Ch. s. d. (1151-1140), Mus, des arch. dép., n
4. Charte de 1212. D'Arbois de Jvbaixville, Études sur les abbayes cisterciennes, p. 468.
344 TITRES ET QUALITÉS DES PERSONNES. [Lit. iri, Cn. i.
tis»a ou ministra)'. Le supérieur dos religieux n'avait que le lilre de prieur ou grand prieur (major prior) ; mais, soumis qu'il était au gouv«;rnement de l'abbesse, ce n'est que très eiceptionnollement qu'on en rencontre mention dans les chartes. Les autres maisons de l'ordre étaient des prieurés gouvernés par des prieures (jtrioriutu).
Le monastère de la Trappe, fondé en 1140 et qui donna naissance h l'ordre des Trapphtet, ne fut au moyen âge qu'une abbaye de l'ordre de Citeaux nommée ordinairement Domuijiei de Trappa. Comme les autres abbés cisterciens, celui de la Trappe s'inlitulail : J¥. dicttu alAat, ou bien accompagnait le nom de l'abbaye de la mention qu'elle appartenait à l'ordre de CIleaux*.
Chez les Trinilairei, établis â Marseille en 1198 pour la délivrance des captifs, et qui sont plus connus sous le nom de Maihurins parce qu'ils occupèrent à Paris l'église de Saint-Hathurin, le litre d'abbé n'était pas usilé : le supérieur de l'ordre portait le titre de minister generalis, et ceux des diverses maisons celui de minuter*.
L'ordre des Céleitim, réforme de Citeaux faite en 1354 par Pierre de Horon, depuis Célestin V, fut, comme beaucoup d'autres ordres, divisé en provinces, & la tétc de chacune desquelles fut un prieur provincial. Chaque monastère éLiit gouverné par un prieur qui d'ordinaire suscrivait les chartes qu'il rédigeait au nom de son couvent, de son titre, sans le faire précéder de son nom. Le nom du monastj^re était accompagne de la mention qu'il appartenait à l'ordre des Célestins, ou mieux à l'ordre des Bénédictins, vulgairement appelés Célestins*.
Des mentions analogues distinguaient les innombrables ordres religieux qui pullulèrent dans la chrétienté depuis le xiu' siècle. A la suite du
t. Le^ loriiiulO) de suscription ôc Ictu'j ctiailcs ii'uul jainaia eu de liiilc, ICti toîcî quclijUM eicinples empruntes aux copies de G>iig>ijèrcs (Bibl. mi., ms lat. 54S0) : i Ego ( Audcburgis, liumilia ininititra Koniis Ebi'audi t (Cli. de 1106); — t Aud^bui-gis I ecclesic P. E. abl)atissa licct iiidifina > (in<}me innée); — < E^ Hatildis F. E. ahbat tissa t (<!OI)i — ( Habilîa Dei gratis P. \i. bumilis obbutixsa > (12S0J; — < Soror * JobaniiB pcrmissione divîna F. E. bumilis alibalissa. > (1S66); — ■ Suer Hargarile ( bumbie abtwsse de FontcvrauU > (Iî9i) ; — < Nous. Marie de Bveiai^rne, par ta gricc
■ de Dieu humble abtwssc du mouslicr de Fon(evi-aut> (liOti); — < Lovse de Bourbon,
■ humble abbesse du monastère et ordre de Fnnievrauit » (1515).
2. < Frater A[damus] diclus abbas domus Dei do Trappa > (Ch. de tîl4) : — « H[er- « bertus) bumilis abbas bcate Haricde Trappa. cisterciensis ordinis > (Oi, de ilTi); — f Frater H(erbertus], diclus abbas domus Dei de Trappa cistercïeiisit ordinis > (Cb. de t!73); — ■ Frère Hicbici dit abbë de la Trapc i (Cb. de 1513i — Cartul. de l'ttbb. de fa Trappe, pubi, par la Soc. archéol. de l'Orne, Atençon. 1889, in-8).
3. f Frater Kichoiaus major ininîfter ceterique ministri et fratres ordinis Sincte 1 Trinitatis et capLiïorum apud Cervumfrigidum in generali capituio con({regati. > (Ûi. de 1256, Arch. nal., J Wl, n' SS») Cerfroy {(Uimufrigûiiu) était l'abbaye chef d'ordre,
4. B Frater Pelrua Probi humilis prior proTincialts provinric Gallicane ordinis
g 2.J ORDRES RELIGIEUX, 345
nom du monastère on ajoutait la mention de Tordre auquel il appartenait : onlinis Bumiïiatorum, ordinis frairum penitentiae Christi, ordinis Vallis Scolarium^ etc.
