Georiçeft, Tb. de Nancy
devient bleu ciel en présence de Tacide chlorhydrique. Le vert d'émeraude passe du bleu verdâtre au vert mousse. Le rouge de Congo donne avec les acides une coloration bleue. Celle-ci est plus intense à chaud.
Mais ces matières colorantes réagissent d*une façon analogue avec les acides organiques. En outre leur virage est empêché ou modifié par les matières albuminoïdes, par la pepsine, par les sels ; et on ne peut abcorder à ces procédés la méme^conQance qu'à ceux d« la phloroglucine, vanillinée) de la résorcine'ou de la tropéoline. <
c. Acide lactique.
On fait tomber quelques gouttes de perchlorure de fer dans une solution contenant 10 centimètres cubes d'eau phéniquée à 4 p. 100 et 20 centimètres cubes d'èau distillée.
Ce mélange a une couleur améthyste qui devient jaune citron en présence de Tacide lactique. Cette réaction, due à Uffelmann, exige, pour se produire, la préparation extemporanée du liquide phéniqué.
d. Acides butyrique, acétique.
. Ces corps se reconnaissent surtout à leur odeur. En agitant le suc gastrique avec de l'éther, et se débarassant ensuite de celui-ci par évaporation (avoir la précaution de ne chauffer qu'avec de Teau bouillante et après loin de toute flamme), on peut caractériser leur présence dans le résidu.
Pour cela on redissout ce résidu dans un peu d'eau et on ajoute des fragments^de chlorure de calcium. L'acide butyrique se sépare sous forme de gouttelettes huileuses reconnaissables à leur odeur.
En neutralisant l'eau avec un peu de soude on
29a EXAMEN DES MALADES.
détermine la formation d'un acétacte qui donne une ou deux gouttes de perchlorure de fer très dilué*
e. Ferments.
Les ferments contenus dans le suc gastrique sont la pepsine et le ferment lacté (présure). Le premier jouit de la propriété de digérer les matières albuminoîdes en milieu acide, et à une température de 30 à 38^. Le second se caractérise en neutralisant soigneusement le contenu gastrique et en y ajoutant une quantité égale de lait neutre, cru ou cuit. La coagulation se produit en masse, à 35<*, au bout de dix à quinze minutes.
Bjech&rche quantitative.
a. Acidité totale.
On emploie une liqueur titrée contenant exactement quatre grammes de soude ou cinq grammes soixante centigrammes de potasse par litre.
Chaque centimètre cube de cette solution correspoad exactement à 0,00365 d'acide chlorbydrique.
On prélève donc 10 centimètres cubes du liquide gastrique à examiner ; on y ajoute quelques gouttes de teinture de tournesol sensibilisée, que l'acidité du milieu rend rouge, ou d'une solution alcoolique in* colore de phénolphtaléine.
On verse dans ce mélange, goutte à goutte, au moyen d'une burette, la solution alcaline titrée, jusqu'à ce que le tournesol vire au bleu ou que la phénolphtaléine devienne rouge ; soit n centimètres cubes la quantité de soude employée ; chacun de ces centimètres cubes correspond à 0,00365 d'acide chlorbydrique.
10 centimètres cubes de liquide gastrique correspondent donc à 4x0,00365 d'acide cUorhydrique.
APPAISIL MGSSTIF. S97
En multipUa&t le résultat par iOO on a f acidité au litre, exprimée en acide chhrhydrique.
b. Acide chlorhydrique libre et combiné.
Le dosage de cet élément a une certaine importance ; il est difficile.
MM. Hâyem et Winter ont indiqué un procédé assez compliqué pour arriver à se rendre compte de sa valeur.
On prélève trois doses, de a centimètres cubes chacune, du suc gastrique à analyser, et on les met dans trois capsules a, b, c. La capsule a est additionnée de carbonate de soude puis évaporée à sec, au bainmarie; la capsule b est portée au bain-marie, son contenu est évaporé, desséché pendant une heure puis repris par Feau, on ajoute du carbonate de soude et on dessèche de nouveau ; la capsule c est évaporée simplement.
Le contenu de chaque capsule est ensuite calciné avec précautions sur une flamme de gaf , en évitant les projections et une élévation trop considérable de la température.
