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DIAGNOSTIC DE LA TUMEUR BLANCHE DU GENOU

dépassent pas la rotule et qu'elles laissent l'articulation intacle.

Un abcès ossifluent provenant d'une ostéite limitée du tibia donne lieu à un abeès localisé à ce niveau et ne compromet pas la jointure,

L'arthrite ostéomytlitique suppurée necompagnant une ostéomyélite prolon pourrai aussi donner le change. Elle détermine en effet des fongosités inflammatoires, une flexion angulaire du genou el peut présenter des fistules. Mais l'hisfoire de Lx maladie n'est pas la mème. L'ostéomyélile débute par des accidents aigus souvent très graves, et v’est le fémur qui est alleint le premier, Dans l'ostéomyélile, les lésions sont limilées à cet os; dans ln tuberculose du genou les lésions sont manifestes du côté du fémur, du côté du libia el quelquefois de la rotule. Dans l'ostéomyélite, le fémur est hyperostosé d'une façon manifeste el celle aug mentalion de volume de l'os remonte assez haut du coté de lu diaphyse. De plus dans l'ostéomyélile, le pus fuse dans le Wriangle intercondylien et y détermine des décollements ot méme ln compression de la veine poplilé, compression qui amène de l'ædème du membre; entin l'arthrite consécutive a de la tendance à l'ankylose et, dans les cas anciens, le genou est fixe dans une position angulaire sans qu'on puisse Ydéterminer la moindre mobilité,

Lalumeur blanche ancienne du g puré où non, 1

nou, qu'elle ait sup- 5 presque loujours quand elle x suppuré,

donne lieu à un changement de rapport des deux os qui ln ein posent.

On v effe: bains s rares, une luxaù complète du Libia sur le fémur, mais très souvent une

subluation du tibia an orri 1LeuMit d'examiner son malade avocsoin pour cons! ce déplneemenl, dans lequel l'ex- Wrémitésupérieure du bin est partée en arrière et en dehors, landis que l'extrémité inférieure du fémur fait saillie, en avant el en dedans. me temps le libia subit une rola- Lionren dehors sur son axe, rolalion qiise reconnait faxile= ment en examinant lu pointe du pied, qui elle aussi, est por- Léa en: déhors. Enfin, dans certains te subluxation du tibia en nrrière +’ mpagne d'une déviation de le jamba en genu valgum, la jambe formant avec la cuisse un angle

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à sinus externe, en même temps que la rotule peut se déplacer un peu en dehors sur le condyle externe.

Cette subluxation se reconnaît à l'inspection et par la palpation. On sent en effet la saillie du tibia dans la partie inférieure du creux poplité et les condyles du fémur repoussés en avant. On peut du reste rendre la subluxation plus évidente, en menant une ligne qui prolonge en haut le tibia et une autre ligne qui prolonge en bas le fémur; l'inters: tion de ces deux lignes ne se trouve plus, comme a l'ét normal, au niveau de l'articulation du genou, mais plus haut sur la cuisse.

Il est important de se rendre compte du degré de celte subluxation et de ne pas la confondre avec d'autres lésions qui la simulent ou qui l'exagèrent. C’est ainsi que chez l'enfant, dès que la subluxation en arrière s'ébauche, les condyles du fémur s’hypertrophient et se projettent en avan! par le seul fait qu'ils ont quitté leurs rapports normaux avec le tibia. Dans ces circonstances, on peut croire à une subluxation très considérable et il n'en est rien.