La hiérarchie des ordres mendiants présente quelques particularités qu'il convient de relever. Le titre officiel des Franciscains était Frères mineurs {Fratres minores) *. Outre le général qui gouvernait l'ordre, ils avaient à leur tête des provinciaux qui portaient le titre de ministres (minislri) ; les supérieurs des couvents étaient des gardiens (gardiani, parfois custodes)^. Introduits en France en 1228, les Franciscains y furent généralement désignés sous le nom de Cordeliers, On sait, de pluSt qu'ils donnèrent naissance à plusieurs communautés particulières dont les plus connues sont celles des Récollets (Recollecli) et des Capucins (1525), et pour les religieuses, les Clarisses (1212), les Urbanistes (1260) et les Capucines,
Les CarmeSy dont les couvents étaient gouvernés par des prieurs, se distinguaient des autres ordres par la mention ajoutée au nom de leur couvent qu'il appartenait à Tordre du Carmel '.
Les Dominicains se nommaient officiellement Frères prêcheurs {Fratres predicatores) ; Tordre avait à sa tête un maître ou général (magistei^), et était divisé en provinces gouvernées par des prieurs provinciaux ou simplement provinciaux. Les supérieurs de chaque couvent avaient aussi le litre de prieurs*. Les couvents de femmes étaient également gouvernés
* L. Wadding, AnnaUs Minorum, teu iriasn ordinum a S, Fra.xis'O inulilutorum ^ t. I (1751) à t. XXV (1886) Rome, in-fol.
« s. Benedicti vul^ariter Gelestinorum nunciipati. » (Charte de 1403. Arch. nat, J467, n» 90'.) — « Frater Guillelmus Romani humilis prior proviiicialis Gelestinorum prot vincie Francie. » (Gh. de 1473. Ibid., LL 1505, p. 134.) — « Prior et conventusmonast. « S. Trinitatis ordinis Gelestinorum prope Uedontam. » (Ch. de 1379. Ibid., J4CG, n* 62.) — c Prior et convcntus monast. Gelestinonim B. H. de Golumbario ord. « S. Benedicti Vicnn. dioc. * (Gh. de 1505. Ibid., LL 1505, p. 127.)
1. c Frater Johannes Fratrum Minorum in provincia Francie minister humilis. » [Charte de 1370. Arch. nat. J 465, n" 40.) — « Frater N. gardianus Frairum Minorum
< Calh. et ejusdem loci conventus. » [Ch. de 1254. Ibid., J 461, n* 21'.)
2. « Nos frater Johannes Maurclli prior ceteriquc Tratres conventus Uontipessulani, c senescallie Belliquadri, ordinis béate Marie de Monte Garmeli. » (Gh. de 1361. Arch. oat., J 463, n* 52^) — « Frater Jordanus prior cetcrique fratres conventus Gastrisar-
< raceni in senescalUa Tholose, ordinis béate Marie de Garmelo. b (Gh. de 1362. U)id., I 468, n» 52».)
3. c Frater Johannes ordinis Predicatorum magister. ^ (Gharle du général des Dominicains de 1248; Arch. nat., J 461, n« 14.) — En 1256, un auti% gënéial s'intitule ainsi : « Frater Ilumbertus ordinis Predicatorum servus inutilis. » (Ibid., n» 22*.) — a Frater * Ponlius prior provincialis fratrum Predicatorum in Provincia. » (Gh. de 1243.) —
< Nos frater Nicolaus provincialis Francie ordinis fratrum Predicatorum. p (Gh. de t37l. Ibid., J 465.) — En général les prieurs locaux ne font pas précéder leur titi-e de leur nom : « Prior et totus conventus fratrum predicatorum Rothomag. » (Gh. de 1245. îhid., J 461, n» 12.) — « Li prieus des frères priecheeurs d'Arras. » (Gh. de 1247; GcEsîfON, Cartvl. tVArrat, p. 29.)
346 TITRES ET QUALITÉS DES PERSONNES. [Lit. m, Ch. i,
par des prieures (pmrmae). Au nom de rétablissement s*ajoutaitordinai* rement la mention qu'il appartenait à l'ordre de Saint-Dominique*.
