ES
DIAGNOSTIC DES LÉSIONS TRAUMATIQUES DU ‘THoRAx 357
vaisseaux et les fins canalicules bronchiques divisés. Il n’y a ni hémoptysie, ni pneumothorax, point de signes de pénétration ; l'hémorragie qui se fait par la plaie prime tout ; il faut en reconnaître la source.
Bien évidemment elle ne peut être que dans les vaisseaux pariétaux. « Le sang fourni par ces vaisseaux peut ètre vu, coulant en jet rutilant, senti avec le doigt porté dans la plaie, sous la forme d’un petit filet liquide et chaud, arrété par la pression du doigt sur le vaisseau au niveau d'une côte. On peut le rendre évident dans quelques cas par le procédé classique de la carte, qui consiste à porter dans la blessure une carte recourbée en gouttière, dans laquelle pourra s’écouler directement le sang versé par l'artère. En cas de besoin, il ne faudra pas hésiter, pour éclairer le diagnostic, à recourir au débridement de la plaie. » (Peyrot).
S'agit-il d'une plaie étroite, qui ne s'accompagne pas de pénétration, ni d'hémorfagie importante, il faut, comme dans le cas de piqûre, rester dans le doute, et ne point faire de manœuvres pour s'assurer de la pénétration.
Si la plaie, quoique étroite, a intéressé les parties profondes du poumon et lésé, par conséquent, des vaisseaux pulmonaires d’un certain calibre et des ramifications bronchiques importantes, il y a des symptômes qui permettent d'affirmer la pénétration ; — ce sont : l’hémoptysie et l'hémo-pneumothorax.
L'hémo-pneumothorax peut d'ailleurs s'accompagner d'un autre symptôme : l'emphysème du tissu cellulaire sous-cutané, qui peut prendre de grandes proportions et s'observe. surtout, quand les lèvres de la plaie ne sont pas parallèles, ou bien, quand on fait une occlusion superficielle de La blessure.
Dans des cas rares, il n'y a ni hémothorax, ni pneumothorax, ni emphysème sous-culané. Le diagnostic de la pénétration peut cependant être fait par l'hémoptysie et par la présence d'un emphysème cervical, dù à l'infiltration de l'air dans le tissu cellulaire péri-bronchique, puis du médiastin, qui communique largement avec celui du cou.
Parfois encore, le diagnostic de plaie pénétrante est fait par l'emphyséme sous-cutané seul sans pneumothorax ; c'est que l'instrument vulnérant a traversé des adhérences pleurales, qui ont empèché l'air de se déverser dans la plèvre.
Les plaies par balles de revolver de petit calibre (nous laisse-