Encres; initiales ornées
L'encre noire a été employée à peu près seule pour écrire les documents diplomatiques. De nombreuses recettes, dont quelques-unes remontent h l'antiquité, nous renseignent sur la composition des encres qui ont été en usage pendant le moyen âge. La plupart avaient pour base la noix de galle et le vitriol (sulfate de fer ou de cuivre), auxquels s'ajoutait de l'eau, additionnée de gomme et souvent de vin ou de vinaigre. L'excès d'acidité du sulfate de fer a souvent donné à l'encre une teinte rousse ou jaunâtre; le sulfate de cuivre lui donnait du brillant, mais parfois la faisait tourner au vert. La teinte rousse ou jaunAtre s'observe fréquemment dans les documents antérieurs au xi« siècle; du xi^ siècle à la fin du xni^, l'encre a été particulièrement noire et brillante, celle des documents postérieurs a ordinairement pAli. Ces caractères généraux sont du reste trop incertains pour que la critique en puisse tirer parti; mais, en cas d'additions posté-
a nostruin !icta siiit, ex lilteris quas quidam frater Fuldciisis uobis, non in membraiia « scriptas set in tabella^ transmisit, cogno-cere polcritis. » (Jaffé, Bibliolh. rer. germ.^ t. I, p. 221.)
1. Folquin rapporte que l'un des bienfaiteurs de l'abbaye de St-Bertin, Goibert, sur le point de mourir, en 838, « dcscripsit ipse propria manu in tabulis ccratis, quac exto- « rius celatae eranl oarbulis crassi piscis et subtus deauratae erant qualiter.... » (GuKRARD, CartuL de St-Uertin, p. ICO.)
2. Publ. par M. N. de Waili.y, au t. XXI du Recueil des hisl. de la France^ avec tin fac-similé.