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EAUX DOUCES

trent immédiatement au dessus des couches de craie dans lesquelles les eaux se réunissent. Celte eau, qui ne renferme pas plus de 0«%045 à 0,060 de carbonate calcique par litre (3 à 4 grains par gallon) ne doit pas être confondue avec les eaux calcaires proprement dites qui jaillissent dans les environs de Londres et qui ne contiennent pas de carbonate de sodium, mais de 0,270 à Ok'^,360 de carbonate de calcium par litre. Les eatix des lacs sont, en général, de même nature que les eaux des fleuves qui coulent dans les mêmes régions ; ces lacs en effet ne sont souvent qu un développement de ces eaux sur une grande surface, ou des réservoirs en communication avec ces cours d'eaux. Les eaux des lacs sont également alimentées en grande partie par les eaux qui coulent dans les couches superficielles du sol, quelquefois pourtant aussi par des sources. On trouve surtout des lacs dans les parties montagneuses des formations les plus anciennes ; leurs eaux sont quelquefois extrêmement peu chargées de substances salines. Les eaux du Loch Katrine qui alimentent la ville de Glascow ne renferment environ que

Oe^.OSB de sels par litre ( 2 ^ grains par gallon j.

Les eaux que Ton emploie aux usages domestiques, ou eaux potables, provenant des rivières, des sources ou des lacs, sont dites crues ou douces, suivant qu'elles possèdent à un degré plus ou moins grand la propriété- de coaguler le savon. Cette coagulation est due à la formation de composés insolubles des acides gras du savon avec la chaux ou la magnésie contenues dans les eaux. Pour apprécier le degré de crudité d une eau, M. Clarke emploie une solution alcoolique titrée de savon qu'il laisse tomber goutte à goutte, à Taide d'une burette, dans un volume donné d'eau, jusqu'à ce que le savon ne se coagule plus, ce qui est indiqué par la formation d'une mousse persistante ; la quantité de savon nécessaire pour produire cette mousse indique le degré de crudité de l'eau. La solution titrée de savon est faite de telle sorte que chaque degré qu'elle indique corresponde à i grain de carbonate de calcium par gallon (0«',0141 par litre). Tel est aussi le principe de la méthode hydrotiraétrique recommandée par MM. Boutron et Boudet. Lorsque la crudité des eaux est due à du sulfate de calcium, on peut la corriger par une addition convenable de carbonate de sodium ; lorsque, au contraire, elle est due à du carbonate acide de calcium, il suffît de la faire bouillir ou d'y ajouter de l'eau de chaux ; dans les deux cas, on se débarrasse de la chaux dissoute en la précipitant à l'état de carbonate neutre.

Veau de mer possède, en général, une composition très-uniforme,

quoique j^ourtant la quantité totale de sels ne soit pas rigoureusement la même dans les différentes mers. La densité de Teau de mer est égale, environ, à 1 ,027 ; elle renferme en moyenne 35 à 36 grammes de matières salines par litre (2500 grains par gallon), dont 25 à 27«*^ environ de chlorure de sodium et 5«%78 à 7«'^ de sulfate de magnésium. La richesse de Teau de mer en matières salines va toujours en croissant; Teau pure qui s'évapore à la surface des mers, se transforme en pluie qui tombe en partie sur la surface des continents dont elle traverse le sol de part en part, se chargeant des substances solubles qu'elle y rencontre pour retourner finalement à la mer sous forme de fleuves tenant des matières salines en dissolution. La mer est ainsi le réservoir de toutes les substances solubles que les eaux enlèvent à la croûte terrestre.

Les eaux minérales sont caractérisées par la présence d'une substance qui ne se trouve pas habituellement dans les eaux, ou d'une substance normale qu'elle renferme en grande quantité. Ces eaux ont une température qui, on général, reste constante; pour quelques-unes, dites eaux thermales, cette température est notablement plus élevée que celle de l'atmosphère. Les principales variétés d'eaux minérales sont les eaux ferrugineuses y les eaux sulfureuses ou hépatiques, les eaux minérales salines et les eaux acidulés. Les eaux ferrugineuses sont ou carbonatées, comme les eaux de Turnbridge, Dribourg, Schwalbach, Pyrmont, ainsi que celles d'Orezza en Corse, de Soultzbach, etc. ; soit crénatées, comme les eaux de Porla en Suède et de Forges en France ; soit enfin sulfatées ; telles sont les eaux de Passy et de l'île de Wight, ces dernières renferment en outre du sulfate d'aluminium.

Les eaux sulfureuses renferment de l'hydrogène sulfuré, auquel elles doivent leur odeur désagréable. Les principales sources sulfureuses en Angleterre sont celles de Harrogate et de Moffat (Ecosse) ; en Allemagne, celles d'Aix-la-Chapelle, de Bade; en France, celles deLuchon, de Baréges, d'Aix, etc.

Les eaux minérales salines sont très- variées. 11 en est de célèbres qui renferment de fortes quantités de sulfates de sodium et de magnésium. Le premier de ces sels se trouve surtout dans les eaux de Leamington, de Cheltenham, de Carlsbad et de Marienbad ; le second caractérise les eaux de Scarborough,d'Epsom,deSaidschûtz, de Pullna, de Friederichshall auxquelles il communique une saveur amère très-prononcée. Les sources qui renfermentprincipalement du chlorure de sodium sont celles de Nantwich et de Droitwich, ainsi que celles de Leamington et de Cheltenham, en Angleterre; celles de Ilombourg, Kissingen, etc., en Allemagne; celles de Salies, de Niederbronn, etc., en France. Ces eaux

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