Publ. au t. XXII du même recueil
4. Publ. par M. Flavverhont, llist, des institutions municip, de Senlis (45* fasc de la Bibl. de VÉc, des hautes études), avec un fac-similé. Le fac-similé d'une autre de CCS tablettes se trouve dans le Musée des arch. départ., pi. XLIV.
5. Musée britannique, add. ms. 33 215. Voy. H. Omost, Sur des tablettes de cire du Musée britannique, dans les Comptes rendus des séances de la Soc. des antiquaires, 1889. Une tablette de cire que l'on présume aussi provenir de Cîteaux se trouve à la Bibl. de Lyon; elle a été reproduite dans la Collection lyonnaise de fac-similés, pi. II.
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rieures, de surcharges ou d'interpolations, les différences dans la teinte des encres les signalent aussi sûrement que les caractères de récriture. Souvent, par suite de la mauvaise qualité de Tencre, sous l'action du temps, de la lumière ou du frottement, récriture a presque disparu. Pour la faire revivre on a fréquemment employé des procédés qui ont laissé sur les documents de larges traces brunes ou bleuâtres et rendu les textes encore moins lisibles qu'ils n'étaient auparavant. Il n'existe qu'un seul moyen de faire revivre les anciennes écritures sans altérer les manuscrits: il consiste à étendre à l'aide d'un pinceau sur la partie du texte qui est effacée une couche légère de sulfhydrate d'ammoniaque concentré. Ce procédé a l'inconvénient de ne faire reparaître l'écriture que pour quelques instants, mais c'est à peine s'il laisse sur le parchemin ou sur le papier une légère trace brillante.
A l'imitation des empereurs d'Orient, quelques souverains de l'Italie et de l'Allemagne firent expédier certains diplômes particulièrement solennels en lettres d'or, tracées parfois sur du parchemin teint en pourpre*. Le plus célèbre de ces documents est le privilège accordé, le 15 février 902, par l'empereur Otton !«' à l'église romaine. Il faut observer toutefois que l'exemplaire écrit en or sur parchemin pourpre, conservé aux archives du Vatican, n'est, d'après M. de Sickel, qu'une copie contemporaine non dépourvue d'un certain caractère officiel*. En Italie, l'usage de la chrysographie ne fut pas restreint aux diplômes des souverains; M. Ces. Paoli a signalé deux actes privés, l'un de Salerne (1015), l'autre d'Arezzo (1 1 14), où certains mots et quelques formules ont été écrits à l'encre d'or*. II ne semble pas qu'aucune chancellerie française ait jamais fait usage d'encre TTiétallique, sinon dans quelques lettres ornées dont il sera question plus loin. La dernière mention qu'on possède d'un document écrit en lettres d'or est ivlalive à la copie d'un privilège de Frédéric II et se trouve dans un diplôme du môme empereur en date du 24 février 1219*.
L'encre rouge, d'un usage si fréquent dans les manuscrits du moyen âge, n'a été que très exceptionnellement employée dans les documents diplomatiques. On sait que les empereurs byzantins souscrivaient leurs diplômes au cinabre. Un de leurs actes, consené dans les archives de Saint-Denis, au bas duquel se lit le mot legimus, tracé en grands caractères
i. Voy. \V. Wattknbacîî, SchrifttDeien, 2" éd., pp. 215-217, et surtout Bre^st.au, Hnndimch d. Urhundenlehre. t. I, pp. 809-90i.
2. Th. V. SicKBL, Das PHvUeg Olto's /, fur die rômische Kirrhe^ irinsbrucK, m-8 (avec fac-sim.).
5. Ces. Paoli, Seriilura a oro nei documrnti^ dans Archivio stor, itat.t 4* stTio. t. VI, p. 358.
4. B(înNEn-PiCKKB, Hegetta, n* 987. H existe aussi, il est vrai, au xiv« s., quelques actes de Rodolphe IV d'Autriche dont l'invocation (et une fois ta souscription) est on lettres d'or, mais cela rentre dans l'ornementation. (Bresslav, ouvr. cit., p. 904.)
