‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 26 sur 554 · U. Prou, Les registres d' Honorius IV, n · texte numérisé non relu

U. Prou, Les registres d' Honorius IV, n

3. Acte de Charles IV du 20 octobre 1373. (Lacomblet, Urkundenbuch, t. III, p. 674.) Cf. la note où Lacomblet expose que la méprise est celte fois au compte de la chancellerie et comment les prétendues incorrections tiennent à ce fait qu'on avait reproduit les termes d'un diplôme de Louis de Bavière de 1314.

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comme nous dirions aujourd'hui, la critique diplomatique'. Ses successeurs, Jean du Tillet (f 1570), Théodore Godeproy (1580-1649), Pierre Dopn (1582-1651) comptèrent plus tard au nombi*c des publicistcs érudiis qui mirent les charies au senice de la politique et de Thistoire.

Les véritables recherches historiques et les premiers travaux critiques ne datent en réalité que de la Renaissance. L'antiquité, il est vrai, attira tout d'abord à peu près exclusivement l'attention des humanistes, mais les procédés qu'ils appliquèrent à l'étude des textes, et plus encore leur sentiment critique, leur esprit de curiosité érudite, ne tardèrent pas c^ s'étendi-e au moyen âge. Les historiens, les jurisconsultes, les publicistes appliquèrent de nouvelles méthodes à l'étude du passé, se préoccupèrent de multiplier leurs sources d'information, d'en discuter la valeur, et bientôt puisèrent à l'envi dans les chartes des renseignements sur les personnages, les faits, les mœurs, les usages, les coutumes et le droit public.

On peut citer comme l'un des premiers exemples de critique diplomatique la réponse adressée par Pétrarque, en 1561, à l'empereur Charles IV, qui l'avait consulté sur l'autorité de prétendus privilèges accordés à l'Autriche par Jules César et Néron*.

Un siècle plus tard, un humaniste, Lorenzo Valla, attaquait violemment la donation de Constantin, et, dans une discussion passionnée, conduite d'après les procédés de la rhétorique latine que l'auteur avait enseignée à Pavie, soumettait le texte de ce document à un examen rigoureux. Sa critique très inexpérimentée, très ignorante des usages du moyen âge, est suffisante pour démontrer la fausseté de l'acte, mais impuissante à déterminer avec quelque précision la date et les motifs de la fraude'. Ce libelle inaugure une longue série d'opuscules du même geni*e destinés à attaquer ou à défendre des diplômes.

1. J^es travaux de Gérard de Hontaigu sur le Trésor des chartes, autrefois conservés â la Bibl. nal., ont été cédés aux Archives nationales. Les observations indiquées ici se trouvent dans le reg^istre JJ 1 *^ fol. 52 et ss. Gérard de Montaigu remarque, par esemple, que Louis VII a pris dans ses actes le litre de duc d'Aquitaine, qu'il a fait usage d'un sceau pendant et double more anglicano; il tire d'une charte la notion qu'on évéque était pourvu de deux évêchés; il observe que les rois méravingiens prennent le titre de vir illusier; il fait sur le titre du roi carlovingien cette remarque très jaste : « Vocat se rcgera simpIiciter,non pouendo Frattc., et loquitur per nos in principio c et per ego in line > ; il s'attache à noter les actes où les rois d'Angleterre ont appelé le roi de France dominus tiosier; il recueille enfin beaucoup de particularités sur les formules et les sceaux. Voyez sur Géi*ard de Montaigu, Bordier, Archives de la France, p. 154 et suiv.

2. F. pETRARCHAE, Corolo IV ttiip. roM. s. epist. de falsilale priviUgil Austriam ab imperio eximentis (Epist. V, libr. XV rerum senilium^ Opera^ éd. de Bftle, 1851, in-fol., p. 055). Laissant aiu jurisconsultes la discussion du point de droit, Pétrarque s'attache à la critique des textes dont il rapproche les termes de ceux des documents contemporains. Sur la date de cette lettre voyez Albert Jargkr, Francesco Petrarca^s Brie fan Kaiser Karl IV ûber das ôêierreichisehe Privilegium vom Jahre 1058, dans Archio fùrœtlerr. Geschichte, t. XXXVIIÏ (1867), p. 437-485.

