COMBUSTION
même de métal réduite, la combustion une fois commencée peut se continuer : c'est ainsi qu'un fil de fer très-fin peut brûler dans l'oxygène môme très-dilué. Le fer pyrophorique dont il a été question plus haut est un autre exemple de l'influence qu'exerce sur la combustion le rapport de la surface à la masse.
110. La quantité de chaleur qui se développe par l'exercice d'une affinité chimique dépend seulement des corps mis en présence et des produits de l'oxydation, ou, en général, de la réaction, et nullement du plus ou moins de rapidité avec laquelle le phénomène se produit. 11 en résulte, par exemple, que dans Toxydation lente du fer à l'air il y a une production de chaleur exactement égale à celle qui se développe par la combustion vive du fer dans l'oxygène, quoique l'intensité ou la quantité de chaleur développée dans un temps donné, soit beaucoup plus faible dans le premier cas que dans le second. C'est la quantité totale de chaleur développée par une même masse de fer, pour produire le même oxyde, qui reste toujours la même.
Les phénomènes de l'économie animale nous offrent l'exemple le plus frappant de chaleur développée dans une oxydation lente. Dans la respiration des animaux, chaque inspiration introduit dans les poumons une nouvelle quantité d'air ou d'oxygène ; celui-ci, péaétrant dans la circulation, communique au sang une couleur écarlate. Une partie de l'oxygène ainsi absorbé oxyde les tissus et les aliments ingérés, en produisant principalement de l'eau et de l'acide carbonique, qui ensuite, expulsé par les expirations, en même temps que le sang, privé d'oxygène libre, ou à cause de la présence de l'acide carbonique (ou d'oxyde de carbone?) perd sa couleur écarlate et redevient brun foncé. La quantité de chaleur produite par ces phénomènes est à peu près proportionnelle à la quantité d'oxygène qui a été consommé par le charbon, l'hydrogène, le soufre (*), etc.