CartuL de l'Yonne, n
564 NOMS DE PERSONNE. ILiv. m, Ch. ji.
troisième personne du présent de Tindicatif et précédé dans ce cas d*un pronom relatif :
Gausfridus Non bibens aquam (1102)*.
Galterius Qui non bibit de aqua (1114) *. Rainerius Qui se occidit (v. 1130) '.
Quelquefois aussi le verbe a été mis à Timpératif :
Hugo Manduca Britonem (1063)^.
Dès la fm du xi^ siècle il n*est pas rare de trouver les sobriquets exprimés en langue vulgaire dans les actes latins :
Margareta Badwagens (1070).
mzelinus Omekin (1073)».
Wilfricus Rabel {1083)«.
Terriens Bruneh (1093).
Stephanus Coneisers (1093).
Josr^edusPe<l7^(1093)^
C'est en langue vulgaire, du reste, que ces appellations avaient dû naître et leur forme se fixer, ce qui explique pourquoi la forme latine du nom d*un même individu, n'étant qu'une traduction, est sujette à des variations. Un individu nommé Le Blanc est en latin Albus, Candidus, Albinus; Le Petit : Parvus, Exlguus, PetUus, Les chartes de Saint-Père de Chartres font assez souvent mention, vers 1150, d'un vassal de l'abbaye qui y est appelé tantôt Guerricus Osculans Diabolum et tantôt Guerricus Basians Demonem ; la véritable forme de son nom nous est donnée par un aulre document : Guerricus Bèse Déable^.
Même lorsqu'il était exprimé en langue vulgaire le sobriquet se déclinait souvent comme le nom qui le précédait; ainsi, dans le cartulaire de Blessac, rédigé à la fin du xn« siècle, le nom d'une prieure fréquemment citée, Agnes la Lobeta^ devient au datif: Agneti a la Lobeta*, Telle est l'origine de noms de famille tels que Alapetite, Alamàrgot, etc.
Si l'on classe d'après leur signification les sobriquets qui se rencontrent dans les chartes, on observe que le plus grand nombre ont pour origine l'aspect extérieur et les particularités physiques des personnes :
Joscelinus Parvus, Radulfus Pinguis lingua, Guido Rubeus, Odo Cum barba.
Amalricus Sine pilo.
Garnerius Ocuîus canis, Fulco Eunucus, Fulcuinus Claudus.
Drogo Frons bovis.
Frogerius Pes ferreus.