II. Si on veut mesurer la demi-circonférence du
(I) Nombre ud pea plus grand que celui qu'on a obteoa par les auciennes mesures, 5 H) parce qoe le mètre ayant un peu plus de 3 pieds , 10 mètres font plos de 30 pieds que nous avious supposé être la largeur de Téglise, § II, et 30 mètres plus de 90 pieds que nous «Tiens supposé être la longueur.
24 Notions et observations sur les mesures
chœur^ on dira le chœur a lo mètres ou loo décimètres de largeur^ la circonférence du chœur doit avoir 5i4 décimètres^ d'après les notions données § II , n. III ; le quart du diamètre sera de 25 décimètres : en multipliant 5i4 par 25 ^ on a 7,85o décimètres pour tout le cercle; mais le chœur étant seulement un demi-cercle , il faut prendre la moitié de ce nombre qui est 5^955 décimètres , qui, divisés par 5i , donnent 126 places pour des personnes assises.
Pour mesurer une pièce d'eau , une muraille, etc., on suivra le même procédé.
III. Si le chœur de l'église était terminé par une figure exagone ou octogone , il faudrait diviser cette figure en carrés et triangles, comme nous l'avons fait dans la seconde figure qui est au-dessus de la table de multiplication. On obtient la surface du carré dont les angles sont droits en multipliant un des petits côtés par un des grands de la manière qui est indiquée n"* I.
Pour avoir la surface d'un triangle rectangle, c'est-à-dire dont un des angles est formé par deux lignes qui tombent perpendiculairement l'une sur l'autre, il faut multiplier les deux côtés plus petits l'un par l'autre. Cette multiplication donne * la mesure d'un carré ; mais le triangle n'étant que la moitié de la figure carrée , il ne faut prendre ^ue la moitié du produit de cette multiplication.
tes poids et tes monnaies. 25
Toutes les fois qu'on veut mesurer uue surface de forme irrégulière , on commence par la diviser de la même manière ^ en carrés et triangles. C'est ici une des premières règles de l'arpentage des terrains , et c'est pour cela que nous en avons dit un mot.
Art. III.
Nouvelles mesures agraires.
' Les deux nouvelles mesures agraires en usage sont Vare et Vhectare.
I. Vare est une mesure qui renferme loo mètres carrés , ou 26 toises 325 millièmes de toise 9 c'est-à-dire environ un tiers de toise ; on 947 pieds 682 millièmes de pied 9 c'est-à-dire un peu plus d'an demi-pied. L'are est à peu près le double de la perche de 22 pieds , qui renferme 4^4 pieds carrés.
n. Uhectarese compose de 100 ares^ ou 10^000 mètres 5 ou 2,632 toises 43o millièmes de toise, c'est-à-dire le tiers d'une toise. L'hectare équivaut à deux arpens de France.
III. L'are étant de 100 mètres carrés, on peut appeler le mètre centiares et 10 mètres dédare; mais^on ne fait usage de ces petitesniesures que brsqu'il s'agit de jardins , de terrains précieux pour bâtir dans une y'ûley etc.
aC Notions et observations sur les mesures
lY. Il serait important sans doute de connaître le rdpport des nouvelles mesures agraires avec les mesures locales ; mais comme ces dernières sont différentes dans tous les cantons, et quelquefois dans toutes les conununes, il faut qife chacun prenne des renseignemens particuliers sur le nombre de pieds carrés que renfermaient les anciennes mesures : par ce moyen on les met en harmonie avec les ares et les hectares*
y. La coupée de Bresse renferme 0 ares et 5g5 milUares , c'est-à-dire un demi-are , et elle est Renfermée un peu plus de i5 fois daiis l'hectare.
I^a coupée des bords de la Saône est plus grande et ya^rie beaucoup.
La Hcherée lyonpaise renf((îrme 12 ares et 4/^ d'are.
V ouvrée la plus commime renferme 3 ares et 5^7 milliares.
La sélive roule autour de 3o ares (1).
