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SELS D'ANTIMOINE

ajoutant un excès de sulfantimoniate de sodium à un sel de cadmium. On prépare les sulfantimoniates solubles par la fusion du pentasulfure d'antimoine ou d*un mélange de trisulfure et de soufre avec un sulfure alcalin ; ou bien par la dissolution du pentasulfure d'antimoine dans un sulfhydrate alcalin. Le sel de SchlippeNa'SbS*.9H*0 s'obtient ^en broyant du trisulfure d'antimoine, du soufre, du carbonate de sodium et de la chaux vive avec de l'eau. On laisse digérer cette bouillie avec de l'eau tiède, dans un flacon fermé, en agitant fréquemment. Après vingt heures environ on filtre et l'on fait évaporer la solution ; le sel se dépose alors en cristaux tétraédriques volumineux, transparents, le plus souvent incolores.

589 a. [Séléninres et tellurures d'antimoine. — On obtient un

triséléniiu'e d'antimoine Sb'Se' en traitant une solution d'émétiquepar de l'hydrogène sélénié ; c'est une poudre noire qui devient subitement grise à 14-6*. 11 fond au rouge en un hquidenoir qui se prend par le refroidissement en une masse cristalline. 11 se dissout dans la potasse en donnant une solution colorée en jaune brun. (Uelsmann.)

Le tellure forme avec l'antimoine deux alliages cristallisés : SbTe ou Sb«Te« et Sb'Te'.]

390. Sels d'antimoine. — Lorsqu'on traite l'antimoine par de l'acide azotique, une partie du métal se dissout à l'état d'azotate. L'oxyde d'antimoine précipité se dissout aussi dans l'acide azotique et la solution laisse déposer, lorsqu'on l'étend d'eau, un azotate basique d'antimoine qui, mis en digestion avec de l'eau, se décompose entièrement en acide azotique et oxyde d'antimoine.. L'antimoine métallique chauffé avec de l'acide sulfurique donne une masse blanche, soluble dans un excès d'acide sulfurique d'où il se sépare en petites aiguilles cristallines constituant le trisulfate (Vantimoine Sb'"'(SO*)''. L'eau décompose ce sel en produisant différents sels basiques. Lorsqu'on fait bouillir de Toxyde d'antimoine précipité avec une solution d'acide oxalique, on obtient une poudre cristalline blanche i*oxalate acide d'antinwnyle (SbO)'HC*0*, insoluble dans l'eau froide et décomposable par l'eau bouillante.

Si l'on fait bouillir l'oxyde d'antimoine précipité avec de l'oxalate acide de potassium, il se forme un oxalate antimonio-potassique, soluble dans l'eau et cristallisable en prismes volumineux, et ayant pour formule Sb'"(KC*0*)'.3H*0. L'acide phosphorique aqueux dissout une petite quantité de trioxyde d'antimoine et l'on a obtenu à l'aide de cette solution de petits cristaux prismatiques de phosphate acide d'antimoine ou d*antimonyle. Si l'on ajoute une solution chlorhydrique d'oxyde d'antimoine à une solution aqueuse de phosphate desodium, on produit

un précipité blanc de phosphate d'antimoine qui a probablement pour composition Sb'"PO*.

Symbole, Bi. — J^oids atomique, 210.

591 . Le bismuth fut signalé comme un métal particulier, au commencement du seizième siècle, déjà, par Agricola. On le retire principalement de la Bohême, de la Saxe et de la Transylvanie. Le plus souvent il est à Tétat natif, engagé dans du quartz ; néanmoins on le rencontre aussi à Tétat d*oxyde, de carbonate, de sulfure, de sulfure double et de sulfotellurure.

On sépare le plus souvent le métal de sa gangue par une fusion aune température modérée. On introduit le minerai dans une série de tubes de fer disposés suivant un plan incliné dans un fourneau ; le métal fond et se rend dans la partie inférieure des tubes d*où il s'écoule par des orifices que Ton peut fermer. Pour purifier le bismuth du commerce, on le fond avec du salpêtre qui transforme en sulfate et^rséniatede potassium le soufre et Tarsenic qui accompagnent ordinairement le bismuth. On obtient une purification plus parfaite en dissolvant le métal dans de l'acide azotique : on précipite la solution limpide par un excès d*eau et Ton réduit par le flux noir, à une température modérée, le précipité d^azotate basique de bismuth ainsi formé. Le bismuth natif renferme fréquemment de l'argent et cela en quantité quelquefois assez notable pour qu'on cherche à l'en retirer par la coupellation.

592. Le bismuth est un métal assez dur, peu sonore. Quoique cas' sant, on peut l'aplatir en le martelant avec précaution. Il est blanc et brillant, avec une teinte caractéristique jaune rougeâtre. Sa densité, qui est égale à 9,8 paraît diminuer au lieu d'augmenter, sous une forte compression, tl fond à 2Q¥ et subit une dilatation très-marquée en se solidifiant; Chauffé au blanc, il entre en ébullition et se condense eil lamelles, à l'abri de Tair. Il se volatilise déjà sensiblement au-dessous de son point d* ébullition. Le bismuth, en se solidifiant, cristallise en l*homboèdres très-rapprochés du cube. On en obtient Une très-belle Cristallisation en en fondant plusieurs livres dans une cuiller en fer^ laissant refroidir jusqu'à solidification partielle, puis perçant la croûte supérieure et laissant écouler le métal resté liquide. 11 se forme ainsi une géode de bismuth tapissée de cristaux cuboïdes parfaitement formés et doués le plus souvent de beaux reflets irisés;

A la température ordinaire, le bismuth se conservé à l'àir sans alté^

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