‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 221 sur 554 · Ibid.. col. 312. " ■'■'. col · texte numérisé non relu

Ibid.. col. 312. " ■'■'. col

[. Chriil., t. I, inalr. col. 110.

^ Cuil. Tai'bé A Heims.

Iul.de t Yonne. n-B*.

f. Coll. Torbé.

;. Coll. Salinoii A Tuui's,

9LK, Mal. de paléographie, p. 363.

g 2.J DOUBLES NOMS. 361

celui de son père précédé du mot mab ou ab (fils) : Kadou mab David, Killoe mab Gusfred, Jungomarch mab GurgaraëlK

De l'habitude d*indiquer dans les actes officiels, à la suite du nom de la personne, celui de son père, vint Tusage abrégé d'exprimer cette relation d'ascendance par le génitif du nom du père, en supprimant le mot filius. On en trouve des exemples depuis les dernières années du II* siècle et il devint général au xii*. Dès 990, je trouve un individu désigné dans le testament d'une vicomtesse de Narbonne sous le nom d^IngelbeiHus Pitacis*; en 1020, un vassal du vicomte de Narbonne se nomme GuUlelmits Hibrini^; un personnage nommé Geraldus filius Car^ lucioen 1017, devient, dans un document de 1032, Geraldus Carlucii^. Les noms de cette forme abondent à partir de cette époque dans les chartes du Midi. Ils se propagent ensuite dans les autres régions de la France : Hugo Bardulfi, seigneur de Pithiviers, est un des familiers du roi de France, Henri I*', et, dépuis 1090 ou environ, on rencontre des personnages nommés Guillelmus Bertranni, Rainulfus Ingelfredi, Guillelmus Radulfi; cependant le type ille filius illius prévalut dans le nord de la France et ce ne fut qu'exceptionnellement qu'on supprima le mot filius.

La seconde dénomination s'est aussi fréquemment formée par l'addition BU nom de la personne d'un nom de lieu. La relation est ordinairement exprimée par la préposition de avec le nom de lieu à l'ablatif, plus rarement le nom de lieu est exprimé par un adjectif ethnique.

C'est également dans le Midi et au déclin du x* siècle qu'on rencontre les plus anciens exemples des noms ainsi formés : Wido de Farichone souscrit en 993 une donation à Saint-Guilhem duDézert*; je note ensuite : à Carcassonne en iOii, Bemardus Amelius de Arca^; en 1015 à Toulouse, Heldebertus de Castro Rainaldo'^', à Narbonne en 1017, Raimundus de Villa Aquiiania^, A partir de 1020, les dénominations de ce genre ne se peuvent plus compter dans les chartes de Languedoc. On les rencontre bientôt dans les documents de tout le reste de la France; je me borne à citer : Girardus de Centarbencio, témoin en 1023 d'une donation à l'abbaye de Cluny*, Arnulphus de Aldenarda et Hugo Aldenardensis, témoins en 1034 et 1038 de chartes flamandes '°, Hugo de Sezanna, qui assiste en 1025 à Saint-Florentin à un jugement d'un prévôt du comte de Champagne". 11 n'est pas de région de la France où l'on ne rencontre ces noms

1. Donation de 1060 à l'abb. de Quimperlé. (D. Mowce, Pr. de l'hist. de Bretagne, col. 492.)

2. Hist. de Unguedoc, éd. Privât, t. V, col. ZiO 5. Ibid,, col. 371.

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