3. De falêo crédita et ementHa donalione Constant ini; cet ouvrage, écrit vers 1443

56 HISTOIRE DE L\ DIPLOMATIQUE. [Liv. i, Chap. u

Vi^ra le même temps, le savant nbbû Jean Tritheiii écrivait l'histoire ' ;s abbayes tl'Hirschau et de Sponlieim à l'aide de leurs archives, et interilait dans son récit un grand nombre de documents < . Bien que ces œuvres lient encoi'e conçues dans le sentiment du moyen âge, elles témoignent ^pendant déjà, dans l'emploi des textes, d'un véritable sens critique. Hais pour rendre vraiment utilisables, en vue de l'histoire et de la ■itique, les documents diplomatiques. cachi'S dans des chartriers soileusemcnt fermés aux curieux, il fallait que l'imprimerie les mit à portée de ceux qui n'avaient à les connaître qu'un intértit scienlique. Ce fut surtout l'œuvre des jurisconsultes et en particulier des ublicistes. des feudistes et des canonistes, qui en avaient en quelque orte la pratique professionnelle. Ils furent en cela les premiers mai- ■es des historiens longtemps attardés à l'imitation des œuvres de antiquité, ou plutét ils furent eux-nu^mes les premiers historiens qui mployèreut ces documents pour l'histoire du droit ainsi que des istitutions de l'État et de l'Église. Guillaume Budé (U67-I5'i0}. ncien secrétaire du i-oi, trouve l'occasion d'alléguer des chartes dans ES commentaires sur les Pandecles. Un jurisconsulte suisse, J. de Watt i484-15ol), compose, dès le début du ivi" siècle, une esquisse de docrine diplomatique en vue de l'application des chartes à l'étude des anliuités*. A la même époque, un conseiller au parlement de Grenoble, jmardu Ritaii., auteur des premières histoires du droit romain et du roit canon que l'on connaisse, écrit une histoire du Dauphiné où il mploie les chartes avec les inscriptions '. C'est l'histoire locale, en effet, [ui contribua A répandre chez les historiens le goût des recherches érujites et l'élude des documents. Tandis que les histoires générales s'éci'ient encore à l'aide du fonds traditionnel et dans le sens de la rhétorique. es histoires de provinces, de localités et de familles se renouvellent et se :omplétent déjà par l'appoil de documents nouveaux.

•t remanié pljs tard, fut publié pour la première Tois par lilrich de Hnltcn en 1517 A dédié à Léon X; il seiiit de niacliîne de guerre à la Hérorrae contre la Npaulé et ul Murenl l'éimprjmé. On le trouve notamment dans les cpuvres de son auteur : l^uenlii Vai.lic Opéra, Bile. 1513. iii-fol.

1. Jeau Thitheii, Dé en 140! i Tritlcnheim prés de Trêves, moine à Sponheim :n liSi. abbé en 14)iS. abbé de Sainl-Jacques de Wunbourg en 150G, mort en 1516. Ses euvres liisloriques ont été publiées par H«r. FnEHrn ; Oprra hUtorha, FrancTort, 1601. in-fol. On ï trouve ; Chronica intignit moniut. Hirtaugïexui» et Chroniam nini. Spoiiheimfiiri,.

i. Joachimi VimiM Farrago anliquitatum Alamaaaicarum, publ. par Gotni^t au t. 111 de ses Stripl. rrrum Alamaii. Cf. du même, De obicurh AtamaHiticonimTerborum tignifiealioaibut epitlola : c'est un essai curieui d'interprétation des termes tecbniques des chariea, publié également par Gotdast au t. H des Scriptoret rtr. ilanian,

3. Aimarl Rivillh De Allobrogiba» libri IX. Il était conseiller au Parlement de KreiKdile en 15!0. Son histoire, longtemps demeurée manuscrite, a été publiée par H. A. de Terhediç-k (Vienne, lBi4, in-S). Sur Aîmar du Rivail, voyei Revue du Dauphiné, l. VI (1830).

