II. Malades présentant des symptômes d'aifections
gastriques.
Embarras gastriqae. — Anorexie, nausées, vomissements alimentaires, muqueux ou bilieux ; sensation de tension à Tépigastre ; langue couverte d'un enduit épais; haleine fétide, bouche amère ou fade; courbature, céphalée, quelquefois mouvement fébrile.
A distinguer l'embarras gastrique, secondaire à des vices de régime ou primitif, de la fièvre typhoïde légère (typhus levissimus ; typhus abortif).
La gastrite toxique^ consécutive à l'ingestion de toxiques, se diagnostique par les conditions qui Font amenée et Tacuité des symptômes.
Gastrite chronique catarrhale. — Perte d'appétit, éructations gazeuses, régurgitations acides ou mu-
queuses, vomissements variables comme nature (aliments plus ou moins digérés ou fermentes, bile, mucus, etc.); constipation ou diarrhée, sensation de lourdeur, de plénitude à la région stomacale, digestions pénibles, langue souvent chargée, haleine fétide, désordres nerveux (céphalée, vertige, hypochondrie) ; altération de la nutrition générale; durée longue. Cette dilrée longue, ainsi que Tabsence d'apparition des signes du cancer, aide à distinguer la gastrite chronique du carcinome stomacal : de plus, dans la gastrite chronique, sauf dans la forme atrophique^ très rare du reste, Facide chlorhydrique peut diminuer, mais ne disparaît jamais, tandis que dans le cancer son absence est la règle ; quelquefois dans le catarrhe gastrique alcoolique il y a hyperchlorhydrie.
Le catarrhe chronique de l'estomac, dans sa forme légère, étant souvent symptomatique de tuberculose latente, de mal de Bright, d'affection cardiaque, examiner attentivement tous les organes avanl de poser le diagnostic de gastrite chronique primitive.