HC
Cl«SO*
H'PO
HCIO*
HCIO*
H*SO
H'PO
L'acide phosphorique IPPO*, dans la série du phosphore, correspond à l'acide sulfurique H*SO* et à l'acide perchlorique HCIO* dans les séries du soufre et clu chlore. Mais, tandis que l'acide perchlorique ne renferme que 1 atome d'hydrogène et ne forme qu'une seule série de sels
^ TYPE AMMONIAOllK. 415
et d'élhers, et que racidesulfurique renferme 2 atomes d hydrogène et peut former deux classes de sels etd'éthers, l'acide phosphorique contient 3 atomes d*hydrogèneet peut donner naissance à trois classes de sels et d*éthers. Un tiers^ deux tiers, ou la totalité de son hydrogène peut être remplacé par une quantité équivalente d'un métal ou d'un radical basique, mais l'hydrogène peut aussi être remplacé simultanément, en tout ou en partie, par 2 ou 3 radicaux ou métaux différents, produisant ainsi des sels complexes, tels que Et.K*PO*; H(AzH*)NaPO*,etc.
M 1 . Nous avons déjà plusieurs fois eu l'occasion de mentionner les combinaisons connues sous le nomd'amides {voy, § 25 et 24; 216,222 et 233). Dans l'acide chlorhydrique HCl, tout l'hydrogène peut être remplacé par un autre élément, mais il ne peut pas arriver que ce remplacement ne porte que sur une partie seulement de cet hydrogène. Dans l'eau H*0, on peut remplacer la moitié de l'hydrogène ou le tout ; et dans l'ammoniaque H^Az, le tiers, les deux tiers ou la totalité de l'hydrogène, par d'autres éléments. Si nous représentons l'ammoniaque par la formule ci-dessous, nous mettrons en évidence l'utilité de rapporter au même type les composés constitués d'une manière analogue :
K) I) Zn\ II \ Cu\ Ag\ Cl)
Az, H Az, I Az, Zn Az«, HJP, Cu As», Ag Sb, Cl Bi, etc. h) II) Zn) h) Cu) Ag) Cl)
A chaque protochlorure correspondent 2 oxydes possibles et 3 azo*
tures :
Kl Kl ^] ^1 ^) 1^}C1, „ 0, ^0, H Az, K Az, kJAz.
Hais l'on est habitué à rapporter aussi au type ammoniaque des combinaisons d'une nature beaucoup plus complexe, lorsque l'on n'envisage que celles de leurs réactions dans lesquelles elles se comportent comme Tammoniaque ou comme ses dérivésobtenus par substitution. De même, par exemple, que nous rapportons la combinaison C*H'C1 au type acide chlorhydrique, et les combinaisons C?H*0 et C*H*^0 au type eau, nous pouvons rapporter les combinaisons C'H^Az,C*H"Az et C*IP*Az au type ammoniaque. Toutes ces combinaisons peuvent s'obtenir de différentes manières, entre autres, par un échange direct de l'hydrogène des différentes types par le groupement atomique ou radical C*H* :
C*H» } Cl, ^ , 0, p "5 0, H Az, C*H5 Az, C*H» Az. " ' ^ ^ ' H ) H ) C*H« )
On distingue souvent les amides d'après la nature acide ou basique
4i6 MANUEL DE CHIMIE.
du radical simple ou composé qu'elles renferment. Celles qui renferment des radicaux d'acides sont alors particulièrement désignées sous le nom d'amides, celles qui renferment des radicaux basiques, sous le nom d*amines et celles qui renferment à la fois ces deux espèces de radicaux, sous le nom d*arain-amides ou d*alcalaraides. Ces trois classes de combinaisons correspondent aux oxydes acides, comme Tacide et Tanbydride azotiques H(AzO*)0 et (AzO*)*0 ; aux oxydes basiques, comme Fhydrate et Toxyde de potassium HKO et K*0 ; enfin, aux oxydes mixtes ou sels, tels que l'azotate de potassium K{AzO*)0.
Les amides dans lesquelles 1 seul atome d'hydrogène est remplacé par un radical sont dites primaires ; tandis que celles dont les deux tiers ou la totalité de l'hydrogène sont remplacés par des radicaux sont dites secondaires ou tertiaires. Quelques amides secondaires renferment un radical diatomique à la place de 2 atomes d'hydrogène; elles constituent alors les combinaisons connues sous le nom dHmides; enfin les amides tertiaires renfermant un radical triatomique substitué aux 3 atomes d'hydrogène constituent les nitriles : ainsi, Ton connaît une carbimide, qui est l'acide cyanique H(CO)"Az ; l'éthylène-phénylimine (C*H*)"(C*H*)'Az; le phosphonitrile ou la monophosphamide (PO)"'Azetracétonitrileou cyanure de méthyle (C'H'y'Az; etc.
Aussi bien que Ton peut considérer les hydrates comme des chlorures dans lesquels 1 atome de chlore est remplacé par le radical hydroxyle HO, on peutenvisager les amides conune des chlorures dans lesquels im radical amidogène H*Az s'est substitué à 1 atome de chlore ; et il est souvent très-commode de représenter les réactions qui donnent naissanceaux amides primaires, comme résultantde la substitution deffAz à CL
Kci KHO rn^xt
(C2fl5)Cl (C^fl«)HO (G*H5)H«Az
C*est par un semblable échahge que Tacide monochlof acétique, pal" exemple, C*H'C10*, en agissantsur l'eau ou sur les hydi*ates métalliques, donne naissance à l'acide glycolique C*H*0^, et que, par l'action de l*ammoniaque, il se transforme en acide glycolamidique ou glycocolle (sucre de gélatine) G'H'AzO*
C*H5C10«+H.H0 ==(?H5(H0)0' 4-HCl PH'CIO* +H.H«Az=G«H'(H*Az)0» H-HCl.
On peut, de la même manièrcj envisager les amides secondaires comme des oxydes dans lesquels 1 atome d'oxygène est remplacé par le radical imidogène HAz : la diéthylamine (C*H*)*HAz, par exemple, pe«*