(I) Ceux qui voudront des renserguemens pins précis les trouveront dans le Manuel pratique des poids et mesures pour le département de l'Ain , par M. Jarrio , imprimé k Bourg I chez M. Bottier , libraire.
anciennes tl nouvelles, ay
AaT, IV.
Maures appelées evhit/ues, faites avec le
mclre.
Ce qoe nous avons dit, pag. i4 9 pour la mesure des solides avec le pied-de-roi ^ s'applique parfaitement aux mesures faîtes avec le mètre ; au lieu de faire représenter des pouces , des pieds et des toises par les cases de la table de multiplication , on supposera qu'elle représente des centimètres , des décimètres ou des mètres : on multipliera la surface par l'épaisseur et on aura des centimètres f des décimètres ou des mètres cubes. Cette opération servira pour apprécier les pierres de taille 9 les bois de charpente , les bois de chauffage. Nous ferons seulement observer à l'égard du bois de cbaufiage 9 que le mètre cube s'appelle itère et non moule dans les livres et dans les comptes des administrations; duus les usages du commerce le nom de l^ois de moule s'est conservé. Hais Tancien moule étant de 4 pit^ds dans toutes les dimensions 5 et le stère n'étant que de 5 pieds j en se servant du nom de moule ^ il faut ajouter le Diot ancien ou nouveau.
On trouvera dans la section IV une table de mètres^ décimètres j centimètres cubes , et \tft
28 Notions et observations sur tes mesures
rapports qu'ils ont avec les toises , pieds et pouces cubes , et réciproquement.
Art. V.
Mesures des grains et des liquides par te mètre.
I. Les anciennes mesures des grains s'appelaient boisseaux, se tiers, bichets , coupes , etc. ; les mesures des liquides s'appelaient mâconnaises , tonneaux, septiers, feuillettes, pintes, bouteilles, cbopines, etc. Les unes désignaient les quantités par le poids, les autres par le pied-de-roî ;.mais il y avait si peu de rapport entre les unes et les autres, qu'il serait trop long d'en établir un général avec les nouvelles mesures, même pour le seul département de l'Ain. Nous nous contenterons dé donner le nom des nouvelles mesures pour les grains et les liquides , ainsi que leur rapport avec le mètre et le pied cubes et aussi avec le poids de marc. Chacun pourra ensuite chercher les rapports des mesures de son pays avec les nouvelles , en cornparant le poids ou le volume avec le pied-d<!-roi , ou avec les mesures métriques , ou avec les poids nouveaux.
II. Le titre est la mesure fondamentale pour les grains et pour les liquides.
Le litre équivaut à la capacité d'uu vase de forme cubique qui aurait un décimètre en Ion*
anciennes et nouvelles. 29
gueur^ largeur et profondeur. Une bouteille ordinaire de verre noir , appelée aussi chopine y ou anglaise , ou pinte , renferme environ un litre : nous disons environ ^ parce qu'il y en a qui sont un peu plus petites que les autres 9 par exemple celles qui renferment du vin de Bordeaux. La bouteille ordinaire de verre noir dont nous venons de parler, contient environ a livres pesant de vin , poids de marc : sa capacité est d'environ 4^ pouces cubes.
III. Le litre se sous-divise en décilitre, qui est la 10"" partie du litre.
Le décilitre renferme la moitié d'un gobelet ordinaire ou la valeur d'une tasse à café. La moitié du décilitre équivaut à un grand verre de liqueur.
Le centilitre est la lo"* partie du décilitre et la ioo~ partie du litre. Cette mesure équivaut à un demi - pouce carré et serait représentée par un très-petit verre de liqueur.
Ces trois mesures, plus petites que le litre , sufiiscnt pour le commerce ordinaire ; il n'y a que les pharmaciens qui en emploient de plus petites.
IY« Les mesures plus grandes que le litre sont le décalitre , l'hectolitre , le kilolitre (1).
Le décalitre renferme 10 litres : celte mesure est employée pour les grains plutôt que pour les
(I) Pour se rappeler la signification de ces mots , il Cuit lire la note (I) du 5 VI.
