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H»P0'— H«0=2HP

on n'a pas encore pu produire la réaction inverse, parce que l'acide métaphosphorique se transforme immédiatement en acide orthophosphorique lorsqu'on le fait bouillir avec de l'eau.

ç. Mais lorsqu'on traite les métaphosphates par un oxyde, un hydrate ou un carbonate, en proportions déterminées, ils passent à l'état de pj> rophosphates :

2NaPœ -^ Na«CO» = Na*P W -h CO* .

321. MH. Fleitmann et Henneberg, en fondant ensemble 1 molécule de pyrophosphate de sodium Na'PO*.NaPO' et 2 molécules demétaphosphate, ont obtenu un sel ayant pour composition Na*P0*.5i\aP0*, soit Na®P*0**. Ce sel se dissout, sans décomposition, dans une petite quantité d'eau bouillante, et s'en sépare à l'étal cristallisé par Févaporation ftu-dessUs de Facide sulfurique. Un excès d'eau bouillante le décompose, tnais sa solution aqueuse froide est assez stable. On peut, par double décomposition obtenir des sels insolubles ayant une constitution analogue. MM. Fleitmann et Henneberg ont encore obtenu un autre sel cris^

tallisable, mais très-instable, dont la composition est exprimée par la formule Na'P0*.9NaP0' ou Na"P*WS et qui se forme lorsque Ton fait fondre 1 molécule de pyrophosphate avec 8 molécules de métaphosphate de sodium ; par double décomposition, on peut obtenir les phosphates insolubles correspondants. La meilleure manière de faire ressortir les proportions de base et d'anhydride qui existent dans ces sels, consiste à rapporter ces proportions à celle de la base contenue dans le sel le plus complexe, c'est-à-dire à 6 molécules de base :

Orthophosphates 6M«0.2P«0«= 4M5P0*.

Pyrophosphates 0M*O.3P«O«= 5M^P*0'.

Sel a de Fleitmann et Henneberg. . . . 6M«0.4P«0«= 2M«P*0«.

Sel ^ de Fleitmann et Henneberg. . . . 6M«0.5P«0«= 1M"P*00»'.

Métaphosphates 6M*0.6P«0» = iîMPO».

522. Anhydride phosphorlqae. — SYMBOLE, P'O^ — PoiDS MOLÉCU- LAIRE, 142. — Cette combinaison se produit par la combustion vive du phosphore dans un excès d'air ou d'oxygène sec. On opère d'habitude cette combustion dans un grand ballon de verre portant deux tubulures latérales. Le col de ce ballon porte un bouchon traversé par un large tube de verre qui descend jusqu'au centre environ du ballon et à la partie inférieure duquel est suspendue, par des fils de platine, une petite capsule de porcelaine dans laquelle on fait tomber des fragments de phosphore à travers le tube qu'on peut fermer par un bouchon à sa partie supérieure. L'une des tubulures latérales du ballon est mise en communication avec un tube en U rempli de ponce sulfurique pour dessécher l'air qu'on est obligé de faire passer dans l'appareil ; l'autre tubulure communique avec un grand flacon de Woulfe, dans lequel va se condenser une partie du produit de la combustion. Lorsque l'appareil est disposé, on met le feu au phosphore à l'aide d'une tige métallique chauffée qu'on introduit par le ti^be vertical ; on ferme ce tube et l'on fait passer un courant d'air dans le ballon, soit à l'aide d'un soufflet en communication avec le tube en U, soit à l'aide d'un aspirateur adapté au flacon de Woulfe. De temps en temps on laisse tomber dans la capsule, à travers le tube vertical, des fragments de phosphore, en ayant soin de refermer immédiatement ce tube. L'anhydride phosphorique qui se forme par cette combustion se condense à l'état d'un dépôt blanc floconneux, dans le ballon lui-même et dans le flacon de Woulfe qui est en communication avec lui. On remplace fréquemment le flacon de Woulfe par un simple flacon à col large, muni d'un bouchon, à cause delà difficulté d'en retirer le dépôt.

L'anhydride phosphoriqueconstitueunemasse floconneuse, amorphe,

AGU^ MÉTAPHOSPHORIQUË. 357

d*Qn blanc déneige, fusible au rouge et volatile au rouge blanc. Lorsqu'il est complètement exemptd'anhydride phosphoreux, il est inodore; parfaitement sec, il ne rougit pas immédiatement le papier de tournesol. Il est très-déliquescent et absorbe l'humidité atmosphérique pour produire de Tacide métaphosphorique. Il se dissout dans Teau en produisant un sifflement et une grande élévation de température; mais il reste souvent des flocons d'anhydride qui échappent pendant plus d'une heure à la dissolution. Calciné avec du charbon, l'anhydride phosphorique se décompose, il se forme de l'oxyde de carbone et du phosphore. 11 se décompose également lorsqu'on le calcine avec certains métaux. Chauffé avec certains sels, il déplace au rouge les anhydrides plus volatils que lui en produisant des orthophosphates, des pyrophosphates ou des métaphosphates, suivant la facilité avec laquelle l'anhydride est mis en liberté. L'anhydride phosphorique, en raison de sa grande affinité pour l'eau, est souvent employé pour déshydrater les composés ou pour leur enlever les éléments de l'eau si celle-ci ne s'y trouve pas toute formée.

523. Acide métaphosphortqae. — SYMBOLE, HPO'. — PoiOS MOLÉ- CULAIRE, 80. — On peut obtenir cet acide :

a. En faisant agir l'eau froide sur l'anhydride phosphorique, comme on vi^nt de le voir.

p. En chauffant l'acide pyrophosphorique ou orthojphosphorique au rouge. On peut remplacer l'acide phosphorique ordinaire par un sel d'ammonium ; mais les dernières traces d'ammoniaque ne se dégagent qu'avec beaucoup de difficulté.

y. On peut aussi préparer Tacide métaphosphorique en décomposant certains de ses sels. Ainsi, lorsqu'on fait passer un courant d'hydrogène sulfuré dans de l'eau légèrement chauffée et tenant du métaphosphate de plomb en suspension, il se forme du sulfure de plomb et de l'acide métaphosphorique :

Pb(PO')« -^ H*S = 2HP0'-hPbS

L'acide métaphosphorique est un corps solide, transparent et inco. lore, vitreux, incristallisable et déliquescent, qui se dissout lentement, mais en assez grande quantité, dans l'eau, en donnant une solution trèsacide. Sa solution donne des précipités blancs, avec l'albumine et avec les solutions des sels d'argent et de baryum. Lasolution aqueuse d'acide métaphosphorique se transforme, lentement à froid, rapidement à l'ébuUition, en acide orthophosphorique sans qu'il se produise d'abord de l'acide pyrophosphorique. [j'acide métaphosphorique se volatilise

complètement au rouge blanc, mais, d'après H. Rose, sa composition varie pendant cette volatilisation, et les dernières portions sont formées en partie d'acide métaphosphorique, en partie d'anhydride phosphorique.

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