LE XYI« SIÈCLE. 57

Les polémiques dliistoire religieuse, conséquence de la Réfonne, devaient faire avancer plus encore la recherche, la mise en œuvre et surtout la critique des sources diplomatiques. Maihias Flach Francowitz {Flacius îUyricut) et les centuriateurs de Magdebourg, tout en exprimant le regret que les documents de ce genre leur fassent défaut pour leur grande œuvre de justification historique de la Réformes rapportent ceux qu'ils connaissent, et font porter tout TefTort de leur critique contre les fausses décrétales. Leur entreprise suscite bientôt un adversaire mieux armé; le cardinal Baronius écrit, au milieu des archives du Vatican, les plus riches de la chrétienté, des annales de TÉglise, en grande partie fondées sur des documents originaux qui y sont pour la première fois cités, analysés ou même rapportés en entier'.

En France, l'histoire du droit public et bientôt l'histoire provinciale se renouvellent dans la seconde moitié du xvi« siècle, grâce à ces sources nouvelles que recherchent à Tenvi les jurisconsultes, les historiens, les érudits et les curieux. Jean du Tillet, gi^efïîer du parlement, peut mettre à profit les archives de la couronne dans ses Mémoires et recherches peur V intelligence de VÉtat et des affaires en France '. Etienne Pasquier cherche dans les chartes des renseignements sur les institutions, les usages, les mœurs et toutes les curiosités de l'histoire*; Pierre Pithou, en écrivant son histoire inachevée des comtes de Champagne", avertit qu'elle est tirée « pièce à pièce et au vray d'anciennes chartes desquelles une bonne partie se manie encore aujourd'huy par peu de gens », et, dans l'un de ses recueils historiques, il fait, le premier, une place aux sources diplomatiques*. Claude Fauciiet combine les chartes avec les chroniques dans ses Antiquités gauloises et françaises"^. Le jurisconsulte Antoine LoisEL (1556-1617) et son compatriote Pierre Louvet (1576-1646) font des chartes l'emploi le plus judicieux dans leurs travaux sur l'histoire du

1. Eccleêiattiea hiêtoriCy inlegram ecclesiae Chnsfi ideam secundum singulas ceniuriaê perspicuo ordine complectens, Dâle, 1560-1574, 13 vol. in-fol.

^. Annale* ecclesiaêiici a Chrûto nalo ad annum 1108, Rome, 1578-1585, in-fol.

3. Cet ouvrage ne fut publié qu'en 1577, sept ans après la mort de son auteur. U a prit plus tard le titre de Recueil des roy» de France, leur couronne et maison (1580), et a ëlé souvent réimprimé sous celte forme. Du Tillet avait dés 1560 publié un Disctmrê sur la majorité du roi très chrétien^ in-4.

4. La première édit. du livre I de ses Recherches de la France est de 1560 (Paris, pet. in-8); le livre U parut en 1565.

5. Le premier livre des mémoires des comtes héréditaires de Champagne et de Brie, Paris, Kob. Esliennc, 1572, in-8.

6. Annalium et historiae Francorum ab ann. 708-090, scriptores coaetanei XU, Paris, 1588. S vol. in-8. Il en indique soigneusement les sources et l'on voit qu'il avait été chercher jusque dans les archives de l'église de Narbonne le privilège de Louis le Pieux pour les Espagnols réfugiés.

7. La dédicace du premier livre au roi Henri IV est datée de 1590, mais, comme l'indique un avis au lecteur, l'ouvrage avait été composé bien antérieurement et avait subi toutes sortes de vicissitudes. Un autre ouvrage où Fauchet tire encore plus grand parti des chartes : Origine des dignitez et magistrats de France, avait été présenté Henri III en 1584. Ses Œuvres ont été publiées à Paris, 1610, in~4.

