‹ Manuel de diagnostic médical et d'exploration clinique (volume 2)Chapitre 26 sur 94 · EXAMEN DU SANG. G · texte numérisé non relu

EXAMEN DU SANG. G

pie), peut être diagnostiquée par la couleur du sérom dans les cas intenses ou par ses caractères spectrosco • piques dans les cas plus légers; on obtient alors les deux bandes d'absorption de roxybémoglobine. Dans rictère le réactif de Gmelin permet de déceler dans le sérum la présence des acides biliaires.

L'urobilinémie laisse au sérum sa teinte normale, même dans les cas d'urobilinurie intense ; elle se diagnostique à l'aide du spectroscope : la bande de Turobiline se trouve vers la limite ganche du bleu ; Turobilinémie se rencontre dans les cas de destruction exagérée des hématies on dans Tinsufllsance fonctionnelle du foie.

La présence en proportion exagérée diacide urique dans le sérum ou dans la sérosité d*un vésicatoire (uricémie de la goutte), se reconnaît par le procédé du fil (Garrod) ; dans un mélange de 3 centimètres cubes de sérum et de deux ou trois gouttes d'acide acétique dilué, placé dans un verre de montre, on immerge un fil de colon ; au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, le fil est recouvert de cristaux d'acide urique rappelant Taspect du sucre candi ; Texamen microscopique ou la réaction de la murexide permettent de la reconnaître exactement.

Examen histologiqae du sang et recherche des éléments anormaux. — i^ Recherche d* éléments parasitaires ou de granulations organiques. — La recherche des éléments parasitaires dans le sang se fait par les procédés que nous avons indiqués dans un chapitre précédent; la découverte dans le sang de la filaire (fîlariose), de Thématozaire de Laveran (paludisme), des spirilles d'Obermeicr (fièvre récurrente), de la bac-

iéridie charbonneuse (période des phénomènes généraux du charbon), du bacille de Koch (tuberculose granulique aiguë), du pneumocoque, du streptocoque, du staphylocoque (infections généralisées, etc.), permet dans des cas douteux d'arriver à un diagnostic sûr; certains microbes ne se rencontrent jamais dans Le sang, tel le bacille de la diphthérie ; d'-autres n^y ont été trouvés que rarement, tel le bacille typhique.

Le sang charrie dans la mélanose et dans Timpalu- -di&me des granulations mélaniqueSy sous forme de fines particules noirâtres arrondies ou irrégulières, insolubles dans les acides forts.

Dans le cas de tumeurs méianiques, la présence dans le sang des granulations noires^ est Tiadioe de la ■généralisation de la néoplasie ; dans le paludisme, le pigment mélanique n'apparaît qu^au cours des accès fébriles aigus graves ; il disparaît après les accès ; 4ans rimpaludisme chronique, il se montre à Toccasion des recrudescences aiguës.

Dans le diabète, Talcoolisme, lachylucie,les granulations graisseuses peuvent augmenter d'une façon considérable .

2^^ Recherche des modifications dans les éléments figurés du soMg» Fréparatum de sang sec. — Pour faire une préparation de sang sec on recueille une goutte de «ang sur une lame de verre ; on Tétale rapidement avec une baguette de verre,, puis on la dessèche en imprimant à la lame un mouvement rapide de va-et-vient. Ainsi desséché le sang peut être coloré; à Tétat normal les* hématies se colorent sous Taction des colorants acides (éosine), les noyaux des leucocytes se co-

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lorent sous l'influence des colorants basiques (violet dexnéthyle, safranine); leurs granulations protoplasmiques se colorent sous riniluence des réactifs neutres; normalement on rencontre rarement dans le sang des leucocytes dont les granulations prennent les coirieurs acides, telles que Téosine ; ce sont les leucocytes éosinophiles.

Examen des hémalies, — Les hématies & l'état physiologique ont de 6|*, 5 à 8p.y 5; dans les cas où existe de Voligocylhémie (anémies graves dans hémorrhagies, cachexie cancéreuse, saturnine, tuberculeuse, chlorose grave, etc.), on peut voir s'accumuler des globules nains, on des globules géants de 10 à, 12 f*.

Les hématies nucléées se rencontrent dans le sang au cours de la leucémie, des anémies extrêmes ; leur présence annonce une issue fatale à brève échéance.

Dans les mêmes conditions d'anémie profonde, on peut observer des pokilocytes, hématies déformées, ovalaires, pisiformes ou irrégulières.

Il faut éviter de considérer comme pathologiques, des déformations qui résultent de vices de préparation, telles l'état mùriforme, crénelé, fragmenté.

Dans les cachexies la viscosité des hématies augmente; les piles au lieu déformer des Ilots disséminés, se réunissent en une masse commune.

Enfin, dans certaines anémies graves, les hématies immobiles à l'état normal, sont douées de mobilité (contraotibilité, prolongements amiboïdes, oscillations).

Examen des leucocytes. — Le sang normal renferme trois variétés de leucocytes : de petits éléments a noyau unique, et à protoplasma mince ; des éléments Diagnostic, 3« édit. 5

plus volumineox, à noyaux découpés ou à noyaux multiples et à protoplasma assez notable ; de gros> éléments à noyaux en bissac ou à deux noyaux, et à protoplasma abondant chargé de granulations réfringentes.

Les leucocytes de la première variété prédominent dans la leucémie ganglionnaire ; les deux autres variétés dans la leucémie splénique; rinfiltration des leucocytes par des granulations graisseuses est la marque de leur origine médullaire et indique une leucémie myélogène.

Dans la leucémie, les leucocytes éosinophiles deviennent très abondants, les éléments basophiks sont communs, tandis qu'à Pétat normal les granulations leucocytiques sont essentiellement neutrophiles.

Enfin dans la leucémie, on peut observer FinGltration bémoglobique ou la dégénérescence hyaline des> cléments.

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