MONNAIES; BIBLIOGRAPHIE
l. VI à X sont l'œuvre de Souchet de Bisseaux et sont fort complètes; celles des vol. suivants sont empruntées pour la plus grande partie au Traité de Le Blanc. — N. de Wailly, Mémoire sur les variations de la livre tournois depuis le règne de saint Louis jusqu'à rétablissement de la monnaie décimale, dans les Mém. de VAcad. des incripiions^ t. XXI, 2* part. (1857). — Pour les noms des monnaies on pourra consulter : Aboi de Bazinghen, Traité des monnoies, Paris, 1764, '2 vol. in-4''. — Les documents relatifs à l'histoire monétaire de la France devaient être réunis et publiés dans l'ouvrage suivant dont la publication a été interrompue après le 1* vol. : P. de Saulcy, Recueil de documents relatifs à Vhistoire des monnaies frappées par les rois de France depuis Phi^ lippe IJ jusqu'à François /•', Paris, 1879, in-4' {Coll. des doc. inéd. sur Vhisi. de France). Cet ouvrage a été malheureusement composé sans critique; l'auteur a classé chronologiquement, en leur accordant la même valeur, des renseignements empruntés à des compilations des derniers siècles et des documents authentiques provenant par exemple de la cour des mounaies*. Il ne faut donc utiliser ce volume qu'avec précaution et discernement, ce que rendent facile les indications de provenance.
Monnaies péjoales. Tobiesen Daby, Traité des monnoies des barons, Paris, 1790, 9 vol. in-4' plus un vol. de pi. La partie de ce livre qui peut encore être consultée avec le plus de fruit par les érudits est celle où l'auteur a réuni des documents relatifs aux « prélats et barons de France qui ont eu droit de battre monnoie mais dont on n'a pu en découvrir aucune ». (t. H, p. 225-331). — F. Poey-d' Ayant, Monnaies féodales de France, Paris, 1858-1*862, 3 vol. in-4'*. On n'y trouve de renseignements que sur les monnaies baronnales qui nous sont parvenues. Il y faut joindre l'ouvrage suivant qui en constitue le supplément : E. Garon, Monnaies féodales françaises, Paris, 1882, in-4^
ALLCHA6NE. On ne peut guère signaler que des monographies, et l'on ne dispose pour les recherches que d'une bibliographie insuffîsante et déjà ancienne : J. Leitsmann, Wegweiser auf dem Gebiete der deulschen Mûnzkunde, Weissensee, 1869, in-8'. — Pour les monnaies impériales des empereurs saxons et franconiens : H. Dannenberg, Die deutschen Mûnzen der Sâchsischen und Frànkischen Kaiserzeit, Berlin» 1876, in-4*.
ANGLETERRE. R. Ruding, Annals of Ihe coinage of Great Britain and ils dependencieSjZ*éd., Londres, 1870,3 vol. in-4'. — Edw. Hawkins, The silver coins of England arrangea and described, 2* éd. revue par R. Ll. Kentor, Londres, 1876, iii-8". — R. Lloyd Kenyon, The gold coins of England arranged and described, Londres, 1 884 \n-S\ — Pour I'Ecosse : R. W. Gocbran Patrick, Records ofthe coinage 0*1 Scotland from the earlicst pe^-ioi to the union, Edimbourg, 1876, 2 vol. in-4*. — Edw. Bums, The coinage of Scotland, Edimbourg, 1887, 5 vol. in-4%
ESPAGNE. — D. Juan de D. de la Rada y Delgado, Bibliografia numismâtica espanola, Madrid, 1886, in-8''. — AloIesHeiSB, Desciipcion gênerai de las monedas hispano cristianas desde la invasion de los Arabes^ Madrid, 1865-1869, 3 vol. in-4*'.
ITALIE. — V. Promis. Taoole sinottiche délie monete battute in Italia, Turin, 1869, in-4*. Dans ce répertoire bibliographique les indications sont classées par ateliers et les ateliers par ordre alphabétique. — F. et £. Gnecchi, Saggio di bibliografia numismâtica délie zecche italiane mediœvali e modemey Milan, 1889, in-8^
1. Le premier texte du vol. indique le cours du florin d'or en 1180. Or, chacun sait que le florin est une monnaie qui fut frappée pour la première fois à Florence en 1252.
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— Ph. ArgeUti, De moncfw llaliae tarioTum iUiutrium tiromm diiterlaLonn. Hilaii. 1750-1753,4 vol. 'm-\';ln Ph. Argetali Iraelalia de moHelii lUxliafappeitdii. Wbn, 1759, 3 vol. in-i". — G. -A. Zanetti. Nvovn raecolla délie monele e tecelie d'Itada, Bologne. 1775-1789, 5 vol. in-1*.
ORIENT LATIN. — G. Schlamlwrger. Numuinati<iut de rOrienl talbi. Parts, 1878, in-4'.
PORTDGAIi. — A.-C. Teixein de Aragào, DtKripçûo gérai e huloriea dai moedai cunhada* em nome dot reit, regentet o goeernadorei de Porlugal, Lisbonne, 1874-I8tO, 3 vol. in-8*.
Les ouvrages indiquée ci-dessus roumiront en général les moyens de reconnaître et d'identifier les monnaies mentionnées dans les documents, mais ce n'est que plus rarement qu'ils en indiqueroul la valeur. L'histoire monétaire est encore loin d'être faite, et moins encore l'histoire riaanciére et économique. C'est dans les textes diplomatiques qu'on peut trouver les éléments les plus sArs pour t'élude de toutes les questions qui se rattitehcnt aux monnaies. Sans parler des documents qui les concernent directement, la plupart des contrais et spécialement les chartes commerciales, les quittances, lus comptes, etc., contiennent de très nombreuses mentions de monnaies, accompagnées souvent d'indications relatives k leur cours ou à leur équivalence avec d'autres espèces. Il faut noter avec soin ces indications, qui ont presque toujours l'avantage d'être datées d'une manière précise; c'est avec leur aide qu'on peut reconstiluer les anciens systèmes monétaires, étudier les variations des coui-s et du change, fixer tes valeurs, déterminer et comparer les prix, préparer en un mol les matériaux indispensables à l'histoire économique.
Quelques exemples, choisis parmi les mentions les plus fréquentes, suffiront à monti-er la nature de ces indications.
Un contrat de vente fait à Pavie, en 967, constate un paiement en livres de 2iO deniers : m Accepimus... argcntum per denarios bonos libras cenfl tutnahcnleperunaquis libra denarios duocenti quadraginta' ». Ce texte peut servir à montrer qu'en Italie, et sous le règne d'Otlon le Grand, la taille des espèces était toujours celle qui avait été établie par Charlemagne, c'est-à-dire de 20 sous de 13 deniers, ou de Î40 deniers à la livre. Observons à ce propos que la livre n'est ici et ne fut jamais qu'une monnaie de compte, et que, pendant tout le moyen âge, on eut l'habitude de spécifier de quels deniers elle était composée, par exemple : libra [deaariorum^ Pari»ieiisiitin, ou Turonensium. L'adjectif ethnique, presque toujours écrit en abrégé, qui suit te mot hvre, s'applique donc au mot deniers sousentendu et doit être au génitif pluriel.
Une obligation hypothécaire de 25 000 sous, souscrite en 1303 par un vicomte de Marseille au prolït d'un certain Anselme, qui avait prêté 13000 s. audit vicomte et remboursé 12000 s. à l'un de ses créanciei-s.