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INTOXICATIONS

urticaire ou eczéma aigu ; albuminurie ; collapsus (rechercher Tarsenic dans les vomissements).

Empoisonnement par la digitale. — Vomissements, diarrhée ; ralentissement considérable du pouls, dyspnée, somnolence; collapsus.

Intoxication alcoolique aiguë. — Perte de connaissance, anesthésie ; pupilles dilatées ou rétrécies, immobiles ; pouls petit et ralenti, peau froide, poisseuse ; respiration stertoreuse, haleine et vomissements à odeur alcoolique.

Empoisonnement par les champignons vénéneux. — Nausées, vomissements, diarrhée, céphalalgie, convulsions, coma, et souvent hémoglobinurie et ictère hémaphéique.

Empoisonnement par viandes, jfoissons, conseryes, fromages avariés ou altérés. — Symptômes gastrointestinaux, quelquefois cholériformes ; appareil morbide rappelant souvent celui du choléra; phénomènes nerveux : insomnie, délire, céphalée, modifications pupiilaires ; pouls petit, accéléré ; oppression thoracique ; éruptions diverses (roséole, papules, érythème).

B. — Intoxications clironiques.

Les intoxications chroniques sont le résultat, soit de certaines médications prolongées, soit de certaines professions, soit d'habitudes hygiéniques spéciales ; aussi les symptômes qu'elles provoquent seront-ils facilement rapportés par le médecin à leur véritable cause, si, dans son interrogatoire, il n'a pas omis de s'enquérir des habitudes professionnelles et du genre de vie de son malade, ainsi que des médicaments qu'il a coutume d'absorber.

lodisme chronique (par Tiodure de potassium). — Coryza, conjonctivite, angine, troubles gastriques, vertiges, céphalée, acné, érythème.

Bromisme. — Affaiblissement musculaire, apathie

psychique, perte de mémoire, diminution des réilexes tendineux et de l'excitabilité réflexe du palais et du pharynx; anorexie, diarrhée, éruption acnéique.

Morphinisme chronique. — Émaciation, anémie, céphalée, yer tiges, insomnie, troubles intellectuels variés, trémulations musculaires ; besoin irrésistible d'opium, production de phénomènes graves par la soustraction de la morphine.

Arsénicisme chronique. — Troubles digestifs, blépharo-conjonctivite ; rougeurs érythémateuses, éruptions ; céphalée, fourmillements, névralgies, paralysies passagères, cachexie progressive.

Les ulcérations de Farsénicisme chronique peuvent simuler Taspect de certaines siphilides ulcéreuses.

Saturnisme chronique. — Anémie, teint jaune pâle de la peau, liséré bleuâtre des gencives, gingivite chronique ; haleine fétide, dyspepsie ; pouls petit, mou, ralenti; névralgies, arthralgies, trémulations ou tremblements musculaires, anesthésie fugace hémilatérale ou localisée (dos de la main), troubles de la vue.

A côté de ces symptômes généraux s'observent des accidents passagers, qui peuvent dominer la scène et attirent seuls l'attention, tels sont :

La colique saturnine : douleur abdominale continue et obtuse avec paroxysmes aigus, avec rétraction du ventre, constipation, rétraction du foie, diminution de la diurèse, dureté et ralentissement du pouls ;

La paralysie saturnine, ordinairement limitée à un groupe de muscles, surtout les extenseurs (ceux de l'avant-bras surtout, sauf le supinateur), accompagnée de perte de la contractilité électrique ;

Vencéphalopathie saturnine, caractérisée par de la céphalée, des vertiges, de la stupeur, des troubles pupiliaires, des troubles psychiques, puis par l'apparition du délire, de convulsions cloniques ou de coma.

Hydrargyrisme chronique. — Amaigrissement, anémie, irritabilité psychique, vertiges, quelquefois tremblement intentionnel (rappelant celui de la

sclérose en plaques) ; incertitude de la parole ; stomatite mercurielle avec ulcération gingivale, salivation abondante, haleine fétide, catarrhe gastro-intestinal.

Le tremblement mercuriel pourrait en imposer pour une sclérose en plaques, si la condition qui Ta produit était inconnue.

Alcoolisme chronique. — Anorexie, pyrosis, vomituritions (pituite) ; laryngo-bronchite chronique ; myalgies, arthralgies, névralgies ; céphalée, hypereslhésie ou anesthésie localisée, troubles des sens (mouches volantes, hallucinations, visions effrayantes, amblyopie) ; crampes, tremblement musculaire intentionnel, troubles psychiques (émotivité, lypémanie, démence) : accès passagers de delirium tremens caractérisés par des accès de manie (délire incohérent ou professionnel), des hallucinations, du tremblement, quelquefois des convulsions généralisées.

Ne pas confondre Taccès de delirium tremens avec le délire de la méningite, des fièvres (température élevée), avec les accidents psychiques de Turémie (albumine dans les urines), avec la manie aiguë, (pas de tremblement, pas d'ataxie dans les mouvements).

L'accès de delirium étant reconnu par ses caractères et par les antécédents du malade, ne pas omettre de rechercher s'il n'a pas été provoqué par une maladie aiguë latente (pneumonie).

Tabagisme chronique. — Troubles digestifs, gastro-entéralgie, palpitations avec arythmie, oppression, angine de poitrine, troubles nerveux (nervosisme, amaurose).

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