Les nombreuses congrégations de chanoines réguliers (canonici regulareni vitam professi, canonici regulares) formaient généralement des abbayes et des prieurés gouvernés par des abbés et des prieurs qui portaient les mêmes litres que les dignitaires bénédictins. Il en fut ainsi, par exemple, des chanoines de Saint-Victor, de Paris, institués en H13 *, el de ceux de Sainte-Geneviève *.
Les chanoines de l'abbaye de Prémontré, fondée vers il 20 par saint Norbert, au diocèse de Laon, formèrent un ordre particulier qui se développa rapidement en France cl en Allemagne. Au nom des abbayes, les abbés ajoutaient toujours l'indication qu'elles appartenaient à Tordre de Prémontré (ordinis Praemonstratemis) *.
La plupart des communautés de chanoines réguliers suivaient la prétendue règle de saint Augustin, et au titre des dignitaires (abbés ou prieurs), suivi du nom de l'établissement qu'ils gouvernaient, s'ajoutait dans les chartes la mention que la communauté appartenait à Poixlre de Saint-Augustin*.
Les ordres hospitaliers, n^ligieux et militaires, avaient une organisation et une hiérarchie particulières, empruntées peut-être à celles des hôpitaux antérieurs. Le supérieur de Tordre était le maître (magisier), et plus tard, lorsque certains de ces ordres eurent pris un grand développement, le grand maître. Les divei*ses maisons de Tordre étaient gouvernées par des précepteurs ou commandeurs; les religieux étaient les frères.
L'un des plus anciens ordres hospitaliers fut en France celui de Saint- Antoine de Viennois, sorti d'un hôpital fondé vers 1074, en Dauphiné, pour soigner les malheureux atteints du mal des ardents ou feu de saint
1. « Agnez humilis priorissa etconventus monastcrii S. Martini juxta Rothomagum, « ordinis Sancti Dominici. » (Charte de 1379. Ibid., J 466, n" 60.)
2. « Frater Guillclmus S. Victoris abbas humilis. t> [Charte de 1503. Arch. nat. L 888.)
— « Frater Auberlus humilis abbas monasterii S. Victoris Parisius. » (Ch. de i320, Ibid.) — « Nos Petrus, Dei et apostolice sedis f^ratia, abbas monasterii Sancti Victoris « Parisius » (Ch. de 1367. Ibid.).
5. L'ancienne communauté des prôtrcs de Sainte-Geneviève fut remplacée en 1147 {«r des chanoines de Saint-Victor qui y formèrent une congrégation nouvelle. — «Th. abbas « Sancte Genovefe Parisius. » (Ch. de 1256. Fac.-sim. lithogr. de l'Éc. des Ch., n" 324.)
— « Frater J. abbas monasterii Sancte Genovefe in monte Parisius. » (Ch. de 1312. Arch. nat., L 888.)
4. a J. humilis abbas Sancti Justi, Belvacensis dyocesis, ordinis Premonstratensis. 9 (Ch. de 1254. Arch. nat., J 461. n- 2i«.)
5. a Frnter Johanncs divina perniissione S. Leodcgarii Suessionensis, ordinis Sancti « Augustini, abbas humilis. d (Ch. de 1255. Arch. nat., J 461, n" 22'.) — « Hugo permis- « sione divina abbas humilis ecclesie Sancti Johannis de Jardo prope Meledunum, < ordinis Sancti Augustini, Senonensis diocesis. i> (Ch. de 1361. Arch. nat., J. 403, n" 55».)
g 2.] ORDRES RELIGIEUX ET MILITAIRES. 547
Antoine*. Le supérieur de Tordre s'intitulait : magister hospitalis Sancli Antonii Viennensis; les autres hôpitaux n'étaient que des « maisons » (dotnus) à la tête desquelles étaient placés des supérieurs nommés généralement en latin preceptores et en françah commandeurs* , Le pape Boniface VIII modifia cette organisation par une bulle du 10 juin 1297 et décida que dorénavant les supérieurs porteraient le titre à'abhes et les frères celui de chanoines réguliers de Saint-Augustin.
