Affections mMuUaires à début brusque ou û manhe aigur
Méningite cérébro-spinale épidémique. — Début
par céphalée, raideur de la nuque, prostration, voitiis-
'sements, fièvre; puis douleurs de la nuque, vertiges,
K^élire, sensibilité à la pression de la colonne ver-
3g2 DIAGNOSTIC DES MAUDIBS.
tébrale, vomissements, troubles variés dans le domaine des nerfs crâniens, moteura on sensorianx; hypere»thésie catanée, soobresants musculaires, convulsions ou contractures partielles, paraplégies, gonflements articulaires, troubles de Texcrétion urinaire, accélération du pouls, fîèTre rémittente irrégulière; symptômes généraux.
Marche suraiguê foudroyante, aiguë ou traînante. Le diagnostic se pose surtout d'après le caractère endémique ou épidémique de rafîection.
Méningite spinale aiguë (Secondaire aux pyhémies, exanthèmes, typhus, pneumonie, etc.). ^^ Douleurs rachialgiques, rigidité musculaire, hyperesthésie cutanée, spasmes toniques des muscles, contractures, avec prédominance dans les bras (région cervicale] ou dans les jambes (région lombaire), phénomènes pupillaires, respiratoires ou circulatoires (partie inférieure de la moelle allongée) ; symptômes généraux, fièvre rémittente à oscillations plus ou moins élevées. Symptômes en somme analogues à ceux de la méningite cérébrospinale épidémique, et résultant de Texcitation des racines nerveuses ou de la périphérie de la moelle par Texsudat purulent.
Hématomyélie, hémorrhagie spinale. — Début brusque, apoplecliforme ; paralysie plus ou moins complète des membres inférieurs, avec anesthésie, paralysie de la vessie ;. marche analogue à celle de certaines myélites diffuses aiguës. L'hématomyélie est fort rare et difficile à distinguer de la myélite diffuse aiguë.
Myélite diifuae aigud. — Elle est caractérisée par Tapparilion des symptômes médullaires se développant rapidement, avec fièvre, et de symptômes généraux
plus ou moins marqués ; elle peut, après avoir affecté une marche suraiguë ou aiguë, se terminer par la mort, ou bien elle peut, au bout de quelques jours ou de quelques semaines, se terminer, ou par une guérison plus ou moins complète, ou par le passage à Tétat chronique avec ou sans rechutes aiguës. Les symptômes varient avec le siège, l'étendue et la distribution de la lésion ; on peut distinguer :
a. La myélite aiguë dorso-lombaire. — Douleurs, fourmillements dans les membres inférieurs, puis paraplégie avec contractures au début, exagération des réflexes, spasme tonique des sphincters; puis, quelquefois plus tard, paralysie et anesthésie; paralysie de la vessie et du rectum et des sphincters; altérations dePurine; troubles trophiques, eschares à formation rapide, surtout à la région sacrée.
b. La myélite aiguë cervicale, — Douleur à la nuque, raideur et contracture musculaire dans le cou et les membres supérieurs, puis paralysie, engourdissement; le segmentinférieur, du corps est atteint ordinaii*ement après les bras; il peut ne présenter aucun symptôme. On observe quelquefois des troubles pupillaires, des (roubles dans les muscles respiratoires, de la toux, de la dyspnée, de la gène de déglutition, du hoquet, du ralentissement du pouls, etc.
c. La myélite aiguë à type hémilatà*aL — Dans ce type, il y a paralysie du mouvement du côté de la lésion, anesthésie de Tautre côté.
Paralysie spinale ascendante aigué. — Début par malaise général, fièvre, céphalée, douleurs dans les membres, puis paraplégie flasque progressive des membres inférieurs ; réflexes tendineux et cutanés
atténués; sensibilité peu atteinte, pas de troubles de la vessie et du rectum ; parésie des bras, puis des muscles du tronc et de la nuque ; troubles de la respiration, phénomènes bulbaires, fièyre; mort habituelle (10-15 jours), quelquefois guérison.
Poliomyélite aigué infantile (Parptlysie spinale infantile). — Début brusque, fièvre (40«), céphalée, abattement, quelquefois convulsions; ces symptômes •(qui quelquefois manquent en partie) durent de quelques jours à quelques semaines; puis paralysie plus ou moins élendue, à marche rapide, s'amendant bientôt pour se réduire à une zone musculaire qu'elle ne quitte plus; atrophie ultérieure des muscles atteints, arrêt de développement d'un membre ou d'un sefçment de membre, déformation (pied-bot, par exemple).
Poliomyélite aignd des adultes (Paralysie spinale atrophique aiguë). — Au début, fièvre, céphalée, somnolence, délire, puis paralysie à étendue et localisations variables ; abolition des réflexes tendineux, atrophie rapide des muscles; paralysie avec réaction électrique de dégénérescence ; pas de troubles de sensibilité ou des fonctions génito-urinaires ; passage des paralysies atrophiques à Tétat chronique ou guérison plus ou moins complète.
Avec les myélites aiguës nous placerons la polynévrite aiguë généralisée, qui présente avec elles une foule de symptômes communs et peut, si Ton n'y prèle attention, être confondue avec elles.
Polynévrite aigué multiple (maladies inlectieoses, intoxications). — Début par symptômes généraux, fièvre ; douleurs lancinantes généralisées le long des trajets nerveux ; quelquefois tuméfaction des articula-
tions ou éruption le long des nerfs; puis symptômes de paralysie flasque et atrophie rapide des muscles ; atténuation des réflexes tendineux ; réaction électrique de dégénérescence. Douleurs à la pression le long des trajets nerveux; hyperesthésie ou anesthésie cutanée. Terminaison ou par la mort rapide (paralysie des muscles respiratoires), ou par le passage à Télat chronique (paralysies atrophiques étendues, troubles de la sensibilité, pas de troubles de la vessie ou du rectum).
La polynévrite multiple aiguë se distingue des polyomyélites aiguës par Texistence, au moins au début, de douleurs vives et généralisées.
lï. Affections traumatiques de la moelle.
Compression brusque de la moelle (Ouverture d'un abcès, d'un anévrysme dans le canal rhachidien, luxation des vertèbres). — Symptômes à apparition brusque : phénomènes d'irritalion, douleurs du rhachis, paresthésie et douleurs généralisées dans les membres, tremblement et contracture dans les muscles; troubles vésicaux; lorsque la compression est considérable, apparaissent des paralysies, de Fanesihésie. Passage habituel & Tétat chronique.
Le diagnostic se pose par la connaissance de la •cause étiologique.
Lésions traumatiques de la moelle (Plaies par armes à feu, piqûre, etc.). — Symptômes analogues aux précédents, avec prédominance des symptômes paralytiques et anesthésie ; dans les plaies de la moelle cervicale, hyper thermie généralisée (42<^-43<>). Diagnostio, 3« édit. 2o
Gommotion de la moelle (Commotions ébranlant le corps entier, chute, saut, etc.). — Quelquefois perte de connaissance, puis affaiblissement de la motiiité généralisé ou limité aux membres inférieurs seulement; engourdissements et fourmillements dans les membres, diminution de la sensibilité ; miction ordinairement intacte; disparition possible des symptômes, ou aggravation progressive et établissement des signes de myélite chronique.