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RÉGION DU COU-DE-PIED OU TIBIO-TARSIENNE

La région du cou-de-pled doit être limitée ainsi que l'indiquent Velpeau et Richet, de la façon suivante : en haut, par une ligne

ss Fig. 80. — Region tibiotarsienne (squelette) vue par la five

postérieure.

alléole péronibre, — #, ligue h sole interne. — yy, ligue horisontal

1, talléote tibialé.

Lord inférieur da La 0 met de la malléole ex

jmntale menée ja be turn par Le

ulaire, passant à la base des deux malléoles ; en bas où ait ne ligne transversale passant a 2 centimètres a de l'extrémité inférieure du tibia, et sur les partics latérales, pal

Le

une autre ligne, qui partant des inserlions calcanéenne du tendos d'Achille, et passant à 1 centimètre au-dessous des malléoles, vient rejoindre les extrémités de la ligne transversale antérieure.

Ainsi comprise, la région du cou-de-pied a, pour squelette, Le extrémités inférieures du péroné et du tibia et la poulie de lastragale, formant l'articulation tibio-tarsienne.

Cette région présente des saillies et des dépressions, qu'il est important de bien connaitre.

Les saillies sont représentées, sur les cotés, par les mall dont le relief est très variable suivant les sujets.

La malléole externe, moins large. plus pointue que l'interne. de-cend plus bas qu'elle (fig. 80). et se trouve sur un plan postérie: à cette dernière ; elle a un véritable sommet, quelquefois arrache dans les entorses : la malléole interne est plus large et se lermin en bas, non par un sommet, mais par un véritable bord, dont l'ex ploration n’est pas toujours facile.

En arrière, on lrouve la saillie du lendon d'Achille, formant 4 l'état normal, une courbe légèrement concave en arrière.

Sur le côté externe du cou-de-pied (fig. 81), en arrière de la mal léole externe, on rencontre la gaine des péronniers latéraux qu d’abord commune aux deux tendons, se dédouble en bas: e. prend naissance à 3 ou # centimètres au-dessus du sommet de 14 malléole externe et s'arrête, en bas, au niveau de l'articulation calcanéo-cuboïdienne.

À la région interne (voir fig. 83) il y a frois gaines, qui sont. allant d'avant en arrière : celle du jambier postérieur, celle du chisseur commun des orteils ; enfin, celle du fléchisseur propre gros orteil; toutes se terminent, en bas. à peu près au niveau seaphoïde ; par en haut, la dernière ne s'étend guère a plu 2 centimètres au-dessus de l'interligne tibio-{ursien, tandis que celle du jambier postérieur et celle du fléchissenr commun, remontent à # centimètres au-dessus du point de séparation des surfaces arti culaires tibio-tarsiennes.

N'oublions pas, enfin, dans les organes séreux du vou-de-pied, Le bourse rétro-calcanéenne qui se trouve entre la face antérieure un. tendon d'Achille et la face postérieure du calcanéum.

Signalons, en terminant. la présence à la région antérieure du «4 de-pied, des vaisseaux tibiaux antérieurs (artère et ses veines. ner! du nerf musculo-cutané : à la région interne, celle des vaisseaux iaux postérieurs (artère, veines. nerf. Rappelons, qu'ainsi que | fait remarquer Manee, l'artère tibiale postérieure répond au mil de l'intervalle qui sépare le tendon d'Achille de la malléole interne . et qu'il est toujours prudent, dans les traumatismes graves qui pur tent sur la jambe, d'aller chercher le pouls rétro-malléolaire, car cessation de ses battements doit faire craindre la gangrène, danles parlies sous-jacentes au point atteint.

ANATOMIE CLINIQUR. — EXPLOMATION 799

En went, on renconlre une série de cordons qui s'accusent, sur. tout, dans le mouvement d'extension des orteils, et qui ne sont au tres que le relief formé par les dendons qui sont, en allant dé In malléole interne vers l'externe ceux du fambier antérieur, de l'exdenseir propre du gros drteil, de l'extenseur commun ét, enfin, du véronier antérieur, (Voir p. #0

pied (face exlerté)

gaine. — 2. extonsour propre du gros orteil, + Ÿ} sn cumin avec T. va à 4. pétonier anlérleur deuil Da

Calle de l'eutonseur commu, — b, lu pérunior latéral

À péronier latéral. = 8", ine distincte en bas dé

ue eulle du long péruuies Latérai {la figure montre bien que ses durs paltien es su haut), — 40, tendon d'Aehille, — À, Tig sunulaire amtériour

le tendon du Jambier antérieur el le bord antécieur dé A malléole interne d'une part: d'autre part, entre celut du péronier antérieur et Le bord a de la malléole externe, se trouve urit dépression nettement acc . La synoviale de l'articulation Lille larslenne n'est. là, recouverte que par un peu de grolsse el par ln peut; aussi, #st-ce duns lex dépressions prémalléolaires interne el externe que se montre Le gonflement, quand l'articulation Hiostur sense vôntient da liquide où des fongusités

