‹ Manuel de dessin industriel à l'usage des maîtres d'écoles primaires d'après la méthode de Walter Smith. [microforme]Chapitre 30 sur 58 · Reproduisez la fig. 1. Continuez chaque courbe alterne · texte numérisé non relu

Reproduisez la fig. 1. Continuez chaque courbe alterne

jusqu’au centre commun des carrés. Toutes les courbes sont des

parties de cercles.

3.—Reproduisez la fig. 2. Ajoutez le petit cercle au centre, et les courbes circulaires restantes.

4.—Reproduisez la fig. 1. Décrivez ensuite le grand cercle intérieur. ‘Terminez suivant la copie.

5.—Reproduisez la fig. 1, en l’agrandissant. Décrivez le grand cercle intérieur égal à la moitié du diamètre de la forme tout entière, Décrivez les petits cercles.

6.—Reproduisez la figure 1. Ajoutez les lignes parallèles et complétez la figure.

7.—Reproduisez la figure 1, faites-la grande. Décrivez les bandes d’entrelacement.

8.—Tirez deux triangles qui s’entrelacent, comme à la page 9°. Ajoutez les cercles entrelacés.

9 et 10.—Elles sont si simples qu’elles n’ont besoin d’accune explication.

11.—Tirez en plein toutes les lignes droites et tous les cercles, puis effacez les parties dont on n’a pas besoin.

12.—Le dessin de cette figure est trop simple pour nécessiter aucune instruction. Toutes les courbes sont des cercles ou des portions de cercles.

Ornements et Tableaux— l’our produire un ornements élaboré, le point de départ est un simple germe, parfait en lui-même. Chaque trait, l’un après l’autre,

| s'y ajoute. Les additions se font d’accord avec les

lois générales de la croissance naturelle, symétriquement autour d’un centre, par exemple, comme la nature arrange les pétales d’une fleur. Avec chaque nouvelle addition, on a un dessin nouveau, comme le démontrent graphiquement les détails progressifs qui conduisent à la figure 3, page 117. Chaque nouveau

| dessin est parfait en lui-même, parce qu’il n’y a pas

de ligne superflue, et qu’il ne manque aucune ligne pour compléter la symétrie de la figure.

Sans aucun doute, il faut qu’un tableau ait de la symétrie, mais de la sorte qui lui convient. Il ne souffre pas, comme les décors, une répétition régulière

| des mêmes lignes. Un tableau aussi peut avoir diffé-

rents degrés d'élaboration, à chacun desquels il forme un tout complet; mais, comme on l’a déjà dit, aucune phase de cette élaboration ne consiste à répéter symétriquement un détail particulier. C’est là une des choses qui distinguent un ornement d’un tableau.

li ya plus : après avoir construit notre ornement, nous pouvons le répéter, selon quelque ordre régulier, maintes et maintes fois, sans choquer le goût, en le flattant plutôt. De fait, la répétition régulière d’une forme d’ornementation en double d'ordinaire le bon jeffet. Mais qui est-ce qui aurait à cœur de

suspendre aux murs de sa chambre une vingtaine de paysages ou autres tableaux, tous exactement pareils ? Est-ce qu’on pourrait, par un arrangement régulier ou irrégulier, en rendre l'effet agréable ? Il en résulterait bien plutôt un sentiment de dégoût. Qui encore se soucierait d’avoir une demi-douzaine de statues de marbre des plus belles, mais en tout semblables et symétriquement arrangées, dos à dos, cn forme d’hexagone? L'effet serait tout simplement ridicule. Il y a donc ici une autre chose qui distingue un ornement d’un tableau ou d’une pièce de statuaire. On ne peut pas, sans choquer le goût, répéter ces derniers ; mais on le peut faire d’un ornement, ‘en l’adaptant aux fins d’embellissement dans les arts industriels. Les tableaux s’emploient isolément, lorsque la forme de l’objet le permet, comme dans les porcelaines.

$ 9. Rosace hexagonale de lignes entrelacées

Znstructions— Construisez un hexagone. Divisez chacun de ses cétés en Cnquièmes, Sur cette base corstruisez la figure, en eommençant par tirer toutes les lignes en plein, puis en efaçant certaines parties de minière à représenter des bances qui s'ertrelacent., Faites dessiner cette forme à vos élèves sur le tableau noir, ou b'en vous pouvez

vous en servir n'mpoite comme

vous voudrez.

