DIAGNOSTIC DU TORTICOLIS
Occupons-nous d’abord de l'attitude vicieuse présentée par un malade atteint de torticolis. ‘
La première chose à faire est d'examiner le cou pour constater si la situation anormale de la tête n'est pas due à une rétraction de la peau cicatrisée vicieusement.
Le torticolis cicatriciel succède d'ordinaire aux brülures, est facile à reconnaitre et nous n'avons pas à y insister. Il est donc bien vite écarté et le clinicien doit alors se demander s’il est en présence d'une affection aiguë ou d’une maladie ayant une marche chronique.
Le malade interrogé répond que c’est en s'éveillant le matin qu'il a eu de vives douleurs et qu'il s'est aperçu de la situation penchée de sa tête. On examine la région, on voit qu'il y a un ou plusieurs muscles contracturés, que la pression à leur niveau est très sensible; on est en présence d'un lorticolis aigu dit encore passager où rhumatismal.
Un doit alors chercher quel est le muscle malade, c’est presque toujours le sterno-mastoïdien qui incline la tète sur l'épaule de son côté en tournant la face du côté opposé. Quelquefois le trapèze est aussi atteint. Quelquefois encore la lésion est bilatérale ct la tête est infléchie en avant ou rejetée en arrière suivant que les sterno-mastoidiens ou les deux parties symétriques du muscle trapèze sont pris.
DIAGNOSTIC DES AFFECTIONS ORGANIQUES DT COT xt
Mais cela ne suffit pas: la contracture a pu être causée par une lésion musculaire seule: c'est le cas le plus fréquent: mais le muscle et notamment le sterno-mastaidien peut étre impressionné secondairement. soit par exemple, par une inflammation aiguë des ganglions cervicaux qu'il recouvre, soit par une ostéite de la mastoïde au niveau du point sur lequel il s'insère ; on devra donc toujours rechercher. si ces ganglions sunt tuméfiés. si la mastoide est douloureuse à la pression et s'il n'Y a pas d'écoulement par l'oreille.
li existe encore d'autres lésions qui peuvent être confondues avec le torticolis musculaire rhumatismal, c'est l'arthrite non tuberculeuse de la colonne cervicale. L'arthrite aigué a un début brusque, fixe le cou dans une situntion vicieuse et s'accompagne de douleurs violentes. Elle ne sera donc pas prise pour un mal sous-occipital dont la marche est très lente et sur l'étude duquel nous reviendrons plus loin. Cette arthrite rhumatismale sera différenciée du torticolis essentiellement musculaire, à ce caractère qu'un palper attentif permet de reconnaître une lésion articulaire. Des pressions méthodiques faites au niveau des masses latérales des vertèbres, notamment entre la troisième et ln quatrième vertébre cervicales, déterminent des douleurs vives ; de plus, l'élément fébrile a une plus grande importance que dans la myosite du sterno-mastoïdien et il n'est pas rare de constater un peu d’arthrite soit au niveau des lombes, soit dans les articulations des membres.
Ilest bien entendu que lorsque le malade donnera pour cause à un lorticolis ayant débuté brusquement, un traumatisme violent, on songera à une entorsc des vertébres cervicales et mème à une luxation unilatérale possible, mais dans ce cas la situation de la tête n’est pas celle déterminée par la contraclure du sterno-mastoïdien et de plus les lésions sont beaucoup plus graves quand les surfaces articulaires ne sont plus en rapport; nous nous sommes expliqués à ve sujet en parlant des traumatismes de la colonne vertébrale.
Le torticolis intermittent, dit encore spasmodique, est facile aussi à diagnostiquer à cause même des accés qu'il présente.
Voici commentse produisent ces aceës d'après la descriplion de M. Tillaux : « Le malade est couché et la tête repose
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ostie de forticolis musculaire Fe affections si dissemblables Lraitementont en effet des caractères comm ces deux lésions peut être en effet b rolalion de la face du côté opposé, vée du côté malade. La ligne médiane de Ia sur le thorax vient couper la clavicule opposée plus ou moins près de sa partie moyenne il de la diplopie. La réduction de la difformité. dans les deux cas, La variété de torticolis assoute occipital, se reconnaîtra cependant à des euliers qui sont les suivants ‘tandis que dans Musculaire les mouvements de flexion, die rotation de la Lète sur le cou sont possibles," lis osseux l'extrémité céphalique est comme, dans l'atlitude vicieuse, on ne peut Jui faire subi ques légers déplacementset ces tenlalivésso:
On sanatate aussi de La inméfaclion à far
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gement ganglionnaire sera reconnu à ce qu'il est généralement multiple, formé de noyaux durs et indépendants, quelquefois de consistance variable, parfois fluctuant et ayant déterminé de la périadénite. De plus, son siège est plus bas que le corps thyroïde. Certains kystes thyro-hyoïdiens sur lesquels nous reviendrons tout à l'heure suivent aussi pendant la déglutition les mouvements du larynx. Leur siege élevé au-dessus du cartilage thyroïde, leur forme régulière, leur volume assez restreint et les caractères que nous retracerons plus loin, permettront de ne pas les confondre avec une tumeur du corps thyroïde, qui est du reste, celle qu'on rencontre le plus fréquemment à la partie moyenne du cou.
Quand on aura constaté que la tuméfaction monte et descend pendant l'acte de la déglutition, il faudra en préciser le siège anatomique. On reconnaïtra d'abord le cartilage thyroïde, la pomme d'Adam et l'on examinera si la tumeur siège au-dessus d'elle, à son niveau, ou au-dessous.