ANATOMIER OLINIG) EXPCOMATION EU]

l'articulation péronéo-tibiale iufériaure est Intéressén, el ellé traduit

cs sions par un point douloureux qu'on Louve, immédiatement on dédans ot au-dessus du bord antérieur de lu malleole externe

culation tiblo-tarsienne ne jouit en réalité que de deux mo

ents, lu flexion et l'extension : mais, y 0, dans l'articulation

eu de mobililé latérale, lursque le pied cst dans

lextonsion (Gruy). À dépend de la forme dé la surface articulaire

Gaines synoviales du con-de-pied (fuce interne

4, lamibinr anièrieur. — 1', gaine enneur pepe Ju gros arieil

sà gaine jamuliior postérieur us gaine, — *, lochisseur coment

# sa gaine. — 9. 1léeln u gros orteil. — 4°, sn gaine, — |d, (een AXES 14e ivudon du plauaire grole. — À, ligumeut amuulaire

de l'astragaie, qui est beuncoup plus Inrgeen avant qu'en arrière, et nussi, de celle de la mortaise tibio-péronière qui présenté une (Esp sition analogue : dans l'extension complète du pied sur la jumbe. dan partie ln plus étroite dé l'astragule est logéc dans la parie la plus large de la mortaise, d'où un certain degré de mobilité latérale # une grosse inportance à cause du signe dit du baflottenent mtragatien, qu'on rencontre dans les fractures malléolaires fe, quand le pied est à angle droit «ur lai jambe, on peut provoquer, dans linterligne tibio-tarsien, des mouvements anormaux de

Hutêralité, et sentir ainsl le choc de l'astragale sur les parols laté

rales de la mortaise. « Pour bien obtenir le ballottement, qu'on peut confondre avec les mouvements anormaux de latéralité dans l'arliculation sous-astragalienne, il importe, pendant que d'une main un immobilise la jambe, de bien embrasser avec l'autre. toute la région malléolaire. 11 faut imprimer au pied un mouvement de totalité en dedans ou en dehors et non pas une sorte de torsion sur place » (Tillaux.).

Les mouvements du pied sur la jambe sont fort complexes : outre ceux d'exfension et de flexion qui, comme nous venons de le dire. se passent dans la tibio-tarsienne, il existe aussi un mouvement de circumduction du pied sur la jambe, eLil est très étendn: il passe à la fois, dans l'articulation tibio-tarsienne et dans l'articulation calcanéo-astragalienne, dite encore sous-astragalienne : pied tourne également sur la jambe. ct la rotation se fait, en partie dans l& tibio-tarsienne et surtout dans la medio-tarsienne ; il presente enfin des mouvements d'adduction et d'sbduel on! pour siege principal, l'articulation sous-astragalienne.

De telle sorte que les mouvements qui appartiennent aux trois articulations principales du pied : tibio-tursi lienne, médio-larsienne, peuvent ètre ains!

Articulation { adduction. sous-astragaheure, { abduclion.

© { Hotation trés pronvncée, | adduction + jrs bornées.

Articulation | abduction 4 médio-tarsieuue. | extension 4 à rémement limitées.

flexion 3 ox flex Fe és nt f très pronouctes.

Articulation tibio-larsieune. |

yers mouvements d'adduction et d'abduclion qui « pas sent, autour d'un ave vertical, lougeaut la face laicrau À exterue de l'astragale,

Dans les mouvements complexes du pied, tels que ceux. par exemple, qui ont pour but l'abaissement de sa pointe en bas et en dedans, ou son élévation en haut et en dehors. toutes les articutations que nous venons d'étudier, entrent en jeu. leurs mouvements se combinent: aussi faut-il les examiner loules, dans les entorse. et, selon que la douleur sera plus vive, dans tel ou {cl mouvement, l'attention sera attirée du côté de l'articulation ou il & sen principal centre, et la palpation de l'interligne permettra, en confirmant le siège de la douleur, de porter un gnostic précis.

Au cou-de-pied, comme au poignet, son analogue, on rencontn: de nombreuses gaines séreuses qui, souvent, s'enflamment ou sunt atteintes par la tuberculose.

DLAGNOSTIC DKS LASIONS DU COU-DE-PIED

appelons suveinclément, à La régiôn antérieure, en alla en dehors : ln gu Lérieur, la gaine du long extenseur, chi gros orleil, la naine commune à lextenseur commun dex orteils et au pérônier antérieur (flg, 7

La gaine du je r antérieur Marrète, eu bus, un peu au-dessous de l'articulation tibio-tarsienne et remonte, à deux travers de doigt environ, au-dessus de lintertigne biculaire ; ls synoviale du long exteuseur propre du gros ortil con mente un pra au-dessus de l'inter ligne articulaire tiblo-tarsien et Savance jusqu'au premier métatar- Men; celle de l'extenseur common commence à 3 centimètres environ si-déssus de l'interhigne ét Hoit au senphotde

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