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OXYGÈNE

maïs le gaz n'est pas en général aussi pur. 11 est à remarquer que, dans cette décomposition, Toxyde ajouté paraît agir par sa seule présence, il ne change pas de nature ; il est probable qu'il se suroxyde d'abord pour perdre immédiatement l'oxygène qu'il s'est assimilé.

e. Il existe d'autres moyens économiques pour obtenir de grandes quantitésd'oxygène. Le sulfate de zinc, par exemple, qui se décomposée peu près à la même température que le peroxyde de manganèse, donne un dégagement d'oxygène mélangé d'anhydride sulfureux dont on se débarrasse facilement par un lavage dans de la potasse ; il reste un résidu d'oxyde de zinc. L'acide sulfurique éprouve sous l'influence d'une tem- ^ pérature élevée une décomposition analogue et peut servir à produire économiquement de grandes quantités d'oxygène : il faut faire tomber lentement cet acide sur de la mousse de platine chauffée au rouge dans un serpentin de platine.

B. On obtient aussi l'oxygène par l'action de l'acide sulfurique sur des corps riches en oxygène, sous l'influence d'une température peu élevée ; tels sont les peroxydes de manganèse et de plomb, le chromate acide et le permanganate de potassium. On utilise rarement ces réactions pour mettre de l'oxygène en liberté, mais très-fréquemment au contraire pour fournir facilement de l'oxygène à d'autres substances, c'est-à-dire pour les oxyder.- C'est ainsi que l'acide chlorhydrique HCl, traité par l'acide sulfurique et le permanganate de potassium, donne de l'acide hypochloreux HCIO. L'alcotlCH^O, sous l'influence du peroxyde de manganèse et de l'acide sulfurique, se transforme en aldéhyde G'H*0 et eau H*0. L'acide cuminique C^®H"0', traité par le chromate acide de potassium et l'acide sulfurique donne de l'acide insolinique C'H'O*, en même temps qu'une molécule d'anhydride carbonique CO' et deux molécules d'eau 2H*0. L'action de l'acide sulfurique peut s'exprimer par les équations :

H«SO*-H MnO* = MnSO* ^- H«0-4-

2H»S0*-H K«Mn0*=K2Mn(S0*)» -h2H«0-4-20 4H«S0* -H K*CrW= K*(Cr')'»(SO*)* -h 4H«0 -H 30

C. On peut aussi produire l'oxygène par l'électrolyse de l'eau, en faisant passer dans ce liquide, renfermant de l'acide sulfurique, de la potasse ou un sel pour le rendre conductible, un courant électrique au moyen d'électrodes de platine. L'oxygène se dégage du côté de l'électrode positive, c'est-à-dire celle qui communique avec le platine de la pile de Grove ou le charbon de la pile Bunsen. On dit en conséquence queFoxygèneest un corps électronégatif, puisqu'on admet l'attraction entre les corps électrisés en sens contraire.

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D. [Un moyen très-commode et très-expéditif, pour préparer l'oxygène, repose sur l'action que le sesquioxyde de cobalt exerce sur le

chlorure de chaux Ca \ ^j celui-ci cède son oxygène au sesquioxyde de

cobalt pour le transformer en acide cobaltique qui, très-instable, se décompose au fur et à mesure de sa formation en mettant de l'oxygène en liberté et en repassant à l'état de sesquioxyde ; une petite quantité de ce dernier peut donc décomposer une quantité indéfinie de chlorure de chaux. On peut, pour rendre l'expérience continue, faire passer un courant de chlore dans un lait de chaux auquel on a ajouté une petite quantité d'un sel de cobalt ; on recueille immédiatement de l'oxygène. (Winckler.)]

E. Beaucoup d'autres réactions donnent naissance à dé l'oxygène, mais ne se prêtent pas à sa préparation pratique. Lorsqu'on fait, par exemple, agir l'oxyde d'argent sur le peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée), il se forme de l'eau, de l'argent métallique et de l'oxygène :

HW -4- Ag*0 = H*0 -4- Ag* 4- 0».

L'acide hypobromeux agit de même sur l'oxyde d'argent : 2HBrO H- Ag^O = 2 AgBr -h H^O + 0* (Dancer) .

F. Enfin, lorsqu'on expose à la lumière desï)lante$ vertes, telles que du persil, de la menthe, etc., plongeant dans de l'eau chargée d'acide carbonique, il s'en dégage de petites bulles d'oxygène. Cette expérience se fait le mieux dans une cloche remphe de gaz anhydride carbonique et renversée sur une cuve à eau, de manière que le gaz oxygène vienne se réunir à son sommet.

406. Le gaz oxygène est incolore, inodore et sans saveur. C'est le moins réfringent de tous les gaz. 11 a résisté, jusqu'à présent à toutes les tentatives faites pour le liquéfier. Ses propriétés magnétiques sont analogues à celles du fer, mais très-faibles. Sa densité par rapport à l'air est comme 1105,6 est à 1000. Il est très-peu soluble dans l'eau; 100 volumes de ce liquide n'en absorbent que 3 volumfes. Toutes les eaux naturelles tiennent de l'oxygène en dissolution et ne peuvent en être entièrement privées que par une ébullition prolongée dans le vide. Les propriétés chimiques de l'air sont presque toutes dues à Toxygène, qui y est contenu. 11 sera question plus loin, en détail, de l'air atmosphérique. Nous ne considérerons pour Iç moment l'air ambiant que comme de l'oxygène mélangé ou étendu de quatre fois son volume d'un gaz inerte, l'azote.

107. L'oxygène libre, pur ou mélangé d'azote, a des affinités chi-

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