‹ Manuel de dessin industriel à l'usage des maîtres d'écoles primaires d'après la méthode de Walter Smith. [microforme]Chapitre 42 sur 58 · EXERCICE VIII—Feuille de vigne conventionnelle · texte numérisé non relu

EXERCICE VIII—Feuille de vigne conventionnelle

Instructions—Tirez la vert cale 1-2, jour la feuille de vigne, dans l'espace qui lui est assigné.

Fixez le point 3, qui n’est jas au centre de 1-2, mais un peu } lus près du bess que du hat. Tirez 4-5 et 6-7, lignes hcrizortales, qui déterminent la largeur des paires de lobes formant les côtés de la feuille, La l'gne 6.7 égale 3-2. Après avoir fixé ces l'gnes, marques sur 4-6 les points 8 «to, et sur 1-2 le point 0, Puis tricez le contour des lobes,

Cette feuille de vigne est un bon exemple pour expliquer ce qu’on entend par feuille conventionnelle. Ainsi, on conserve le contour général et le caractère d’une feuille de vigne ; mais on omet beaucoup de détails qu’on trouve dans la feuille naturelle. Les bords de la feuille sont découpés en une foule de divisions, et le bord s'appelle, en conséquence, dentelé, comme une scie : si la feuille était dessinée d’après nature ou introduite dans un tableau, on aurait à montrer ces divisions secondaires ; pour les fins d’ornementation on n’ex-

prime pas ces sortes de détails, vu qu’ils sont sujets à affaiblir l'effet ornemental ou à y jeter la confusion. La convention, c’est l’adaptation d’une forme naturelle aux usages de l’art industriel.

4 3 EXERCICE IX—Feuille conventionnelle

Instructions —Tirez dans l'espace qui lui est assigné une ligne centrale 1-2, et dessinez fiiblement le contour général d’une feuille en forme de cœur, comme le montre la ligne ponctuée à gauche. Après s’être assuré * | que la forme est bien symétrique et bien dessinée, on peut ajouter les petites divisions. Obiervez que leur courbe se compose de deux parties ; la plus longue tend à s'écarter de la ligne centra!e, et l’autre la coupe brusquement

pour s'en rapprocher.

? 4. EXERCICE X—Vase, style grec

Instructions —On donne une moitié de ce vase dans le cahier, et l'exercice consiste à dessiner l'autre moitié. On devra mener toutes les horizontales à travers la ligne centrale 1-2, dans l’ordre des chiffres, et les étendre à la droite de 1-2 à la même distance que les points 3, 4, 5, 6 à gauche, Cela fait, tirez le profil ou le contour du vase, puis ajoutez l’anse.

Indiquez aux élèves que le corps du vase est ovoïde ou en forme d’œuf, le gros bout en l'air, et expliquez aussi que cette forme de courbure qui

tend à l’ellipse ou à l’ovale est un des traits de l’ornement grec, en opposition à la rondeur de l'ornement romain ou à l’aplatissement de l’ornement égyptien. Esquissez des exemples sur le tableau pour montrer la différence qu’il y a entre les trois styles. En se reportant aux formes de l’ornementation historique, pages 222, etc., on trouvera de simples exemples à cette fin.

Dessinez sur le tableau noir l’élément d’une moulure égyptienne, grecque et romaine, et servez-vous de ces trois exemples pour faire voir ce qu’on a remarqué à propos de la forme plate, elliptique et circulaire des trois styles d’ornementation respectivement.

2 5. EXERCICE XI—Feuilie d’acanthe conventionnelle

Bastructions—La feuille est à copier de p'eine grandeur dans l'espace à droïte. Tirez une ligne centrale 1-2 d’une longueur égale à celle de la copie, laqueile l'gne sera Ja médirne de la feuille, Divisez-la en quatre parties égales, comme l’indiquent les trois croix.

Divisez les deux parties supérieures de la ligne en trois parties égales chacune. Tirez une horizontale par le centre de la verticale, égale de chaque côté de la ligne centrale à une partie et un tiers de cette ligne. Tirez maintenant la ligne de pourtour de la ferille, comme on Ja montre dans les courbes poictuées ; et puis tirez

des horizon'ales par les trois croix qui sont sur la ligne centrale,

pour finir à la courbe extérieure. Maintenant ajoutez les yeux ou trous, pour la division d2 la f.uille, et nous avons le développement et les lignes de construction d2 la feuille, comme on le voit dans l’esqisse à.

Si le maître jette les yeux sur l'esquisse #, il verra la seconde phase du dessin, où sont données les veines et les ouvertures de la feuille, ainsi que les traits généraux, Dans l’esquisse <, on montre la feuille achevée avec les trois membres de chaque grande division dessinés comme s'ils ne faisaient qu'un. À Zon donne la f'uil'e natu-

relle, comme terme de comparaison.

La feuille d’acanthe est le feuillage le plus fréquemment employé dans l’art de l'ornementation. Ce furent les Grecs qui s’en servirent les premiers.

C'était une variété particulière connue sous le nom d’acanthus spinosus, acanthe épineuse, plante qui, par ses bords pointus, ressemble beaucoup aux plus grandes variétés du chardon.

Les artistes romains adoptèrent une autre variété, qu’on appelle acanthus mollis, où acanthe molle, ressemblant plus à la feuille du persil et de beaucoup de plantes sauvages, et ils la perfectionnèrent tellement qu’on peut dire que les acanthes du forum de Trajan

à Rome sont le feuillage de décoration le plus magnifique qu’on ait jamais produit.

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Cette variété a les pointes plus arrondies, les divisions et les enrichissements de la feuille plus élaborés que l’acanthe piquante dont se servaient les Grecs. C’est l’acanthe romaine diversement modifiée dont on se sert si généralement maintenant dans presque toutes les branches de l’ornementation, et c'est cette forme qu’on donne ici pour copie.

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