DU PURGATOIRE
D. Comment prouvez-vous qu'il y a un purgatoire ?—R. On le prouve par l’Ancien Testament, par le Nouveau et par la tradition.
D. Comment le prouvez-vous par l'Ancien Testament ?—R. Or le prouve par le douzième chap. du second livre des Machabées.
D. Qu'apprenons-nous par le dit chapitre ?— K. Il est dit que Juda Machabée, général d’armée, envoya douze mille dragmes d'argent à Jérusalem pour faire faire des sacrifices pour ceux qui étaient restés dans le combat.
D. Quelles sont les paroies que l’Ecriture sainte ajoute ensuite ?—R. ‘ C'est une pensée “sainte et salutaire Ge prier pour les morts, ‘afin qu'ils soient déliés de leurs péchés.”
D. Que concluez-vous de là ?—R. Je conclus qu'outre le paradis et l'enfer, il faut qu’il y ait encore un troisième lieu.
D. Pourquoi cela ?—-R. Les âmes qui sont en paradis n’ont pas besoin de prières, et celles qui sont en enfer ne peuvent recevoir aucun soulagement ; il faut donc qu'il y ait un autre en droit où les prières leur puissent être utiles.
D. Mais le livre des Machabées est-il un livre canonique sur lequel on puisse appuyer des arti-
cles de foi ?—R. Oui, c’est un livre canonique,
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et l'Eglise l’a reconnu pour tel dès les premiers temps.
D. Comment le prouvez-vous ?—R. Parle témoignage des Pères, entre autres par le témoi. gnage de S. Ambroise, de $. Cyprien et de &.
Augustin.
D. Que dit S. Augustin dans le dix-huitième livre de la Cité de Dieu, chapitre 36 ?—R. ‘ Les ‘ Juifs ne reconnaissent pas les livres des Mà- ‘ chabées pour canoniques ; mais l'Eglise chré- ‘ tienne les reconnaît pour tels.”
D. Quel sens faut il donc donner aux paroles de l’auteur lorsqu'il prie les lecteurs de l’'excuser sur les fautes qu’il pourrait avoir commises en écrivant ?—Il ne parle que des fautes qui seaient contre la pureté du langage.
D. Cela peut-il donner atteinte à la vérité de tout ce qu’il rapporte ?—R. Non, pas la moindre.
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D. Comment prouvez-vous par le nouveau Testament qu’il y a un purgatoire ?—R. On le prouve par les paroles de Notre-Seigneur, au chap. 12 de S. Matthieu : “ si quelqu'un profère ‘‘ quelques paroles eontre le Saint-Esprit, il n°v ‘aura pas de pardon pour lui, ni en £e siècle ‘ ni en l’autre.”
D. Que conclut $. Augustin de ce passage, dans le livre vingt-unième de la Cité de Dieu, chap. 14 ?=R. Il conclut qu'il faut qu'il y ait des péchés qui se remettent en l’autre monde.
D. Les péchés se remettent-ils dans le Ciei ? —R. Non, car il n'entre point de péchés au ciel.
D. Les péchés se remettent-ils en enfer ?—
R. Non, car en enfer il n’y a pas de rédemption
D. Citez-nous les paroles de saint Paul dan
sa première épitre aux Corinthiens, chap. 3.—
R. * Le feu fera l'épreuve de chaque ouvrier}
D. Continuez à rapporter les paroles de $.
| purg | purs
Paul.—R. ‘ Celui dont l'ouvrage subsistera sera ‘ récompensé ; celui dont l'ouvrage sera brûlé ‘* souffrira de la perte.”
D. Achevezde rapporter le texte.—kR. “Il sera ‘* néanmoins sauvé lui-même, mais en passant * par le feu.”
D. Rapportez-nous les paroles de saint Paul au chapitre deuxième de l’épître aux Philippiens.—R. ‘ Qu'au nom de Jésus tout genou ** fléchisse, dans le ciel, sur la terre et dans ‘* l'enfer.
D. Quelles preuves tirez-vous de ces paroles jour le purgatoire ?—R. Ceux qui sont en enfer ne fléchissent pas le genou au nom de Jésus ; il faut donc que ce soient les âmes du purgatoire, qui révèrent ce nom.
D. Citez-nous les paroles de Saint-Jean dans son Apocalypse, chap. 21.—R. “* Rien de souillé ‘ n'entrera au royaume des cieux.”
D. Que concluez-vous de ces paroles ?—R. Je conclus qu'il faut qu’il y ait un lieu destiné à purifier les âmes de leurs taches.
. D. Pourquoi cela ?—R. Le juste tomhe sept lois le jour : il n’est pas à présumer que ceux qui meurent de mort subite aient toujours eu le temps ou le soin d’expier toutes leurs fautes.
D. Comment faut-il entendre ce passage de
l’Ecclésiaste au chap. 11 : De quelque côté que
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AP. 3.— 'Uvrier.'É es de SÈ
‘ l'arbre tombe, soit qu’il tombe du côté du “ midi ou du septentrion, il y restera ? ”—R.
Cela signifie seulement que tout homme qui meurt est sauvé ou damné.
era ser, D. Ce passage n'a-il aucune force contre le
| a brûlé } purgatoire ?—-R. Il n'en a pas plus contre le À ” .€$ purgatoire que contre les limbes.
D. N’est-il pas dit au chapitre 14 de l’Apoca-
ç nu | lypse : ‘“ Heureux sont les morts qui meurent DIE © dans le Seigneur ; ils se reposeront de leurs t Paul “travaux ?”—R. Cela se doit entendre des hip E martyrs, ou des bonnes âmes qui ont expié 1D-B Jeurs fautes pendant la vie.
or D. Mais le Seigneur ne dit-il pas au bon lar- S# ron: ‘vous serez aujourd'hui avec moi en pa- UM radis ? ’—R. Une grâce accordée par Notre enfer Seigneur mourant ne fait pas une règle géné ne. rale pour tous les autres.
us.” D. N’avez-vous pas d'autre réponse à donner ? 26 —R. Le bon larron faisait une bonne pénitence Le. en mourant en croix avec des sentiments si géden néreux, et cette pénitence pouvait Tui tenir lieu | du purgatoire.
R. Je An
D. Comment prouvez-vous en troisième lier
ii W qu'il y a un purgatoire ?—R. Par la tradition. sept À D. Par quelle voie connait-on la tradition ?—
se M R. Par le témoignage unanime des Pères,