58 HISTOIRE DE LA DIPLOMATIQUE. [In. i. Chai-, h

Beauvaisis'; Guillaume CiTSL (1560-16S6) les utilise dans ses travaux sur le Languedoc', et Jean Bbslï (1572-1644) en intei-calc un bon nombre, comme cela devenait d'usage, dans son Hùtoiit des comtes de Pmlou*. Vers la même époque, un jurisconsulte du Berrj', Jean Cnsite (1&59'1627), conçoit le projet, repris bientôt après par les frères de Saînte-Martbe, de fonder sur les cbnrles l'histoire des églises de la France et, sous ie titre de Ckronologica hitloria archiejiucojiorum et episcoporum Galtiae, il publie, en 1621. la première ébauche de ce qui deviendra le Gallia ckrûtiana*. A l'étranger. Goi.dast (1576-1635) introduit une série de chartes dans ses Srriplores rerum Alamannicarum', et Aubert ie Mire (Jftrteut) entreprend de publier tous les textes diplomatiques intéressant l'histoire, que contenaient les charlners ecclésiastiques des Pays-Bas '.

Dés lors, l'élan était donné et les publications de textes diplomatiques ne cessèrent de se multiplier. L'énuméralion des ouvrages du xvu' siéclequi contiennent des documents de ce genre serait presque interminable et plus longue encore celle des publications où des chartes sont employées, allouées, citées et discutées. Il faut se borner à citer quelques grands recueils comme ceux de dom Luc d'AciiERT, de Baluze, de MiniLLon^.

Jamais les diplômes et les chartes ne furent l'objet de discussions aussi nombreuses et aussi passionnées, et non pas seulement de discussions scienliliques. C'est avec les chaînes que se discutent entre jurisconsultes, feudistes, généalogistes, hommes d'État, les questions de droit, les privilèges, les prèrogntives, les revendications de territoire, les prétentions de tous genres. Les archives sont des arsenaux où les avocats de la cou-

1. A. LoisKL, Mémoirei det pay», villet. comté et comla, émehé eî ieetquet, pairrie. • ommuiie... de Beautait, l'aiis. 1017, in-4. — 1>. Louvet, L'hittoire dt la ville tt cité de Otauivtii et det aatiquilet de Beauvaiiti, Rouen, IGli, in-S: Hitloitr cl miliijuîlei du paît de Beauvaiiii, Beiuvais, 1Q3I, iii-8; Hùloire et antiguiles da diocète de Beauvait, Itcauvai», 1035, iii-8.

3. HiV/oi'iv de* comte» de Tolme. 1633. in-fol.; Uémoirei tur i'hiiloire de Langlitdo<, 1653, in-rol.

S. L'ouvrage ne fut publié que plusieurs années apr^s sa morl, en 1017, I toi. in-fol-, avec un autre également fonda sur les chirles : Dei éeéqucM de FoUicrt acer let pr«(iio.. ]647. iri-4.

4. Le mâtne auleur avait enlrepi-is un recueil de ehartes municipales ; Recueil det aliliguilei et privilège* de la ville de Bourgei et de plutieun autre* eillet capiUllet du royaume... le tout extrait de* charte» det eilie», Paris, 16Ï1, pet. in-4.

5. Au t. II. ï'rancrart (1903), Charlarui" el iiutrtimeniorum veterum Alamtnni' corum cenluria.

6. De 10!4 à 1630 il publie à Druielles et & Anvers quatre collections de chartes : Codex doHalioHum piarum, Diplomala Bclgica, Doaalionei Belgicae, Sotilia eccleii'ai'uiii Helgii. qui ont été plus lard l'efondues cl augmentées par le clmuoine Jos.-Fr. Fatptxs et publiées sous le titj-c de Slirai opéra dtplemalica. Bruxelles. 17!î-n48. 4 vol. in-fol.

7. L» 1" éd. (13 vol. in-4) du SpidUgium de d'Acmat fut publiée de 1655 i 1677; Baldie commence en 1083 la publication de ses Mitcetlanea : S» la publication de ses Vêlera analecla, etc.

g i] I.E XVII' SIÈCLE. — GUERRES DIPLOMATIQUES. 59

ronne trouvent les «irraes qui leur sont nécessaires pour défendre par tout le royaume a les droits du roi * » ; les jurisconsultes y cherchent des arguments pour défendre ou attaquer le franc-alleu'; les grands seigneurs les font compulser pour y retrouver les preuves de Tancienneté de leur noblesse, des illustrations de leurs alliances et de la légitimité de leurs prétentions'; les diplomates en font la base de leurs discussions, et les juristes des chambres de réunion y recueillent les éléments de leurs arrêts.