Les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui devinrent successivement les chevaliers de Rhodes puis de Malte, eurent naturellement une oi^anisation plus compliquée, due à leur prodigieuse expansion. Le « maître » de l'hôpital de Saint- Jean de Jérusalem fut le supérieur de l'ordre entier; après la perte de Jérusalem le chef de l'ordre fut transporté à Acre, et le grand maître prit parfois le titre de maître de l'Hôpital à Acre, mais le plus souvent il continua à porter le même titre qu'auparavant : FraierN. Deigratia sancte domvs Hospitalis Jérusalem magisler huhiilis et pauperum Christi custos, et en français : Frère N. par la grâce de Deu humble maistre de la sainte mamn de VHospital de Saint Johan de Jérusalem et garde des poures de Jehsu Christ •. Les supérieurs des maisons du continent, que l'on a pris l'habitude de désigner communément sous le titre de commandeurs, portaient le môme titre de maître (magis^ ter) ' et aussi ceux de minister*, preceptor^^ recior^, procurator"^ , prior^, commendator*; les plus fréquemment usités étaient ceux de preceptor et
• Y. Advielle, Hitloire de l'ordre hospitalier de Saint-Antoine de Viennois et de ses eammanderies^ Aix, 1885, in-8.
1. « Nos frater Ilaymo magister humilis hospitalis Sancti AnUionii Viennensis « diocesis. » (Charte de 1280.) — « Frater N. preceptor domus S. Anthonii Lugduncnt sis. » (Charte de 1206.)
2. Voyez les doc. publ. par M. J. Delaville Le Rodi.x, Les archives^ la biblioth. et le trésor de V ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Malte, Paris, 1883, in-8 (52« fasc. de la Bibl. des écoles d'Athènes et de Home). — Ce titre comporte quelques variantes dans les termes, surtout au xn* s. ; magister est parfois remplacé par minister,
3. < Ego Poncius de Melgois, magister domus Hospitalis Sancti Johannis. » (Saint- Jeao du Puy; Charte de 1215; Chassai!*ig, Cartul. des Hospitaliers du Velay, n* 50.) « Frcres Nicoles Bruians, de la sainte maison de Tospital de Saint-Jehan de Jérusalem, t kumeles maistres de Haute-Avesne. » (Charte de 1301-1302. Titres de la commanderie de Eaule-Avesnes publ. par C. d'IlÉnicounT, M^'m, de l'Acad. d'Anas, 2* série, t. X, 1879, p. 55).
4. « Raimbaud de Bauny, fiti/i?«/fr domus hospitalis S. Martini. i» (Ch. de 1287.)
5. < Guillclmus Boysoni preceptor ospitalis beati Johannis Ebredunensis. » (Ch. de 1276. — P. Gcn.LAUNE, Dœ. inéd. sur l Argentier e. Plaquettes Alpines^ n* 15.)
6. Raimbaud de Bauny est désigné comme rector de la maison de Thôpital de St-Martio dans une charte de 1287.
7. «Frater Robcrtus, procurator domus hospitalis de Gunduwini prato. » (Gaudiemprc. — Charte de 1179. — Titres de Haute-Avesne, p. 16.)
8. « Ego frater Guilhelmus de Sertz prior Gabarnie » (Gavarni. — Ch. de 1213. — A. du Bourg, Ordre de Malte, llisl. du grand prieuré de Toulouse ^ Toulouse, 1884, ïn-8, p. 33.) Le titre de prieur disparaît dans ce sens au xiv* siècle.
^' c Dominus frater Raymundus Chabaudi comendator hospitalis Gradus Karuli de « Argenteria. i (Ch. de 1286. — P. Guillaume, Doc. inéd. sur l'Argeniière.) — « leu
548 TITRES ET QUALITÉS DES PERSONNES. ILiv. m, Ch. i.
de magister; celui de commandeur, fréquent dans les actes français depuis le xni« siècle, ne devint qu'au xvi« siècle d un usage général.
Les établissements de Tordre étaient répartis en un certain nombre de prieurés (d'Aquitaine, de Saint-Gilles, de France, dltalie, d'Allemagne, d'Angleterre, etc.) à la tête desquels était un prieur, ou grand prieur*. Les simples membres de Tordre étaient toujours désignés sous le nom de a frères » (fratres) et jamais sous celui de chevaliers.
