DE L'ÉDITION FRANÇAISE
Depuis un certain nombre d'années, renseignement de la chimie tend à se modifier profondément ; cet essor, qui remonte aux époques mémorables de Laurent et de Gerhardt, aboutit lentement en France. Depuis Tépoque où apparurent \a,Méthode de Chimie^ de Laurent, et, un peu plus tard, le Traité de Chimie organique^ de Gerhardt, jusqu'à ces dernières années, il y eut un point d'arrêt marqué dans cette voie. Quoique vivement soutenues en France, les idées unitaires se développèrent plus vite à l'étranger que chez nous. Ces idées, pourtant, sont presque entièrement émanées de la science française ; Gay-Lussac, Am* père, Dumas, Laurent, Gerhardt et, plus récemment, Wurtz et son école , les ont appuyées de leur haute autorité, soit directement , soit indirectement . On peut donc être surpris de l'opposition que ces idées mêmes rencontrent chez nous, quand nous voyons nos voisins s*en emparer avec empressement et les propager tant par la presse que par l'enseignement.