Si la tumeur est située à la partie supérieure de la région soushyvidienne, au-dessus du cartilage thyroïde, éntre lui et la région sus-hyoïdienne, on aura le plus souvent affaire à une tumeur liquide, à un Æyste hyo-thyroïdien. Dans ce cas, la tuméfaction siège bien sur la ligne médiane, dépasse rarement les dimensions d'une noix. Elle a une forme régulière, est dure, rénitente ou nettement fluctuante; mais cette fluctuation sera plus ou moins évidente et la ponction sera quelquefois nécessaire.
Ces kystes peuvent ètre confondus avec un petit goitre né aux dépens d'un nodule thyroïdien aberrant ou ayant pris naissance dans la pyramide de Lalouette. Dans ce cas, le diagnostic est des plus délicats, presque impossible mème, car on peut avoir affaire à un goitre kystique impossible à découvrir, s'il ne coexiste pas une hypertrophie de la glande thyroïde.
Le diagnostic anatomique des kystes hÿo-thyroïdiens ne pourra ètre que soupçonné. Un est du reste à peine fixé sur leur nature et il sera très difficile de dire si on se trouve en face d'un hygroma de la bourse séreuse placée devant la membrane thyro-hyoïdienne, en face d'un kyste séreux congéanital ou d’un kyste soit dermoïde, soit mucvide. La consistance de la tumeur, son début, son évolution peuvent seuls donner
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ifaut n'yavoir recoursqu'en dernier ressortet ne l'employer qu'avec une grande réserve, car elle peut déterminer une hémorragie ex vacuo dans la poche kystique, hémorragie assez abondante pour donner lieu à des accidents de compression; on en a mème vu déterminer la mort.
La tumeur est solide.— Le premier point à établir est le suivant. Est-ce un goitre ou un cancer du corps thyroïde? Au début ce diagnostic est souvent impossible; car le néoplasme n'a pas encore franchi les limites de la glande, est maintenu par sa capsule et peut aussi se montrer chez un individu porleur déjà d'une hypertrophie du corps thyroïde.
Quand, au contraire, le cancer a pris une certaine extension, il ne tarde pas à contracter des adhérences; il envahit plutôt qu'il ne comprime les organes voisins, et c'est par la recherche de la mobilité de la tumeur qu'on arrive à avoir ces renseignements si précieux pour le diagnostic.
A cet effet, après avoir placé la tète du malade dans l’extension, on imprimera un petit mouvement brusque de bas en haut à la tuméfaction. Un se rendra compte du déplacement produit. Si on provoque par cette manœuvre une légère ascension de la masse, c’est qu'elle n’a pas contracté d'adhérences avec les parties profondes. Les mouvements de latéralité n’ont pas la mème importance, car ils sont possibles même quand le cancer a commencé à envahir les plans voisins. De plus la peau est rapidement prise. Il existe, ce qui ne se rencontre pas dans le goitre, des douleurs vives, lancinantes, qui irradient vers la partie postérieure du cou, les oreilles et les régions mastoïdiennes; l'évolution du cancer est enfin rapide, amenant la mort en six ou sept mois ct déterminant une cachexic précoce et un engorgement ganglionnaire à bref délai.
En somme, le diagnostic du cancer déclaré de la thyroïde est facile. Quant à déterminer sa variété anatomique, c'està-dire si on a affaire à un épithélioma ou à un sarcome, on ne devra guëre s’y hasarder et si on le tente, on sc réglera sur les caractères généraux qui servent au diagnostic différentiel des diverses variétés de tumeurs malignes.
La tumeur solide est un goitre, il faut maintenant reconnaitre sa variété. Il peut être folliculaire, fibreux, colloïde ou vasculaire.
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Les pelits kysles au contraire sont rêg une surface lisse. Il est Lrès délicat d'y pere tion à cause de leur Lension et de leur pelil volume: Aussi, sont-ils souvent confondus avec des tumeurssolideseteomme nous l'avons dit, une ponction exploratrice est le plus souvent nécessai
C'est encore la ponction qui permettra de connaître la, nature du contenu de la poche, On sait que le liquide G: êlre séreux {hydrocèle uü cou) ou sanguin (hémalocèle du cou). Dans le A peut rechercherlat elle esl tréssouvent absente à cause de l'épaisseur des, on se fondra done sur la sensation recueillie par Ja lion qui permellra de présumer la présence dun plus où moins épais.
La fluetualion fera encore constater si le kystwesb ou s'ilen existe plusieurs qui, ne com! uniquant pas avec les autres ne sont pas impressionnés par les MAMIE faites séparément sur l'un d'eux.
Enfin on pourra présumer qu'il s'agit d'un kysle en tenant compte de l'accroissement relativement des bosselures fluctuantes, de leur augmentation notiblé de, volume, de la coïncidence d'une grossesse, d'un wiolent effort, d'un traumatisme, avec le début de oh in
| uter que le kyste sanguin ne se présenl uvec les apparences d'un kysle unique mais qu'il toujours appartenir à une tumeur hypertrophique plus oi moins parsemée de es.
Nous avons omis à dessein pour ne pas complique description de parler des goitres aériens, venteuz, vontriculaire, que l'on classail autrefois pañmi les du corps 1hyroïde et ont du reste excessivement rares
q ntent à la pereussion Mr el eLempéche de les confondre aveccesiltl lans le cas où leur siège et leur forme peuvenblirons. per sur leurs connexions réelles.