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CHAPITRE PREMIER CHOIX D'UNE MÉTHODE D'EXAMEN CLINIQUE

Avant tout, indiquons comment, en face d'un malade, rétudiant, une fois rompu aux méthodes d'exploration, entrera dans la voie du diagnostic et choisira la méthode d'examen la plus propre à résoudre le problème clinique qui lui est proposé.

4° Parfois la simple vue de certains signes spéciaux suffit pour découvrir le genre de maladie. Que le médecin trouve un malade à face blanche et bouffie, qu'il constate des mouvements choréiques, une démarche ataxique, qu'il ait sous les yeux un malade cyanose, dyspnéique, infiltré; qu'il entende une petite toux sèche ou une quinte de coqueluche, qu'en approchant du malade il soit impressionné par l'odeur gangreneuse de l'haleine, qu'il voie des crachats rouilles, immédiatement il sait dans quel sens diriger son interrogatoire et son examen.

2° Si le premier aspect du malade ne fournit point d'indication suffisante, le médecin commence Texamen clinique suivant les indications du livre II : il s'enquiert rapidement des antécédents héréditaires ou personnels ; il interroge le malade sur le début de la maladie actuelle, et sur les symptômes qui l'ont suivi; il considère alors s'il a sous les yeux, soit une affection spéciale d'un organe ou d'un appareil, soit un état morbide général pyrétique ou apyrétique.

3° En l'absence de renseignements suffisants, le

médecin passe à Texamen de Tétat actuel du malade en lui posant des questions dans le genre de celles-ci : « Où avez-vous mal en ce moment? »...« De quoi vous plaignez- vous le plus ? » ou bien « Pourquoi avez-vous cessé votre travail, pourquoi étes-vous venu à Thôpital...? » C'est d'après les réponses du malade que le médecin dirigera son examen.

4° Si au début de l'examen, l'étudiant ne trouve pas d'indication suffisante pour diriger cet examen, il explore successivement tous les appareils, toutes les fonctions de l'organisme (Voy. livre II) : ainsi il constate tous les symptômes objectifs qui peuvent servir à la solution du problème.

En général, d'après les renseignements acquis, d'après Taspect du malade ou l'observation de quelques symptômes, le médecin reconnaît bientôt dans quel sens il doit plus spécialement diriger son étude et s'il doit rechercher une maladie infectieuse, une maladie générale chronique non pyrétique, une maladie de l'appareil respiratoire, de l'appareil circulatoire, de l'appareil digestif ou de la cavité abdominale, de l'appareil urinaire, ou du système nerveux.

Parfois on rapporte les symptômes, soit à un appareil, soit à un organe, puis on s'aperçoit qu'ils dépendent d'un autre organe ou d'un autre appareil, ou qu'ils sont la manifestation d'un état morbide général : parmi d'autres symptômes peu apparents du début de l'ataxie locomotrice, les crises gastralgiques, par exemple, fixent seules l'attention du malade et du médecin; des bronchites chroniques accompagnées de troubles respiratoires sont quelquefois les seuls signes apparents d'une affection organique du cœur qui, d'abord, n'avait pas attiré l'attention.

Ajoutons qu'au point de vue de l'étiologie, le médecin étant tenu de résoudre des questions qui varient avec chaque classe de maladies, il sera souvent obligé, l'examen clinique terminé, de revenir sur les anamnestiques et de se renseigner plus exactement sur certains

3Se DIAGNOSTIC DBS MALADIES.

points particuliers relatifs aux antécédents héréditaini ; ou personnels du malade.

Dans des méthodes spéciales d'examen que nom décrivons plus loin, nous plaçons, pour la facilité ds ; Texposition, les anamnestiques avant l'examen objectif du malade : libre au médecin d'intervertir cet ord^.

Possédant bien l'histoire du malade et de sa maladie actuelle, le médecin coordonne les différentes données du problème, en discute la valeur et s'efforce de constituer avec ces données un type clinique capable d'être rapproché d'un des types morbides que décrit la pathologie.

Mais quelquefois, malgré les interrogatoires les phn précis et les recherches les plus minutieuses, il est impossible de découvrir chez un individu se disaot malade ou ayant des signes généraux de maladie teb que fièvre, diminution des forces, aucun symptôme objectif caractéristique d'une lésion ou d'une affectîoi quelconque ; ou bien, ni par leur association, ni pir leurs caractères, les symptômes ne répondent à u type morbide défini : dans ces cas, l'étude des conditions qui ont précédé et accompagné l'apparition de U maladie, des interrogatoires, des examens souvent réitérés, et enfin une observation attentive de révolution de la maladie, mettent presque toujours à même de poser tôt ou tard un diagnostic complet et certaio.

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