DIAGNOSTIC DES TUMEURS DU CREUX POPLITÉ
Les tumeurs du creux poplité présentent un intérèt particulier : car, ce creux est le siège de prédilection de deux affections intcressantes, l'anévrisme et le kyste.
Quand on se trouvera en présence d'un malade atteint de tuméfaction de cette région, on devra d'abord rechercher s’il existe ou non de la fluctuation, ce qui permettra de différencier une tumeur liquide d'une tumeur solide. Cette perception de la fluctuation est souvent difficile àsentirà cause de la profondeur du creux poplité qui permet à la tumeur de se dérober et aussi à cause de l'aponévrose qui bride la région. Il faudra donc faire coucher le malade sur le ventre et à l'aide des deux mains palper la tuméfaction, la circonscrire, la fixer pour ainsi dire et y rechercher la sensation de flot. 11 faudra pendant cet examen faire fléchir ou etendre la jambe sur la cuisse de façon à relächer ou à tendre tour à tour la région et à rechercher les modifications que <e changement d'état du membre fait subir à la tumeur.
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4° La tumeur est liquide, — Le clinicien devra d'abord réconnaitre si elle est où non réductible en exerçant une compression continue et si elle est animée de battements,
&) La tumeur est réduetible et pulsatile. — On a affaire à un anévrisme. [l existe bien des kystes communiquant avec Varticulation et qui réduisent leur liquide dans l'intérieur de la synoviale, mais dans ces cas on voit la rotule soulevée au furet à mesure de la réduction, et d'autres signes permettent d'affirmer la dilalalion artérielle,
Ce sont d'abord les battements, l'expansion de la tumeur, le souflle systolique et intermittent qu'elle présente à l'auscullation, symptômes qui disparaissent ou s'amendent par la compression de l'artère fémorale au-dessus de La tuméfaction.
11 existe de plus d'autres signes qu'il faut toujours rechers cher. Le membre est en flexion; les mouvements sont gèné y a un peu d'œdème au pied, une certaine dilata= lion variqueuse de la veine saphène externe et de son réseuu, et, quand l’anévrisme esl plus ancien, des complitations qui viennent encore confirmer le diagnostic.
Ce sont des troubles nerveux se manifestant par de la purésie des muscles de la jambe, par des fourmillements, un certain engourdissement avec sensation de froid, un peu d'anesthésie.
Enfin dans les cas compliqués on devra rechercher la tendance à la gangréne du pied, à la rupture de la poche anévrismale et examiner le genou pour constater s'il n'y a pas d'hydarthrose,
Tous ces caractères permettront de différencier l'anéwrisme du kyste réductible, ainsi que la varice de aphène externe (Llumeur réductible aussi), tumeurs qui, si elles ont des ballements de voisinage, ne présentent pas d'expansion et ne changent pas de volume par la compression de l'artère fémorale. Nous dirons de mème des ostéo-sarcomes du tibia dont nous avons parlé à propos de la tumeur blanche du genou, néoplasmes dont la forme st le volume permettent d'éviter l'erreur ainsi que des abcès ou des adénites de la région.
L'anévrisme reconnu, il fauts'enquérir de sa nalure: est-il artériel ou artério-veineux ? 11 se i eux quand ôn reconnailra le thrill, lorsque le gonflement œdémateux de
sacnowne emmumarcas, 4 édit. LS
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la jambe sera assez considérable et surtout quand La tumeur a eu une plaie pour origine.
Il faudra aussi s'assurer du siège précis de l'anévrisme, et constaters'il est situé dans la partie supérieure du losan: poplité ou s'il s'enfonce entre les jumeaux à la partie interieure du creux poplité, ce qui a une grande importance pour la détermination de l'intervention.
Quand l'anévrisme est solidifie, il rentre dans la catégorie des tumeurs solides. Son diagnostic peut être alors malaise, car il ne présente pas de symptômes bieu définis : on se servira des commémoratifs montrant, autrefois, une tumeur pulsatile et on arrivera par exclusion à reconnaitre la coagulation du sang dans la poche.
b) La tumeur n'est ni réductible ni pulsatile. On a, dans la grande majorité des cas, affaire à un kyste du creux ù Ce kyste. dans le cas où il se réduirait dans l'articulation, ne pourrait étre confondu qu'avec un anévrisme : nous venons d'indiquer les moyens de différencier ces deux affections.
Le kyste se manifeste encore par de la gène dans les mouvements, par de la fatigue, et sa consistance peut varier avec les dispositions du membre, augmentant, par exemple, dans l'extension.
La première question à résoudre est celle de savoir si on est bien devant un kyste; la chose est facile quand li tumeur est nettement fluctuante. S'il y a de la fausse fluctuation, on devra songer au lipome ; mais la consistance n'est pas la mème, le lipome est lobulé et de plus une ponction pourra lever tous les doutes. Il en sera de mème quand 14 fluctuation pourra faire songer à un abcès ossifluent ou ganglionnaire et aussi lorsque la tension du kyste fers croire à une tumeur solide.
Dans la grande majorité des cas, on fera facilement le diagnostic de kyste et une seconde question se posera : Ce kyste est-il articulaire ou tendineux >? Autrefois la solution de ce petit problème était facile ; toutes les fois que ce k était médian ou réductible, il était de nature articulaire . toutes les fois qu'il était laléral et irréductible, le kyste était tendineux. Aujourd’hui on sait qu'il existe des kyste= latéraux qui proviennent de la synoviale articulaire et des kystes non réductibles qui communiquent cependant avec