En Allemagne, de nombreuses discussions sur les diplômes s'engagèrent au xvn« siècle, surtout à l'occasion des questions de droit public, de souveraineté et de médiatisation des villes et des abbayes, qui suivirent la guerre de Trente Ans et la paix de Westphalie. L'authenticité des documents produits par les parties à l'appui de leurs prétentions fut contestée par leurs adversaires, et des mémoires innombrables portèrent devant Topinion publique la plupart des débats qui s'agitèrent à ce sujet devant les tribunaux. L'un des plus anciens fut le procès qui s'engagea entre Tarchevéché de Trêves et l'abbaye de Saint-Maximin au sujet de la médiatisation de l'abbaye; d'autres eurent pour objet les privilèges d'Aix-la-Chapelle, le droit d'étape de la ville de Magdebourg, les prétentions de l'évéché de Brème, les immunités de l'abbaye de Kempten, les droits de l'abbaye de Corvey sur l'île de Ruegen, les privilèges des abbayes d'Ebrach, de Fulda, de Gandersheim, de Uersfeld, la revendication par l'abbaye de Lindau de la suzeraineté de la ville, les prétentions de l'abbaye de Reichenau sur la ville d'Ulm, les écoles d'Osnabnick, les privilèges relatifs à la Franconie de l'évéché deWurzbourg, etc. I^ nom de guerres diplomatiques (Bella diplomatica) a été donné à foutes ces contestations par leur premier historien *, et il leur est demeuré.

1. Pour ne citer qu'un exemple mais caractéristique, Richelieu avait fait, dès 1613, recueînir â la Uochelle, par un conseiller au présidial, des copies des principaux titres des archives de la ville et les avait livrées â Tarchiviste de la Sainte-Chapelle, Auguste Gallast, qui put ainsi publier dés 1628, aussitôt après le siège, une justification des firoits du roi intitulée : Discours au roy sur la naissance^ ancien estât ^ progrez et accroiês ment de la ville de la Uochelle (in-8 de 160 p.)* H faudrait citer ici presque tous les ouvrages de Pierre Dcpuy, sur les libertés de l'Eglise gallicane (1639), sur les régences et majorités des rois (1655), etc., et remarquer aussi qu'il fut membre de la commission chargée de faire valoir les droits du roi sur les Trois Êvèchcs.

2. Sur la gueri*e contre l'alleu, voyez P. Viollkt, Précis de l'histoire du droit français, p. 508 et suiv.

3. Entre beaucoup d*auti*es citons parmi les meilleure ouvrages de ce genre les généalogies et histoires de familles seigneuriales d'André Duchesne (1584-1640), celles des maisons de Luxembourg (1617), de Ghâtillon et de Rais (1621), de Montmorency et de Laval (1624), de Vergy (1625), des comtes d'Albon et dauphins de Viennois (1628), des maisons de Guines, d'Ardres, de Gand et de Coucy (1631); citons aussi l'Histoire généalogique de la maison de France et des grands officiers de la couronne^ du P. AxsELSE, dont la 1** éd. (2 vol. in-4) parut en 1074. Nous aurons occasion de parler ailleurs des travaux* faits pour étaycr les prétentions généalogiques des maisons de Guise, de Bouillon, de Rohan, etc.

4. Ldwswig, Dj usa et praestanlia diplomatum et diplomaticae artis. Porro de bellis

60 HISTOIRE DE LA DIPLOMATIQUE. [Liv, i, Chap. ii

Dans ces dissertations de valeur très inégaie, on trouve sans doute çà et là, sur des points de détail et au milieu d'erreurs, aussi nombreuses dans la défense que dans l'attaque, des vues justes et des observations judicieuses. Les Allemands se plaisent à faire honneur particulièrement à Hermann Co.nring, auteur d*un volumineux mémoire pour la ville de Lindau, d'un sens critique et de qualités de méthode remarquables, et le regardent volontiers comme un initiateur *.

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