Lorsque la figure est dessinée sur le tableau noir, on doit en avoir le centre au niveau de l’œil, sans quoi on en aura une vue oblique et conséquemment fausse.

? 10. Autre page de rosaces

Jnstructions—1\ n'y a que peu d'instructions à donner pour dessiner l’une ou l’autre des figures de l1 p’ge ci-contre. Dans chaque cs, commencez par construire un carré, en ajout'nt ou non ses di mètres et ses digonales.

Ces figures peuvent servir de leçons au t:b'eiu noir ou de leçons sous dictée. Si on les emp'oie pour le premier, on peut les hisser dessiner p2r les é'èves s1ns don l'instructions verbales, comme cn a conseillé quelquefois.

$ 11. Bordures de lignes entrelacées

Jnstructions—a. Tirez les lignes horizontales paralè'es extérieures. A travers ces lignes, tirez des verticales très-légères cssez espacées l’une de l’autre pour faire une série de carrés. Tirez d’autres verticales légères qui divisent les carrés en tiers. Maintenant tirez les horizonta'es parallè'es intérieures, en faisant l’espace qui les sépare égal à six huitièmes de l’espace qui sépare les lignes extérieures. Terminez la figure sur cette base,

6. Après avoir construit les c:rrés avec leurs diamètres et leurs diagonil'es, comme base de construction, procédez au dessin des courbes d’entrelacement en décrivant les plus longues les premières.

Peut-être av:z-vous trouvé que c'était une dure tâche de pousser votre classe si loin, et peut-être n'’êtesvous pas content du résultat. Il y aurait de quoi s'étonner du contraire, en songeant que le sujet est neuf pour vos élèves, et que vous ne faites aussi que de commencer à enseigner le dessin et peut-être à

l’apprendre vous-même. Ainsi doit-il en être de beaucoup d'écoles où ce livre est en usage pour la première fois. La connaissance du dessin a ses difficultés particulières ; mais si vous vous mettez à l’œuvre sérieusement et conformément aux principes généraux de l’enseignement, vous saurez bientôt comment faire face à ces difficultés. Ta seconde classe que vous ferez ne vous donnera pas moitié autant de peine que vous en avez eu avec la première ; et, d’un autre côté, les élèves exécuteront leur travail mieux et avec plus de facilité. Mais le dessin n’a pas seulement ses diffcultés; il a aussi ses avantages. Lorsque ce système d'enseignement vous sera devenu familier, vous trouverez que c’est une des branches d'instruction qu'on aime le plus à enseigner.

| CHAPITRE V | COURBES RENVERSÉES ET LEURS APPLICA- | TIONS—COURBES ABSTRAITES — | RÉSUMÉ DES PRINCIPES Si deux courbes qui tendent vers des directions opposées se réunissent de manière à former une ligne continue, elles produisent ce qu’on appelle tantôt une courbe hrepee et tantôt une courbe composée.

Cette courbe n’a pas de qualités déterminées, et consé- | quemment n’est pas une courbe mathématique. Néanmoins, ses segments, considérés séparément, peuvent

être des courbes mathématiques, c’est-à-dire circuaires, elliptiques, etc. Lorsque les segments ont ce caractère, on peut exécuter la figure tout entière avec des instruments. Mais les variantes de cette courbe sont innombrables, et c’est à main levée qu’on doit dessiner la plupart d’entre elles. Aussi, les deignes ton souvent sous le nom de ‘‘ courbes à la main.

Lorsque l'usage auquel on destine un objet permet de lui donner une forme artistique, on a toujours recours

| La courbe renversée est d’un emploi très-fréquent. à la courbe renversée. De fait, dans presque toutes

les variétés d’ornementation, elle rend de notables services, et nous devons apprendre à l’exécuter convenablement, afin d’en pouvoir obtenir les effets les plus satisfaisants. On la modifie si aisément, les éléments de sa beauté peuvent s’apprendre si vite, et on peut en faire l’application de tant de manières, qu'il arrive d'ordinaire que c'est la ligne favorite de tous les dessinateurs.

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