‹ Manuel de chimie théorique et pratiqueChapitre 159 sur 178 · partie par du chlore; elle renferme 3Pb'(P0*)*.PbFl« ou ^p^sjo». Elle · texte numérisé non relu

partie par du chlore; elle renferme 3Pb'(P0*)*.PbFl« ou ^p^sjo». Elle

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correspond par sa forme et par sa constitution à l'apatite ; comme

elle, on la rencontre parfois exempte de fluor et de chlore : Pb'(PO*)*.

On connaît encore en minéralogie une apatite à base de fer et de man-

3P0 ) ganèse 3Fe'Mn(P0*)*.FeFl' ou /Fejfn\5p^' ^"^ s® présente en prismes

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hexagones mal formés, ressemblant à ceux d'apatite et de pyromorphite. La tomvellite est un phosphate d'aluminium basique et hydraté qui renferme aussi fréquemment du fluorure d*aluminitim. Vamblygonite est un minéral complexe, dont la formule est encore très-douteuse et qui l'enferme du phosphate d'aluminium basique et du phosphate de lithium;

(3; On prépat^e le plus souvent les phosphates alcalins en traitant l'acide phosphorique ou le phosphate acide de calcium par les hydrates ou carbonates alcalins; Le phosphate de soude rhomboïdal Na'HP0*.12H*0 ou phosphate neutre du commerce s'obtient en décomposant à chaud

une soljution de phosphate acide de calcium (obtenu par l'action de Tacide sulfurique sur les cendres d'os) par du carbonate de sodium :

Ca"H»(PO*)« + 2Na«C0' = 2Na«HP0* + Ca^Cœ -h C0« -h H'O

Après rébuUition, on filtre pour séparer le carbonate de calcium insoluble et l'on évapore la liqueur filtrée à cristallisation. On purifie le sel par plusieurs cristallisations. On prépare les phosphates monosodique et trisodique en traitant le sel précédent soit par de l'acide phosphorique soit par de la soude caustique. Le phosphate d'ammoniaque se prépare comme le sel de sodium correspondant, en employant du carbonate d'ammonium au lieu de carbonate de sodium. Les autres phosphates d'ammonium s'obtiennent eu traitantle sel précédent par de l'acide phosphorique ou par de l'ammoniaque. Le sel microcosmique Na(AzH*)HP0*.4H*0 se prépare en faisant bouillir une solution de phosphate ordinaire de sodium avec du selanmioniac : il reste du chlorure de sodium en dissolution et le sel double s'en sépare à l'état de cristaux :

Na»HPO*-f-AzH*Cl=Na(AzH*)HPO»+NaCl.

On prépare les phosphates insolubles en précipitant les solutions métalliques par les phosphates alcalins ou en traitant les hydrates ou carbonates correspondants par de l'acide phosphorique.

[Lorsqu'on fait agir, à la température ordinaire, de l'acide phosphorique sur les carbonates, on obtient le plus souvent des phosphates dimétalliques cristaliisables ayant pour formule générale R'*HPO*-f- Aq ; par exemple Ca"HP0*-h2H'0. A une température plus élevée ces combinaisons se décomposent : ainsi, le sel calcique précédent se transforme à 100<» en sel anhydre CaHPO*. Le phosphate de manganèse Mn"HP0*.3H'0 formé àTO** se décompose par Tébullition avec l'eau en produisant du phosphate trimétallique Mn'(P0*)* qui se dépose et unsel acide Mn"H*(PO*)' qui rpste dissous. Lorsqu'on traite par l'eau, sous pression à une température élevée, le phosphate cuivrique Cu"'(P0*)*.3H*0, il se transforme en un sel basique qui a la même composition que le minéral connu sous le nom de lihéthénite, c'est-à-dire Cii"HPO*.Cu''0. — Le minéral appelé chalcolite Cu"(U0)*(P0*)*.8H*0 peut être reproduit artificiellement par le mélange des solutions de phosphate de cuivre et d'azotate d'urane.

L'action des phosphates alcalins sur les sels des métaux pesants présente des particularités remarquables. Lorsqu'on ajoute un excès de phosphate de sodium à du chlorure ferreux, on produit un précipité

blanc qui, maintenu pendant une ou deux semaines à 50-60'», se transforme totalement en petits cristaux incolores bleuissant rapidement à Vair et parfaitement semblables par leur aspect et par leur composition au minéral nommé vivianite Fe"'(P0*)*.4H'0. Le précipité obtenu avec les sels de nickel à la température ordinaire se transforme au bout de quelques jours en un sel double cristallin Ni^N^POVTH'O.

On observe des faits analogues lorsque Ton traite les sels métalliques en excès par du phosphate d'ammonium. Ainsi, avec les sels de manganèse, à la température ordinaire, il se produit un sel cristallisé en rhomboèdres Mn"H PO*. 6fP0; ai 00% ce sel se transforme en cristaux prismatiques constituant du phosphate tribasiqueMn'(P0*)'.3H*0, c'està-dire Vhureaulite.