5o Notions et ohservations sur (es mesures
liquides. Le décalitre de froment pèse 16 livres et demie ancien poids, 8 kilogrammes 7/100; le double décalitre pèse 33 livres, et serait équiva« lent à la coupe de Bourg qui pesait 16 kllogrammes=33 livres 6 gros. Le double boisseau renferme 2 décalitres et demi , ou 25 litres ; il pèse environ 40 livres (1).
Vhecloiitre contient 10 décalitres ou 100 litres.. L'hectolitre employé pour les liqueurs est environ la moitié d'une mâconnaise ; employé pour les grains, il renferme 8 boisseaux; il pèse en froment , poids de marc , i65 livres ; poids nouveau ^ 80 kilogrammes 76/100 = 4/5 de kilogramme.
Le kiloiitre contient 10 hectolitres, 100 décalitres , 1 ,000 litres , ou 1 mètre cube , ou un peu j)lus de 27 pieds cubes. Cette mesure ne pourrait servir que pour les tonneaux de vin appelés foudres^
V. La forme des mesures de capacité est ordinairement cylindrique ; la profondeur en est égale à la Iiau tcur pour les grains ; la profondeur est le double du diamètre pour les liquides : les premières sont exécutées en bois, avec un cercle de fer sur le
(I) It est essentiel de bien saisir le rapport da double décalitre et du double boisseau , parce que cette dernière mesure est adoptée pour les marchés de Bourg et autres du département, par arrêté du V^ octobre 1821, pris en conformité de Tart. 4 de l'arrêté du gouvernement du 2& mars lÔM,
andenrles et nouvelles, 3i
bord ; les petites mesures des liquides pour l'haile^ le vin et autres , sout en fer blanc.
YI. La mâconnaise renferme 210 litres de vin par sans lie ; elle en renferme quelquefois 2 15 ; on compte entre ces deux termes , c'est-à-dire 212.
La mâconnaise renferme 5 pieds cubes et 2 tiers ; elle pèse 4^0 livres ancien poids ^ et 210 kilogrammes.
SECTION II
Sur les poids anciens et nouveaux.
En parlant des poids anciens 9 nous n'entendons pas remonter au-delà de 1789. Ceux qui voudront des renseignemens plus étendus pourront lire l'ouvrage intitulé : Métrologies constitutionnelles et primitives j par Lesparat.
La diversité qui régnait dans, les poids avant la révolution , était presque aussi grande que celle qui régnait entre les mesures ; mais il sera plus aisé d'en faire apercevoir les rapports avec les nouveaux poids.
SI"
Sur les anciens poids.
Le poids le plus généralement répandu en France était 10 poids de marc. Ce poids se divisait par grains , karats , scrupules ou deniers , gros ou drachme^ once^ marCf livre, quintal clmAWeT.
5ar Sur tes poids anciens et nouveaux.
Le grain est le poids d'un grain d'orge on de blé.
Le (carat renferme quatre grains : on l'emploie pour les pierres fines.
Le scrupule ou denier renfermait 24 grains : on n'employait ce mot qu'en médecine.
Le gros renferme 3 scrupules ou 72 grains : le gros en médecine s'appelait drachme.
Vonce renfermait 8 gros ou 5y6 grains : l'once est l'unité de poids pour l'or.
Le marc renferme 8 onces ou 4>6o8 grains : le marc est l'unité de poids pour l'argent.
La livre poids de marc est de 16 onces (1) ou 9,216 grains.
Le quintal est de 100 livres.
Lé millier est de 1,000 livres : on emploie ordinairement ce mot en parlant des grosses cloches.
La livre de Lyon n'était que de i5 onces 5 gros et 56 grains , poids de marc.
La livre de Beaucaire, de Montpellier, de Marseille , etc. , avait 1 gros et quelques grains de moins.
(I) L*aDcienne livre des Romains n*ëtait qne de 12 ODces t on croit qaè le marc est formé avec leis 2 tiers de cette livre romaine introduite en France par«Charlemagne. On conservait à la monnaie une pièce de 50 marcs» appelée poids de Giiarlemagne , et qui ser\-ait d'étalon.
Sut tes p<nds anciens et nouveaux. 33