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furique. Il a les propriétés bien caractérisées d'un acide, et forme des sels particuliers dans lesquels Tatome d'hydrogène est remplacé par son équivalent de métal. Il dissout le chlorure de sodium à une douce chaleur, en produisant de l'acide chlorhydrique et du chlorosulfite de sodium NaClSO'. Avec l'azotate de sodium, il donne du sulfate acide de sodium et du chlorure d'azotyle :

Na(AzO»)0 -h HCISO'^ = HNaSO* -h (AzO*)Cl.

L'existence de composés intermédiaires correspondant à cet acide caractérise nettement les acides et les chloraldèhydes diatomiques. 155 (a). [Chloraldéhyde anhyiIrosiilfiiFiqae. — SYMBOLE, CPS'O^.—

Poids moléculaire, 215. — Dehsité de vapeur, 53,7. j. — Ce corps,

désigné quelquefois improprement par le nom d'acide sulfurique monochloré, se forme par l'action de l'anhydride sulfurique sur le sulfure de chlore (Rose) ou sur le chl(>rure de sodium (Rosensthiel) :

2NaCl -h 4S0' = C1«S*0» -hNa'SW.

Il correspond par sa composition à une molécule double d'anhydride sulfurique dont un atome d'oxygène est remplacé par son équivalent Cl' de chlore. Mais on a plus de raison de l'envisager comme un oxychlo-

(S0«)"| rure de disulfurvle dérivant de l'acide anhydrosulfurique (SO*)" 0*

et exprfané par la formule (SO*)") ' c'est la dichlorhydrine disulfu-

Cl* rique. C'est un liquide incolore, oléagineux, d'une densité égale à 1,76, et bouillant à 145^ (*). Il échange facilement son chlore ; avec l'acétate de sodium, par exemple, il donne du chlorure d'acétyle et de l'anhydrosulfate de sodium :

Cl'S'O» -+- 2C«H5NaO»= 2C»H»0'C1 +Na»S«0\] Anhydride «olAireiix, aelde salfarenx et ses «élu.

156. L'anhydride sulfureux SO* est absorbé par l'eau, avec dégagement de chaleur et production d'acide sulfureux H'SO'. Cette combinai-

n li 6st à remarquer que la plupart de ces combinaisons ont à peu prés le même point d'ébulUlion, et que leur composition centésimale est très-rapprochée ; mais leurs réactions et leur mode de production indique assez qu'on a réellement à faire à des corps différents.

ANHYDRIDE SOLFUREUX. 195

sou H*SO' a été obtenue par Doepping sous forme de cristaux cubiques. Hais lorsqu'on fait bouillir la solution aqueuse de ce corps et qu'on fait passer le gaz sur les agents desséchants ordinaires, chlorure de calcium ou acide sulfurique, on n'obtient que l'anhydride sulfureux sec. Les sulfites M'SO' et MHSO' sont des combinaisons bien définies, l'acide ou l'anhydride sulfureux existent à l'état gazeux dans le voisinage des volcans ;> on le rencontre en dissolution dans certaines sources.

157. Anhydride «alfnrenx. — SYMBOLE, SO'. — PoiDS MOLécOLilRE, 64. — DçNsiTB DE VAPEUR, 32. [~~[~"i . — Ce composé résulte soit de phénomènes d'oxydation soit de phénomènes de réduction.

a. Phénomènes d'oxydation. On obtient ce gaz parla combustion du soufre dans l'oxygène sec. Le soufre brûle avec une flamme bleuâtre violacée ; et le gaz résultant de cette combustion occupe, lorsque la température s'est de nouveau abaissée, exactement le même volume que celui de l'oxygène employée la combustion. L'anhydride sulfureux se forme aussi par la combustion du soufre à l*air, par le grillage des sulfures métalliques et par la calcination du soufre avec des oxydes métalliques ; ceux de cuivre et de manganèse, par exemple.

/3. Phénomènes de désoxydation. On prépare généralement Tanhydride sulfureux par réduction de l'acide sulfurique. A cet effet, dans les laboratoires, on fait bouillir l'acide sulfurique avec du cuivre ou du mercure : ^

Hg ou Cu« -4- 21PS0* = HgSO*ou (Cu*) SO* -h 2H«0 -1- S0«.