Si, au contraire, on mélange les sels, métalliques avec un excès de phosphate d'ammonium, on obtient des sels trimétalliques ammoniacaux correspondant au phosphate ammoniaco-magnésien. Les combinaisons de cobalt et de nickel présentent la même constitution que le sel magnésien, c'est-à-dire Co"(ouNi")(AzH*)PO*.6H'0. Les combinaisons de zinc, de manganèse et de ferrosum ne renferment que 2 molécules d'eau de cristallisation. Les sels à 6 molécules d'eau en perdent 4 à 80^, et le sel de zinc devient anhydre à cette température. Celles de ces combinaisons qui renferment 6 molécules d'eau se distinguent de celles qui n'en contiennent que 2 en ce que, par l'ébuUition avec l'eau, elles se transforment en phosphates trimétalliques, par exemple celui de cobalt, en Co'''*(PO*)'-|--(AzH*)'PO*, tandis que les autres ne se modifient pas.

Lorsqu'on laisse pendant longtemps ces sels doubles ammoniacaux en contact avec du phosphate d'ammonium, ils se transforment en d'autres sels; le sel cobaltique, par exemple, produit de beaux cristaux roses Co"(AzH*)'H*(PO*)». -r Si les solutions des sels alcahns que l'on emploie sont très-acides, le précipité ne se produit pas immédiatement, mais la combinaison ne s'en sépare que peu à peu à l'état cristallisé ; c'est ainsi que l'on obtient un sel de zinc qui a pour formule Zn"HPO*.(AzH*)H'PO*.H«0.

Tous ces faits, qui ont été établis par les recherches récentes de M. Debray, concernent également les arséniates, sauf quelques légères modifications. Voici comment M. Deville explique la transformation remarquable qu'éprouvent les précipités amorphes en composés cristallins. Les combinaisons, se formant brusquement, se déposent à l'état amorphe ; mais, comme elles ne sont pas absolument insolubles, elles se dissolvent lorsque la température s'élève, et, par un refroidissement lei?t

de la solution, elles ne s'en séparent que lentement et peuvent en conséquence affecter la forme cristalline. Mais les corps se dissolvent d'autant plus rapidement qu'ils présentent une plus grande surface à l'action du dissolvant ; il s'en suit que des poudres amorphes ou des cristaux très-petits se dissolvent plus rapidement que des cristaux plus volumineux et que par des échauffements et des refroidissements successifs, ces derniers augmenteront de volume aux dépens des plus petits ou de la poudre amorphe. Il est donc nécessaire pour amener à l'état cristallin des précipités amorphes de soumettre ceux-ci à l'action d'un dissolvant, sous l'influence de variations répétées de température.]

552. s^ulfores de phosphore.'— On ne connaît ces corps que d'une façon incomplète. Il paraît exister trois sulfures de -phosphore ayant pour composition P*S, P'S'et P'S^. Ona également décrit un sous-sulfure P*S et un hy persulfure P'S" .

On prépare le protosulfure de phosphore P*S en dissolvant 1 partie de soufre dans 2 parties de phosphore fondu sous l'eau, et traitant le produit de la réaction par de l'ammoniaque. Il constitue un liquide oléagineux, jaune et transparent, qu'on peut distiller sans décomposition dans une atmosphère exempte d'oxygène, et qui, un peu au-dessous de 0°, se concrète en une masse jaune de cristaux enchevêtrés. Ce sulfure esta peine attaqué par l'eau froide; Teau bouillante le décompose rapidement; il se dissout dans les sulfures et sulfhydrates basiques pouf former des sulfhypophosphiies qui, comme les hypophosphitessont monobaèiques.

On peut préparer les deux autres sulfures de phosphore en chauffant le protosulfure avec une quantité proportionnelle de soufre. SéruUas a obtenu le trisulfure en décomposant le trichloinire de phosphore par l'hydrogène sulfuré. M. Kekulé a fait voir que le trisulfure et le pentasulfure de phosphore se produisent aisément lorsqu'on chauffe, dans une atmosphère d'anhydride carbonique, du soufre et du phosphore amorphe en quantités proportionnelles; la réaction est très-vive, mais elle ne donne pas lieu à des explosions comme lorsque l'on emploie le phosphore ordinaire.

Le trisulfure de phosphore est un composé solide jaune, facilement fusible et qui, par le refroidissement, reste asseie longtemps mou et transparent. Distillé dans une atmosphère privée d'oxygène, il donne un suolimé cristallin d'un jaune citron. Il se décompose sous l'influence ae rhumidité et, encore plus facilement^ au contact des alcaUs. 11 s'unit aux sulfures et sulfhydrates basiques pour former des combinaisons définies, bimétalliques, les sulfophosphites^ correspondants aux phosphites.

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