Densité de vapedb
a. On peut obtenir cette combinaison en faisant passer de l'anhydride sulfureux sec et de l'oxyène ou de Fair sur certains oxydes métalliques chauffés au rouge sombre : S0*-|- =S0*. On a reconnu qu'à cet effet un mélange d'oxyde de cuivre et d'oxyde de chrome est le plus avantageux. Des lames ou de la mousse de platine provoquent cette combinaison à une températurebien inférieure au rouge.
/3. On l'obtient en plus grande quantité en chauffant ensemble de l'acide sulfurique et de l'anhydride phosphorique : H*SO* — H*0=:SO^. L'anhydride phosphorique, qui est solide et fixe; enlève à l'acide sulfurique les éléments de l'eau et l'anhydride sulfurique volatil, ainsi formé, distille et se condense à l'état d'une niasse cristalline blanche.
y. Lorsqu'on soumet à la distillation certains persulfates, tels que ceux de fer, d'antimoine, etc., il distille un mélange ou une combinaison d'anhydride et d'acide sulfuriques; si l'on chauffe ce produit dans une cornue, l'anhydride sulfurique abandonne bientôtracide sulfurique beaucoup moins volatil. L'acide sulfurique de Nordhausen qui est une confibinaison définie :
se dédouble de cette manière en acide et anhydride. L'anhydrosulfate de sodium :
Na«S0*S0» = ^(^S2]^''
qui se forme lorsque l'on calcine le sulfate acide de sodium NaHSO* éprouve une décomposition analogue lorsqu'on le chauffe un peu plus fort ; l'anhydride distille et le sulfate neutre de sodium reste pour résidu :
^(^iy=(Soylo* + (SO')"OouSO'.
L'anhydride sulfurique se présente, à la température ordinaire, sous forme d'une masse cristalline blanche, fibreuse comme l'asbeste,
(•) Cette tendance de l'acide sulfurique à se dédoubler par la chaleur, rend compte de sa densité de vapeur anormale ; il en est de môme de beaucoup d'autres substances qui occupent i vdlumes à l'état de vapeur.
dont la densité est égale à 1,95. 11 fond à 24i°,5 en un liquide oléagineux incolore ou légèrement brunâtre, par suite de la présence de poussières organiques, d*une densité égale à 1,97 ; il bout à 52<>,6. Il est flexible et difficile à couper. On peut le seiTer sans inconvénient entre les doigts lorsque ceux-ci ne sont pas humides. Il répand à Tair, surtout à Tair humide, d'épaisses vapeurs blanches opaques. Il ne rougit pas le papier de tournesol sec. Sa tendance à s'unir à Teau est trèsénergique , c'est pourquoi il charbonne très-prompteraent le bois , le papier, le sucre, etc., en leur enlevant les éléments de Teau. Projeté dans Teau, il s'y combine avec sifflement en produisant de l'acide sulfurique. Lorsqu'on dirige sa vapeur à travers un tube chauffé au rouge, on recueille un mélange de 1 volume d'oxygène et de 2 volumes d'anhydride sulfureux. Le phosphore prend feu dans sa vapeur, il s'unit à l'oxygène et met le soufre en liberté. Le mercure, chauffé doucement avec l'anhydride sulfurique, se transforme en sulfate mercurique, tandis qu'il se dégage deJ'anhydride sulfureux.
L'anhydride sulfurique dissout le soufre et forme avec lui plusieurs combinaisons plus ou moins définies, brunes, vertes ou bleues ; la présence d'une petite quantité d'acide sulfurique paraît nécessaire à la formation de ces composés. Il dissout également l'iode, avec lequel il forme une combinaison cristalline verte. Il produit de même une combinaison cristalline avec l'oxyde azotique (bioxyde d'azote). Il absorbe l'anhydride sulfureux en formant un liquide mobile qui paraît avoir pour composition SO'.SSO'. Lorsque l'on fait passer des vapeurs d'anhydride sulfurique sur de la baryte anhydre que Ton chauffe légèrement, il y a combinaison accompagnée d'une vive incandescence, et production de sulfate de baryum : BaSO* ou BaO.SO*.
162. Aelde snlftarlqne. — SYMBOLE, H*SO*. — PoiDS MOLÉCULAIRE. 98.
Densité de vapeur, 24,5.