La hiérarchie de la milice du Temple, créée en il 18 à Jérusalem, ressemblait beaucoup à celle de Tordre de THôpital. Le chef du Temple, celui que Ton a pris coutume d'appeler le grand maître, portait le titre de (( maître de la chevalerie du Temple » (magister milicie Templi) '. Les chefs de chacune des dix provinces de Tordre prenaient ordinairement celui de précepteurs (preceptores) » et le même titre était aussi attribué aux chefs des diverses maisons de Tordre, concurremment avec celui de magister; mais en langue vulgaire on les nommait et ils s'intitulaient presque toujours commandeurs*. Les Templiers eux-mêmes étaient appelés frères de la chevalerie du Temple (fratres miliciae Templi) et non pas les chevaliers du Temple, du moins dans les documents émanés de Tordre.
c macstre Dercngiers d'Espairac comandaire de la maio de l'bospiral del Pojolat. » (Fac-sim. litbo^r. de l'Éc. de Ch., u* 72.) — « Ainyeu Cabirol, comandeur de l'ospital « ou maison Dieu de S. André de Gailhac. » (Ch. de 13C4. Arch. nat., J 463, n* 52'.) — Dans une charte latine de l'année précédente le môme personnage s'intitule precepior : c AnieHus Gabirolli, preceptor hospitalis seu domus Dei beati Andrée de Galbaco. > (Ibid.)
1. Il portait parfois le titre de precepior, en Italie notamment. — < Nos fraler Guil- « hclmusde Villareto prtor humiiis S. Egidii ordinis S J. lheix)solimitani. • (Ch. de 1^13.
— A. du BocRG, Hiêl. du grand prieuré de Toulouse, p. LU.) Le prieuré de Toulouse remplaça celui de S. Gilles en 1315. — < Ego frater .Anselmus Dei gracia prior llospi- « talis Gallie. > (Ch. de 1179. — Titres de Haute Âvemes, p. 14.) c Fraler Guillelmus a fiions sancte domus Hospitalis Jerosolimitani ^r/or humiiis in Francia. o (Ch. de 1253.
— Ibid., p. 47.) — « Ego Ogerus, Dei gratia prior universalis domorum Hospitalis « que sunt in Francia. » (Ch. de 1192, cit. par Du Gange, Glotê-, v«» Prior.) — « Fraler « UobertusThesaurarius j^rtorfratrum Hospitalis Jerosolimitani in Anglia.»(Ch. de 1200, Fac-sim. Paleogr. Society, II, 117.)
2. < Frater Aimo magister milicie Templi. » (Ch. de 1183. Gop. de Gaigniéres. B. N. lat. 5480, fol. 442 r>.) — c >'os frère Thomas Bcrart par la grAce de Dieu humble maistre c de la chevalerie dou Temple. > (Ch. de 1252. Dblaville Lk Roulx, Documents concernant les Templiers extraits des archives de Malte, Paris, 1882, in-8, p. 26.) — « Nos a frère Thomas Berard, par la grâce de Dieu humble maistre de la maison de la poure c chevalerie du Temple. • (Ch. de 1262. Ibid., p. 31.)
3. c Frater G. de Aquila domorum milicie Templi in Francia preceptor. » (Gh. de 1222. Haigneré, Charles de Saint-Berlin, t. I, n* 628.)
4. « Frater Andréas, preceptor domus Templi Aniciensis. » (Ch. de 1254. Ciiassaijig, Cartulaire des Templiers du Puy-en-Velay, p. 44.) — « Frères Pierres, dit Ghampon, c humiles commandors des maisons dou Temple en la baillie de Genevois, de Salins, « de Arbois et de Sysenay. ^ (Ch. de 1286. Fac-sim. à V usage de VÉc. des Ch., n* 83.)
— c Nos fray Helies Amaniu caperan comendador de la mayson dou Temple de < Bordeu de Jherusalem et de totes les autres maisons de Guascoyne qui son dou c Temple. » (Ch. de 1289. Delayillb ht, Roulx, Ouvr. ait,, p. 43.) — « En fray Uelies
g 2.J ORDRES RELIGIEUX ET MILITAIRES. 349
La dernière expression qu*il y a lieu de relever ici s^applique dans l'ordre laïque comme dans l'ordre ecclésiastique : c*est l'adverbe quondafn\ ajouté à un nom de personne, il indique qu'elle est décédée ^ Ha pour équivalent dans les actes français l'expression qui fut ou feu^ formée par une mauvaise prononciation de fut. Pour les grands personnages on disait : quondam glorhsae memoriae ; iponr le commun des mortels : quondam bonae memoriae ; pour les ecclésiastiques : quondam piae memoriae.
c Aainniu, comanday de las maizons de la cavareyrie deu Temple en Guascombe. > (Ch. de 1290. Ibid., p. 45.)
1. On pourrait relever de rares exemples du mot quondam employé comme déterininalif d'un nom de personne vivante. En voici un : Ide duchesse douairière de Lorraine s'intitule en 1215 : a Ego I. condam ducissa Lotoringie. » (Fac-sim. lithogr. de l'École des Chartes, n<* 388.)