LÉSIONS ARTICULAIRES
ou Térythème polymorphe aigu, présente souvent des manifestations articulaires aiguës (surtout dans les genoux).
Quant au rhumatisme blennorragiquey il peut être mono ou polyarticulaire, aigu ou subaigu (polyarthrite subaiguë, mono- arthrite aiguë). Dans la forme subaiguê la résolution est la règle ; dans la mono-arthrite aiguë la douleur est violente, continue, la tuméfaction rapide, considérable ; les extrémités osseuses sont gonÙées, la peau est rouge, chaude ; cette forme peut se terminer par ankylose plus ou moins complète (forme plastique ankylosante), ou par Taccentuation des phénomènes destructifs et la dislocation de Tarticulation . Moins mobile que le rhumatisme articulaire aigu franc, frappant un nombre moindre de jointures, possédant môme une certaine tendance à la chronicité et à la fixité, il affecte une prédilection pour le genou, le coude et pour l'articulation tibio-tarsienne, pour les gaines synoviales du poignet et du tarse, pour la bourse séreuse du calcanéum ; Tétiologie servira surtout à le reconnaître ; la blennorragie doit être recherchée dans tous les cas où il y a un doute sur la nature d'un rhumatisme aigu.
Facile à constater dans Turétrite aiguë, la blennorragie est difficile à retrouver dans rurétrite chronique, dans les métrites, les vulvo-vaginites. On se basera, pour établir le diagnostic, sur la limitation de la maladie, son peu de mobilité, sa résolution difficile, sa tendance à Tankylose, sa résistance au salicylate.
Goutte aiguë. — Quelquefois prodromes, tels que dyspepsie, irritabilité, fatigue. Invasion nocturne des phénomènes articulaires : douleur vive au gros orteil (articulation métatarso-phalangienne), fièvre ; malaise général, phénomènes gastriques ; tuméfaction, rougeur, tension de la région du gros orteil ; rémission dans la journée, exacerbation des accidents la nuit; succession des accès plusieurs jours de suite ; desquamation de Tépiderme à la fin de l'attaque ; la fluxion, ordinaire-
ment limitée à un orteil, peut se généraliser à plusieurs articulations.
B. — Affections articulaires chroniques.
Rhumatisme articnlaire chronique simple. — Arthropathies multiples et chroniques d'emblée, ou consécutives à plusieurs atteintes de rhumatisme articulaire aigu, évoluant sans fièvre et sans grand trouble de la santé générale.
Symptômes articulaires : douleurs articulaires fugaces et mobiles, ou bien sourdes et irritantes ; raideur dans les mouvements ; tuméfaction légère de Tarticulation, craquements, froissements ; les grosses articulations, les plus fatiguées, sont les plus atteintes. Atrophie musculaire périarticulaire.
Rhumatisme chronique fibreux. — iN^est qu'une variété du précédent : les lésions prédominantes des tissus fibreux périarticulaires entraînent des déformations durables, des subluxations dans les articulations, surtout dans la main (déviation des doigts vers le bord cubital de la main, extension forcée de la dernière phalange sur la deuxième et de la deuxième sur la première ; rétraction de l'aponévrose palmaire).
Rhumatisme articulaire chronique (arthrite déformante partielle). — Arthrite sèche à évolution chronique et progressive mono ou polyarticulaire, atteignant les grosses articulations du genou, de la hanche ou de Tépaule : déformation, empâtement de Tarticulation ; ostéophytes au niveau des épiphyses ; érosion des surfaces articulaires, subluxation, quelquefois ankylose osseuse, attitude vicieuse du membre : atrophie musculaire périarticulaire.
Rhumatisme chronique des phalanges (nodosités d'Heberden). — Il coïncide souvent avec le rhumatisme chronique déformant partiel ; élargissement des surfaces articulaires des phalanges, par production d'os-