Omit, cit.^ p
3. Des noms ainsi formés ont été fréquemment atti'ibués aux enfants ti*ouvés, comme par exemple à une certaine Thoinette de la Place, qualifiée en 1C78 dans son acte de baptême de filia iniquitatit et appelée de la sorte a à cause qu ell^ feuct trouvée une nuict exposée à la place de Mortblanci». (A. Fabre, Hiii. de Uortblanc [arr. de Béziers] ,
g 2.] SOBRIQUETS. 563
régions de la France à partir de 1040 ou environ. Assez souvent, surtout au début, elles sont accompagnées d'une expression telle que : qui vocalur^ qui cognominatur^ quem vocanl; dans le Nord, c'est plutôt Tun des termes : praenomine, agnomincy cognotnine bu cognoniento, souvent aussi le mot diclus. En voici quelques exemples :
Ermengaudus qui vocatur Yauadello (977) ^
Âialbertus Romanus qui Bonuê filius vocatur (977) '.
Aldo qui Baroncellus vocatur (978) '.
Ennego que vocant Bono filio (987)^.
Abo quem vocant Seniorellum (990) *.
Âiraldus cognomento Puer (1035) *.
Walterius cognomine Fugans lupum (1061) y.
Gaisfredus Papa bovem cognomine (1063)".
Roscelinus praenomine Equulta (1070)^.
Lisa dicta Honrecrop (1070) '».
Heiiricus, presbiter, cognomento Bonus amiius (1116)^*.
Garinus agnomine hmue bacon (v. 1120)'^.
Hais on trouve fréquemment aussi les deux noms simplement juxtaposés :
Gonstantius Exiguus (942) ".
Uerveus Mestiverius (1035) *^.
Thedbaldus Rufus (1046) «».
Les noms de cette espèce sont exprimés tantôt par un substantif, seul ou accompagné d'un qualificatif :
Amulfus Cementarius (1069)'®. Odo Curta coxa (v. 1100) ".
tantôt par un adjectif seul, tel que bonuSylongus, niger, etc., souvent aussi par une proposition comprenant un verbe, au participe présent ou A la
1. Charte de Nai'bonnc [Hist. de Languedoc ^ t. Y, col. 282).