LA GYMNASTIQUE D'AGRÈS — LA GYMNAS- TIQUE DE SPÉCIALISATION MILITAIRE
Nous n’avons pas la prétention, dans un travail aussi réduit, d’épuiser un sujet aussi vaste que celui de la culture physique. Tout ne sera pas dit parce que nous aurons écrit ce petit volume : il restera, au contraire, infiniment de choses à dire. Mais nous avons essayé de dire l’essentiel.
L armée n a plus de méthode de culture physique. En voici une. Est-elle complète, parfaite ? Non. Mais c’est une méthode minimum, nécessaire et à peu près suffisante, étant donnée la limite de temps.
Pour former un athlète, il faut infiniment plus de choses, mais nous sommes obligés de nous borner à l’indispensable. Au-dessus, on peut ajouter tout ce que l’on veut; au-dessous, il n en resterait pas assez.
On peut ajouter une foule d’exercices athlétiques et sportifs à ceux qui composent l’essence même de cette méthode :
poids moyens, poids lourds, jeux athléti-
Culture phys.
({Lies, gymnastique d’agrès. Üui, gymnastique d’agrès. Autrefois, tous nos régiments étaient pourvus de barres fixes, de cordes, d’anneaux, de barres parallèles et à fond. Sous prétexte d’instituer dans l’armée cette gymnastique au sirop de gomme dénommée « suédoise », on les a supprimés. Nous les x'egrettons. Pour des débutants, ils sont peut-être trop durs, mais quel merveilleux complément ils constitueraient à cette méthode élémentaire de culture physique que nous avons tracée ici 1
S’il existe des régiments où les portiques ne sont pas encore tombés de vétusté, qu’on ne craigne point de les utiliser.
De même, nous recommandons la méthode de spécialisation militaire du lieutenant de vaisseau Georges Hébert. Un soldat doit pouvoir sauter un fossé, un ruisseau, un obstacle, porter sur son dos, grimper à l’aide de cordes, d échelles, d’ anfractuosités.
Tout cet enseignement n’a pu trouver place dans cet opuscule, mais il est bien entendu que nous ne saurions trop le préconiser. Il nous faut, sur ce point, nous en
rapporter à l'initiative des chefs et à leur connaissance parfaite des exigences du métier militaire.
Nous leur donnons le moyen certain de faire des recrues qu’on leur envoie des hommes vigoureux. Il leur appartient ensuite d’utiliser cette vigueur en vue de l’adapter parfaitement aux fonctions du soldat. Avant de jouer du violon, il faut apprendre la gamme; avant de savoir lire, il faut apprendre l’alphabet,.
Cette méthode est un alphabet, rien de plus, mais c’est un bon alphabet; on le reconnaîtra vite à l’usage.