Sonnenburg a appelé l'attention sur l'inflezion du tibia au niveau de son épiphyse supérieure, inflexion due à une lésion du cartilage juxta-épiphysaire. Le tibia dans ces cas, forme un angle à sinus antérieur dont le sommet répond au cartilage épiphysaire, c'est-à-dire presque à l'articulation. si bien qu'à première vue on pourrait penser à une subluxation en arrière; mais si on cherche à se rendre un compte exact du rapport réel des deux os, on voit, si quelques muuvements sont possibles dans l'articulation, que le centre de ces mouvements est plus haut que le point d'inflexion du tibia et que l'interligne articulaire correspond à un niveau plus élevé. Dans les cas où la déformation existe d'un seul côté, on a la mensuration à sa disposition. Sien effet, comme le dit M. Kirmisson, on mesure la longueur de la cuisse en prenant comme point de repère inférieur, du côté malade, le sommet de l'angle anormal, on trouve pour le côté déformé une augmentation de longueur qui répond à la portion du plateau tibial existant au-dessus de la courbure de l'os

On à autrefois attaché une grande importance à la forme anatomique de l'ostéo-arthrite tuberculeuse et on à cherche à diagnostiquer si les lésions avaient débuté par les os ou par la synoviale : on sait aujourd’hui que le plus souvent le

DIAGNOSTIC DES AFFECTIONS DU CREUX POPLITÉ 7ot

début est osseux ; mais il existe cependant certains cas dans lesquels la synoviale seule est en jeu. On aura des présomp- Lions en faveur de la forme synoviale quand lesos ne seront pas augmentés de volume et lorsque au contraire les eulsde-sac seront primitivement envahis. Il semble aussi que les mouvements soient conservés plus longtemps quand la synoviale est alteinte,

Affections aiguës, — Les abcès sont relativement rares au creux poplilé, Ils sontou superficiels (sus-aponévrotiques} et présentent dans cette région les caractères évidents qu'ils ont ailleurs, ou profonds (sous-aponévroliques) el sontalors plus difficiles à reconnaître. L'aponévrose qui les sépare de la peau rend leurs signes objectifs moinsévidents. C'est ainsi que la rougeur ne se montre que tardivement et que la tumés

faction n'est pas très nelle; mais les douleurs sont très vives, ce qui tient à la tension produite par l'aponévrose. La fluetuation profonde est malaisée 4 sentir et il faudra se baser sur l'état général qui est fébrile, sur la position du membre en flexion, sur ln douleur provoquée par les mous vements et sur la constatation possible d'une porte d'entrée à l'infection pour établir le dingnostic. Ces abcës n'ont pas, du reste, toujours une lymphangile pour cause, mais nais= sent sous la dépendance d'une maladie infectieuse ou d'une phlébite el peuvent succéder à une arthrile aiguë, comme nous l'avons dit,

L'abcès aigu du creux poplité a élé confondu avec Le coup ile jouet ; mais ce dernier 8e reconnait facilement à son début brusque, à la douleur atroce qui coïneide avec la ruplure, à l'ecchymose qui ne Larde pas à se montrer, Le kyste du creux poplité peut aussi suppurer ; mais l'interrogatoire du malade décéle l'existence antérieure d'une tumeur ayant les caractéres que nous indiquerons plus loin,

Le diagnostie de beaucoup le plus important est celui de l'abcès et de l'andvrisme si fréquent dans la région poplilée Quand l'anévrisme n'est pas enflummé, ses caractères primordiaux de réductibililé, de battement, d'expansion, de diminution du pouls de la pédieuse permettront de ne pas

le confondre avec un abcès soulevé par les pulsations de l'artère poplitée. Lorsque l'anévrisme est enflammée, ses communications avec l'artère peuvent être interrompues et comme il n’existe alors ni réductibitité, ni battements, ni expansion, ni bruits de soufle, mais bien de l'ædème, de la chaleur, de la douleur et une tumeur molle et presque fluctuante, les commémoratifs seuls pourront éclairer le di. gnostic ; on devra demander au malade si, avant l'appa tion des accidents inflammatoires, il n'avait pas dans ke creux poplité une tumeur indolente et pulsatile.

Affections chroniques. — Les affections inflammatoires chroniques ne nous arrèteront pas, car elles ne présentesl dans cette région rien de particulier. Ce sont des aboës frouds qui peuvent naître aux dépens des ganglions poplités et qui présentent ici les caractères quenousavons décrits ailleurs, ou des collections tuberculeuses dues à une ostéite bacillaire du tibia ou du fémur, ou bien encore des abcès secondaires provenant d’une tumeur blanche.

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