‹ Manuel de diagnostic médical et d'exploration cliniqueChapitre 78 sur 104 · CHAPITRE XI DIAGNOSTIC DES AFFECTIONS VÈSICALES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI DIAGNOSTIC DES AFFECTIONS VÈSICALES

Cystite aiguë (catarrhe aigu de la vessie). — Douleur à la région hypogastrique ; hyperesthésie vésicale,

Diagnostic, 4« édit. 29

fréquents et pressants besoins d'uriner, douleurs à la miction, ténesme ; urines de quantité ordinairement normale, quelquefois sanguinolentes, avec flocons muqueux, avec dépôts plus ou moins abondants de corpuscules de pus, de cellules épithéliales ; réaction souvent alcaline et odeur ammoniacale ; fièvre, frissons, quelquefois symptômes nerveux.

Cystite chronique. — Douleurs peu marquées, miction fréquente ; urine souvent ammoniacale et alcaline, trouble, opalescente ; précipité cohérent, gélatineux, de muco-pus, de cristaux phosphatiques. Symptômes généraux de septicémie et d'intoxication urineuse (frissons, céphalée, somnolence, amaigrissement, etc.).

Tuberculose de la yessie. — Rarement primitive, elle est généralement associée à la tuberculose rénale ou génitale. L'urine contient du sang, du pus, des épithéliums, des fibres élastiques et conjonctives ; on peut y rencontrer des bacilles de Koch qui imposent le diagnostic. L'injection du pus dans le péritoine d'un cobaye peut aussi être pratiquée dans les cas douteux.

Néoplasmes vésicaux. — Douleurs vésicales en dehors de la miction, signes de catarrhe chronique, fréquence de Vhématuriey émission fréquente de fragments de néoplasme; amaigrissement et cachexie caractéristiques .

Nous n'insistons pas davantage sur le diagnostic des affections vésicales chroniques, qui est plutôt du domaine de la pathologie externe : disons uniquement que la distinction entre les affections rénales suppurées et les cystites chroniques repose surtout sur ce fait que, dans la pyélonéphrite, les urines ne présentent ni odeur ammoniacale à l'émission ni réaction alcaline ; de plus, la pyélonéphrite simple ne s'accompagne pas de douleurs vésicales.

Dans tous les cas douteux, il faudra recourir à la cystoscopie. Elle permettra de reconnaître le siège de la tumeur, et de préciser, par l'examen des uretères, la participation des reins au développement de la maladie.

Page 1