Avec le mercure, il peut se former du sulfaté mercureux en même temps que du sulfate mcrcurique ; avec le cuivre, il se produit aussi en outre, d'après M. Maumené, du sulfure et du bisulftire de cuivre. On peut faire passer le gaz dans un peu d'eau pour le laver, puis on le dessèche sur du chlorure de calcium. Industriellement, pour préparer l'acide sulfureux en grand, on remplace le métal par du charbon de bois, de la paille hachée, de la sciure de bois, etc. ; mais alors l'anhydride sulfureux est toujours mélangé de son volume environ d'anhydride carbonique et d'oxyde de carbone. M. Wach recommande pour la préparation de l'anhydride sulfureux dans les laboratoires, de faire agir le soufre sur de l'acide sulfurique dans un tube en U scellé à la lampe ; dans ce cas l'anhydride se condense à l'état Uquide dans la partie froide du tube.

L'anhydride sulfureux est gazeux à la température et sous la pression ordinaires, mais on peut facilement l'amener à l'état liquide par une pression de trois atmosphères ou par le froid produit par un mélange

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de glace et de sel. On peut en obtenir des quantités considérables à l'état liquide en décomposant l'acide sulfurique par le cuivre, faisant passer le gaz dans un peu d'eau pour le laver, puis dans un tube en U où il prend la température ambiante, puis sur du chlorure de calcium pour le dessécher, enfin, dans un récipient convenable, entouré de glace et de sel, dans lequel il se condense. Le produit ainsi obtenu peut être conservé dans des tubes scellés ou dans des flacons à eau de Seltz, dont le bouchon est retenu par un fil de fer ou par une pince à vis, et au lieu d*un bouchon de liège, il est bon d'employer un bouchon de caoutchouc. Lorsqu'on évapore l'anhydride liquide dans le vide ou lorsqu'on le refroidit par un mélange d'acide carbonique solide et d'éther, il se solidifie en produisant des fiocons blancs demi-cristallins. L'anhydride sulfureux solide est plus dense qu'à l'état liquide : il fonda — 79<» ; à l'état liquide, il constitue un liquide mobile, incolore et transparent. Sa densité est égale à 1,45; il bout à — 10**. U produit un grand froid en s'évaporant et ce froid est quelquefois assez intense pour le solidifier lui-même en partie ; de l'eau dans laquelle on le verse se congèle immédiatement. L'acide sulftlreux gazeux est incolore, ininflammable et irrespirable. 11 éteint immédiatement les corps en combustion. Sa densité est plus du double de celle de l'air, aussi peut-on le recueillir dans un flacon en en déplaçant l'air par en bas ; on peut le recueillir sur le mercure, mais non sur l'eau dans laquelle il esttrès-soluble ; son odeur est caractéristique et suffocante. Complètement sec, il ne rougit pas le papier bleu de tournesol, au moins immédiatement ; il blanchit momentanément un grand nombre de matières colorantes organiques, aussi l'emploie-t-on en grande quantité, gazeux ou dissous dans l'eau, pour le blanchiment de la laine, de la paille, etc., et pour la conservation de quelques tissus animaux, comme le parchemin et les cordes de boyau. Â cet effet on introduit ces substances, humectées d'eau, dans des chambres où l'on brûle du soufre. Les matières colorantes paraissent former des combinaisons avec l'anhydride ou avec l'acide sulfureux, car on peut les régénérer en saturant l'acide sulfureux par un alcali, ou en ajoutant im acide énergique qui le déplace. On a aussi employé les vapeurs qui se forment dans la combustion du soufre, comme agent désinfectant.

158. Aelde sulforeux. — Symbolb, H'SO^. — PoiDS MOLÉCULAIRE, 82.

a. On obtient cet acide par la combustion de l'hydrogène dans un excès d'oxygène ou d'air, ou bien en le déplaçant de ses sels par un acide plus énergique, comme les acides sulfurique, chlorhydrique, oxalique, etc.

j8. Dans la pratique, on le prépare toujours en dissolvant l'anhydride

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