504 CARACTÈIIKS EXTÉRIEl'RS UER OIARTES. [tiv.iv.CH.ii
lYiagcs', parait avoir servi di; mod(>lc k la chancellerie de Charles le Chauve dont plusieurs dîplAiDcs reproduisent, tîgniemeni à l'encre rouge, ci'lte souscription'. Vers le même temps les princes de Capoue. de Bènèvent et de Salerne traçaient ù l'encre rouge le monogramme qui se trouve au bas de leurs diplAmes'. On observe le même fait dans un diplôme du TOI de France. l>ouis VI, do H27, où la première ligne et les lettres initiales de chaque phrase ont élé. comme le monogramme, tracées ù l'encre rouge*. Si, dans les diplômes et les chartes, l'emploi de l'encre rouge a toujours Hè exceptionnel, elle a élé par contre d'un usage fréquent dans les cartulaires et d'une manière plus générale dans les registres et les rouleaux, où l'on s'en servait pour les titres, qui en ont retenu le nom caractéristique de rubriques.
Les grandes initiales peintes, ornées et historiées, les encadrements ainsi que les miniatures proprement dites ont toujours élé des exceptions dans les documents diplomatiques*. On pourrait les croire plus Tréquentcs, d'après le nombre des documents ainsi ornés que l'on rencontre dans les vitrines des dépôts publics ou dans les recueils de fac-similés, si l'on ne savait qu'on s'est toujours complu assez naturellement à rechercher ces curiosité pour les exposer ou les reproduire. Les exemples que l'on peut citer se rappoilent généralement à des actes d'une solennité ou d'une iniporinnce particuliéros. et ce sont parfois, -non pas les originaux mêmes, mais des copies que le possesseur de l'acte a fait exécuter avecluxe, plus ou moins longtemps apri>s la date de l'original, fie ce nombre est par exemple une copie, accompagnée de miniatures, exécutée en 1295, de la charte condrmative de biens, concédée en 968, A l'abbaye de Saînle-Glossinde par l'évéquc de Metz*.
fiens les documents originaux, ce n'est pas avant te xi* siècle que l'on rencontre parfois quelques ornements; encore ne portent-ils guère que
* L. Douât d'Arcq. CharU» à vignetlii, dans Reçue archéologiqur, t. VllI (1817- 1R18). pp. 7tO-:5U. — £. Dupont, Troii charlet à vigaeltes (1577, 1589, HOÎ\ Jaits Noiirea et doc. publ. pour fa Sor. de l'Iiiit. de France, Pnris, 1884, iiL-8, p. 187-218, avec reprod.
1. Orip. Arch. nal., K 7, n* 17*. — Vo». H. Obost, Lettre gitcqtie mr papyna l'mani'e de la rhatiettUrif imp^iale de Conilanlinople conierv/e aux ntrA. nat. cl publ. avec fae-iim. dans /Ici' . archéolag.. I. XIK, 1802.
9. KIIg si? trouve nolamment dans les aclee Euivaiils ; 863, 24 atril. Dipl. pour Saint- Vartin de Toui's. L'oritr- n'ciiste plus, mais Daluic a donné un fac-sim. de la souscriplion. Bibl. nal., Oill. Balaie, 1. UXVI, fol, il,— S. d. (870-871). Dipl. pour St-Hcdard de Soissons. Orift- Arcli, iiar., K H. n- 9». — 871, 12 mai (et ntin 846). Dipl. pour l'Église de Paris. Oi-i|;. Arch. nat., K 11. n* 4. —877, 5 mai. Dipl. pour St-Corneillede Compiègtic. Otif. Dibl. na[. ms, lai. 8837. Toi. i!l. Dans ce dernier dipT. le monogr. csl é);3lemenl en rouge. Voy. une reprod. Je ces souscriptions dans Oia^ir, Hein, ril.