‹ Manuel de chimie théorique et pratiqueChapitre 78 sur 178 · PEROXYDE D'HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

PEROXYDE D'HYDROGÈNE

renferment en général aussi de petites quantités de bromures et d*iodures. Certaines eaux se distinguent par la présence de sels calcaires, sulfates, chlorures et carbonates; telles sont celles de Balh, Buxton, Bristol, en Angleterre. Les eaux de Carlsbad -(Sprudelquelle) renferment beaucoup de sulfate calcique. La plupart de ces eaux sont thermales. Il en est qui sont alcalines et carbonatées (carbonate acide de sodium), telles senties eaux de Vichy, de Vais, d'Eras, etc., qui n'ont pas de représentant en Angleterre. Quant aux eaux acidulés qui doivent surtout leurs propriétés à de l'acide carbonique libre, les plus remarquables sont celles de Seltz ou Selters, de Soultzmatt, de Condillac, etc., qui sont des eaiix de table. Les eaux des Geysirs d'Islande se distinguent par leur grande teneur en silice; celle-ci, en effet, constitue la moitié du résidu que ces eaux donnent par Tévaporation.

Peroxyde d*bydro9éne(eaa oxygénée).

Symbole BPO*. — Poids moléculaire 34.

128. Cette combinaison remarquable fut découverte en 1818 par Thenard. On la prépare généralement :

a. Par l'action de l'acide chlorhydrique sur l'hydrate de peroxyde de baryum, d'après l'équation

2HCl-hBaO» = BaCl« H-H«0«.

Pour que le rendement soit satisfaisant, il faut que le peroxyde de baryum soit pur, et surtout exempt d'oxydes des métaux pesants, notamment d'oxyde de manganèse. Dans un vase à précipité, placé dans un mélange réfrigérant, on verse une quantité connue d'acide chlorhydrique que l'on étend de 8 à 10 fois son volume d'eau ; on y ajoute ensuite peu à peu une quantité de biox} de de baryum insuffisante pour saturer tout l'acide chlorhydrique, en ayant soin de délayer ce bioxyde dans de l'eau, de manière à en former une bouillie homogène ; ce bioxyde doit se dissoudre sans effervescence. On verse ensuite dans la liqueur, avec précaution, de l'acide sulfurique étendu, pour précipiter la baryte dissoute et remettre ainsi l'acide chlorhydrique en liberté,

H«SO* -f- BaCl* = BaSO* -f- 2HG1,

sur lequel on fait agir ensuite une nouvelle portion de bioxyde de ba* ryum, en ayant soin de filtrer d'abord la liqueur pour séparer le sulfate de baryum précipité. On renouvelle à plusieurs reprises cette série d'o*

Page 1