

CWO-H AzlP — H'O = C«H«(H'Az).

Si maintenant on fait agir l'acide azoteux sur cette phénylamine ou sur un de ses sels, il s'établit une réaction qui peut servir de type à un grand nombre de réactions du même genre, et qui est représentée par Téquation :

C«H»(H*Az) -H IIAzO» = C«H«Oh- H«0 -h Az«.

M. Griéss a néanmoins trouvéque^ lorsqu on fait agir l'acide ou l'anhydride azoteux sur les solutions alcooliques des aminés ou des amides, il s'établit une réaction intermédiaire, différente de la précédente, et qui a pour résultat de substituer i atome d'azote à 5 atomes d'hydrogène. Dans ce cas, une molécule double de phénylamine se comporte de la manière suivante avec l'acide azoteux :

C'*H*^(H*Az*) 4-HAzœ = C"Hi«(HA2^)-f- 2HH).

11 en est de même dans un grand nombre d'autres circonstances.

ACIDE AZOTEUX. 305

275. iànhydrlde azoteux. — SYMBOLE, Az'O^. — PoiDS MOLÉCU- LAIREy,76.

a. Lorsqu'on ajouté de Toxygène sec à un grand excès d'oxyde azotique sec, i volumes dé ce gaz s'unissent à 1 volume d'oxygène en formant des vapeurs rutilantes qu'on peut condenser en refroidissant l'appareil par un mélange de glace et de sel.

j3. On obtient également l'anhydride azoteux ou l'acide lorsqu'on ajoute une petite quantité d'eau glacée à du peroxyde d'azote liquide, entouré d'un mélange réfrigérant. Quand la réaction s'est établie, on distille le produit à une douce température, et l'on condense les vapeurs dans un tube en U entouré de glace et de sel.

y. On peut aussi condenser, dans un récipient refroidi, les vapeurs qui se forment lorsqu'on attaque l'acide azotique par de l'anhydride arsénieux ou par de l'amidon, après les avoir préalablement desséchées sur du chlorure de calcium.

L'anhydride azoteux est un liquide bleu très-volatil qui, traité par un pai d'eau, donne de l'acide azoteux ; traité, au contraire, par beaucoup d'eau, sauf à la température de 0°, il forme de l'acide azotique et du bioxyde d'azote. A une basse température, la solution aqueuse conserve assez longtemps sa couleur bleue.

276. iàcide azoteux. — SYMBOLE, HAzO'. — PoiDS HOLécULAlRE, 47.

a. C'est iin composé mal défini qui très-probablement constitue le liquide bleu, instable, qui prend naissance lorsqu'on ajoute une trèspetite quantité d'eau glacée à Tanhydride azoteux.

p. Lorsqu'on fait agir l'acide azotique sur l'anhydride arsénieux, à une douce chaleur, il s* établit la réaction suivante :

As*0'-+-3ffO-H2HAzO'=2H'AsO*-H2HAzO» ou H»O.Az«0».

Il se dégage des vapeurs brunes très-foncées, qu'on suppose être l'acide azoteux, mais qui, à la température à laquelle on opère, sont peutêtre seulement de l'anhydride azoteux humide ; si l'on fait passer ces vapeurs sur du chlorure de calcium, elles perdent de l'eau et l'anhydride azoteux devient libre. Les mômes vapeurs se produisent lorsque l'on traite de l'amidon par un grand excès d'acide azotique d'une densité égale à 1,25 ; mais, par ce procédé, il se produit un boursouflement considérable et, quelquefois même, si l'acide est plus concentré, il y a explosion.

7. Lacide azoteux est mis en liberté de ses sels par l'action de presque tous les autres acides ; mais le plus souvent il se décompose aussitôt en acide azotique, eau et bioxyde d'azote. Néanmoins l'acide azoteux parait être contenu dans les solutions d'azotites refroidies par de la

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glace et additionnées d'un acide, par exemple, une solution d'azotite de potassium additionnée d'acide sulfurique.

L'acide azoteux, où plutôt les solutions acidulées des azotites, agit très-facilement, tantôt comme oxydant, tantôt comme réducteur. Ainsi, il réduit les acides permanganique et chromique, en formant des sels de manganèse ou de chrome ; il réduit de même les sels mercureux et les sels d'or en mettant du mercure et de l'or en liberté. D'unautre côté, il détruit l'indigo en l'oxydant ; il décompose l'iodure de potassium en mettant de l'iode en liberté, et il transforme les sels ferreux en sels ferriques en produisant en même temps de Toxyde azotique. La facilité avec laquelle ces différentes réactions se produisent, permet de reconnaître avec certitude la présence de l'acide azoteux ou des azotites. Ainsi, l'on peut ajouter un azotate à une solution étendue d'iodure de potassium additionnée d'acide chlorhydriqqe et d'amidon, sans qu'il se manifeste aucune action ; mais en présence d'un azotite, il se produit immédiatement une coloration bleu foncé. De même on ne remarque aucune action lorsque l'on ajoute un azotate à une solution froide de sulfate ferreux acidulée, tandis qu'un azotite y fait naître immédiatement une coloration brune verdâtre.

277. iLxotites. — Symbole, MAzO'. — «. Lorsque l'on ajoute petit à petit de l'oxygène à du bioxyde d'azote qui se trouve au-dessus d'une solution de potasse, le bioxyde d'azote s'absorbe peu à peu d'une manière complète, et il se forme de Tazotite de potassium K AzO*. Il se foVme également des azotites, comme on Ta vu, en faisant passei^un courant de bioxyde d'azote sur les peroxydes métalliques.

/3. On prépare en général les azotites par la réduction des azotates ; en fondant, par exemple, les azotates de potassium ou de sodium avec du plomb. Ces mêmes azotates, étant chauffés pendant quelque temps au rouge, perdent de l'oxygène et donnent un résidu formé principalement d'azotite. En outre, lorsqu'on fait bouillir une solution d'azotate de plomb avec du plomb métallique, il se produit un azotite basique de plomb ou orthoazotite :

Pb(AzO')«-H 2Pb-+-2H*0= 2Pb"HAz05-H PbH«0«

l'acide orthoazoteux étant H'AzO', analogue à l'acide phosphoreux H'PO^.

7. Les azotites peu solubles de plomb et d'argent peuvent être obtenus par double décomposition, à l'aide des azotites alcalins.

S. On rencontre fréquemment des azotites dans les eaux de puits des villes ; leur formation a probablement pour origine une oxydation d^

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