Les cendres de chacune sont ensuite lavées k Teau distillée, puis avec un peu d'acide azotique pur. On filtre les eaux de lavage, on les recueille et on les neutralise avec du carlnmate de chaux. On ajoute au liquide provenant de chaque capsule quelques gouttes de chromate jaune de potasse, puis on y fait tomber, au moyen d'une burette graduée, une solution titrée d'azotate d'argent, jusqu'à apparition d'une coloration rouge due à la production de chromate d'argent.
Pour arriver à cette coloration il faut une certaine quantité d'azotate d'argent qui est précipitée par le chlore contena dans chacun des liquides.
Le liqaide provenant de la capsule a contient tout le chlore (acide chlorhydrique libre, acide chlorhydrique combiné aux matières albuminoîdes, chlore des dilprures) contenu dans leà 5 centimètres cubes de suc gastrique employés.
Le liquide provenant de h ne contient que le chlore de Tacide chlorhydrique combiné aux matières albuminoîdes et le chlore des chlorures fixes.
Enfin le liquide dé c ne contient que le chlore des chlorures fixes.
a — h donneùt donc, par un calcul fort simple, la quantité d'acide chlorhydrique libre et 6 — c la quantité d'acide chlorhydrique combiné.
Cette méthode est donc relativement précise, majs elle exige une installation, assez compliquée, et une certaine habitude des manipulations chimiques.
Il est possible plus simplement d'arriver à un résultat aussi satisfaisant. On dose Tacidité totale du suc gastrique comme nous l'avons dit On ajoute ensuite 10 centimètres cubes de ce suc avea deux fois 200 centimètres cubes d'éther, cinq minutes chaque fois, puis on dose l'acidité de ces 10 centimètres cubes.
Le chiffre obtenu indique la quantité d'acide chlorhydrique, 2i6pe ti faiblement combiné avecles matières albuminoîdes qui se trouve dans le suc gastrique examiné.
D'autre part, il suffit de diluer plusieurs fois ce suc et de voir à quel degré de dilution on n'obtient plus la réaction de Gunzburg pour savoir à peu de chose près combien il contenait d'acide libre, puisque la réaction ne se produit plus au-dessous de 0,05 p. 1000.
c. Acide laclique (Procédé de Boas).
On ajoute au liquide stomacal quelques gouttes
d'acide sulfuriqae, on fait bouillir, on filtre, on évapore le* liquide filtré à consistance sirupeuse. On ramène avec de Teau distillée au volunie primitif, on évapore à nouveau jusqu'à ce même point.
Le liquide étendu à nouveau est agité avec de Téther (200 centimètres cubes d'éther pour 10 centimètres cubes de liquide à examiner), Téther évaporé, le résidu est repris, dissous dans Teau et Tacidité dosée avec la solution de soude (1 gramme de potasse équivaut à 3*', 15 d'acide lactique).
Quelles conclusions peut- on formuler au moyen dea données ainsi obtenues?
a. Acide chlorhydrique.
Sa présence dans Testomac à jeun caractérise une forme spéciale d'hypersécrétion gastrique (maladie de Reichmann).
Sa présence en excès (plus de 2 p. 1000) après un repas d'épreuve se rencontre :
Dans l'hypersécrétion ou la maladie de Reichmann, dans certaines formes de neurasthénie, dans les cas d'ulcère rond, dans certains cas d adénomes bénins, lorsqu'un cancer s'est développé sur les bords d'un ulcère rond.
L'acide chlorhydrique existe en quantité normale (1 à 2 p. 1000) : dans certaines formes de dyspepsies nerveuses, qui s'accompagnent fréquemment d'atonie de la paroi musculaire. Il permet de distinguer ces formes de dyspepsie de celles où un catarrhe muqueux de l'estomac, accompagné de dilatation, ne traduit pas des phénomènes cliniques analogues.
L'acide chlorhydrique est diminué (moins de 1 p. 1000) :
30a EXAMEN DES MALADES.
Dans la gastrite chronique ou subaiguê, dans certains cas d'ulcère rond, surtout d'ulcère diiodénal, au début de révolution d*an cancer. Dans les dilatations (type Bouchard), dans la neurasthénie.
y acide chlorhydrique n'existe plus (HGl = 0) : dans la gastrite chronique en même temps les ferments ont disparu, — dans la neurasthénie mais alors les ferments existent encore, — dans le cancer. Son absence n'est cependant pas pathognomonique de cette dernière maladie ; il faut y joindre les notions de cachexie, de maigreur, de tumeur locale.