DE L'EXAMEN DU MALADE
Les éléments du diagnostic se tirent loul entiers de l'exa mes du malade,
On les puise à deux grandes sources : les commémoratifs qu'on arrive à connallre par l'interrogatoire du malade, elles
tiennent à l'un, à l'exclusion presque complète de l'autre nous n'en voulons pour preuve que les polypes naso-pharyngiens dont le sexe féminin, sauf de trés rarés exemples, eslexempt.
Ces renseignements pris, on doit s'informer du siège du mal, el cela à l'aide d'une question aussi concise que possible comme la suivante : Où avez-vous mal? ou bien encore = Montrez-moi l'endroit où vous avez mal.
On découvre alors la partie atteinteet, aprés avoir pris par la vue et le toucher une première nolion des changements survenus dans La région, on poursuil son interrogatoire en demandanl au malade {8 moment et l'ordre d'apparition des siprmptômes.
Le début de l'affection a une importance de premier ordre, car sa connaissance peut permettre Lout d'abord de distin-
uer les maladies congénitales des lésions acquises. Aussi ne
evra-ton pas craindre d'insister sur la recherche du moment précis de l'apparition des premiers symptômes, sera mème bon, si la mémoire du patient est assez fidéle, de lui faire préciser une date en aidant ses souvenirs; en lui demandant les circonstances dans lesquelles il a été blessé, si c'est un traumatisme auquel on a affaire; en tâchant de savoir s'il n'avail pas depuis longlemps une pelile tuméfae= Lion, s'il s'agit d'une Lumeur; en lui demandant si sa peau n'a pus, 4 un moment donné, changé de coloration, si elle West pas devenue rouge, dans le cas où il s'agirait d'une affeelion inflammatoire.
Les douleurs peuvent suivre ou précéder les premiers symptômes physiques; aussi faudra-Lil rechercher avec soin le moment et le mode de leur invasion: en méme temps qu'on s'informera de leur nature, de leur durée et de leur ireidialion possible.
On devra recueillir avee soin leur ordre d'apparition, ce qui conduira l'interrogatoire vers In marche de la maladie, vers l'étude de l'évolution des symptômes
Telle tumeur peut resterstalionnaire ou avoir une marche lente et uniforme, ce qui donne des présomplions sur sx héni= guité. Telle autre peut présenter une augmentalion de volume rapidement croissante, ce qui permellra de porter 1e diagnostic de Llumeur maligne. Telle autre au contraire, uprés un état de somnolence prolongée, peut prendre un
D DIAGKOSPIC EN CHIRUROIE
avec soin, ainsi que les aggravations qui auraient ps phe duire,
2e Questions ayant trait aux antécédents du malade.
Elles doivent porter sur les antécédents personnels él sur les antécédents héréditaires.
Antécédents personnels. — Le chirurgien doit interroger le passé morbide du malade, afin de chercher s’illexisle) une relalion entre l'affection actuelle et celle dont ibaurait pu être précédemment atteint.
Il n'est pas rare, en effet, de rencontrer certaines lésions quisemblaientguéries el qui, aprés un sommeil de plusieurs, années, se réveillent et se manifestent par de nouveaux symplèmes, L'ostéomyélile de croissance est un type de ces rechules à longues échéances; ct le récit des premières
manifestations qui affectent un cachet tout spécial de
wilé vient irer le diagnoslie, qui peut quelquefois hésiter quand les stigmales de la première aleinle ne sont pasttrés manifestes.
s antérieurs jouent aussi un grand rôle dans la pathogénie de. certaines affections et devront étre scrupuleusement recherchés
Les maladies sporadiques el infectieuses comme lavariole, la scarlatine, la fièvre typhoide laissent aussi à leur suite dés suppuralions, des alléralions osseuses qui ne pourront bre expliquées qu'en inlerrogeant le malade,
Îles pas jasqu'aux maladies nerveuses, commeletatses par exemple, quine doivent être l'objet d'une investigatior allentive; car les alléralions qu'elles déterminent donnent lion une catégorie de lésions toutes particuliéres®quime peuvent être comprises que grâce à elles,
Mais de lous les facteurs susceptibles d'engendret Mes:
où cales, celui auquel on a donné le nomde »st de beaucoup le plus important.
Ces dinthèses sont nombreuses. On connait linflienee du diabète sur la march lulion des lésions que lethteurs ien est appelé à trailer; nous dirons plus loineommentem dlévélesa présence par la recherche du sucre dansles urines Lémpaludisme crée aussi des disposilions particulières cbr dovrin Loujours s'enquérir, dans les cas où on constate quels
s DU DIAGNOSTIC EN CHIRONGIE
([vésicaloires, ventouses, ele), par les symplèmes présentés {point de côté, nature des erachats), par la durée plus ou moine longue de la maladie, si ce n'est pas une pleurésie ou une Rennes pour laquelle il a été traité, On sait combien il est fréquent de rencontrer chez des individus atteints d'ostéo-arthrites Lluberculeuses, d'ostéiles de mème nature, une pleurésie qui à marqué la première invasion bacillnire, Ealin on n'omettra pas de demander au paient s'il lui est arrivé de cracher du sang. Ce symptôme frappe celui qui en est l'objet à cause de ]n crainte qu'il lui inspire, et pour celle raison, reste gravé dans sa mémoire. On ne devra cependant pas confondre les crachements de sang sous la dépendance d'une tuberculisalion pulmonaire de ceux provenant d'une loute autre cause et l'interrogatoire devra étre poursuivi de ce côté.
La syphilis est souvent difficile à reconnaître, et, cela, à Cause du manque de bonne foi des malades, Quand elle est aequise, elle s’est cependant manifestée par des symplèmes qui n'ont que dans de très rares circonstances pu passer inaperçus; mais comme le patient ne connaît pas le rapport quiexiste entre l'accident primitif el ceux qui en sont la conséquence, le chirurgien doil mulliplier ses queslions et ibest ainsi possible, dans le majorité des cas, de déceler celle diathése.
La première question à poser est celle qui consiste à demander au malude s'il a contracté un chancre. S'il répond par l'afirmalive, on s'efforcera de distinguer si ce chancre # été véritablement infeclant ou s'il ne l'a pas élé, ebici les Caractères d'indurabion, d'unité, de marche et de lerminaison permettront de séparer le chancre induré avec sa plés rade ganglionnaire, du ehancre mou avec son bubon sou vent suppuré.
1 faudra cépendant se mettre en garde contre l'ignorance décertains sujets qui donnent souvent le nom de chancres à des érosions qui n'en sont pas el qui se croient atteints de la vérole quand ils n'ont présenté qu'un écoulement urétral.
Pour arriver à un eu, on devra ier son-interrogas loire; faire ressortir l'importance qu'il pour le médecin étre fixé sur la présence ou l'absence de celte ulcérations Enfin, on réussira quelquefois en posant à brûle-pourpoinl