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dan, les doeumenU émané» de la ehancellene "^"'- .^"X^'^^^^. d-0,T.,ue (1109-1126,, les de«« écritures sent e"Pl7«;/™Xet ment; l'écriture française domine dans le, 1»™"'«"''J;„'Ç'„" ' ,«. de Léon, 1. .iaigethique dan» ceui de Ga ,ce. A>ec *'P''»°« Jl^ > „,„ 1167) l'écriture nouvelle prédomme dans les acte ")»"«. B»';^ ''' privés, où elle a commencé S être employée .prés 1 U5 «»= '« P^j; Le. rapidement, sauf en Galice, où ,1 ,. est pas rare de rencon « cliartes en écriture ïi.isolUique usquà reïtréme lin du xi • »'«'» ^
.'crire usitée en France et dont le, plu, "f "» »P««""" ,S ^ remontent au «• siècle, tut elle aussi une Iranslormafon de 1 ancienn cri ut romaine de cLancellerie. Sou. ,a forme »"■" ' ^.J Jemplovée. pendant 1. période mérovmg.enne. a écnre le, a*^»* „„. oue,' On lui donne communément le nom de cur,no <"'""'!^,. 2 "e A plupart des documents où on la renc.ni™ »n, des dm.» iovaui C'est une écriture dont le, caractères sont très serrés et cm" St mèt^e ;"lois le, un, sur les autres; ils sont de plu, surcha,ïç,
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iiulioiwlcs. Ils ont
8 7^] PROPAGATION DE I/ÉCiUTURE FRANÇAISE. 517
de ligatures compliquées et de traits parasites. Elle a persisté, sans grandes modifications, jusque sous Charlemagne, époque où son développement fut brusquement interrompu par une réforme calligraphique, qui substitua à la cursive une autre forme d'écriture, dont les caractères sont indépendants les uns des autres, de formes plus arrêtées et de contours plus arrondis. Cette nouvelle écriture est la minuscule carolingienne ou Caroline, qui, devenue célèbre sous le nom d'écriture française, devait se répandre dans le monde entier, au moyen âge d*abord, en remplaçant du x« au xu« siècle dans toute la chrétienté les écritures nationales, et une seconde fois à la Renaissance, en se substituant aux formes gothiques, sous l'influence des humanistes, pour devenir récriture dite hnmanUiique et plus tard le caractère romain de la typographie d'où dérive celui qui est encore en usage.
Ce n'est point ici le lieu d'exposer comment et sous quelles influences s'est opérée sous Charlemagne la réforme caUigraphique. L'écriture diplomatique n'en ressentit les effets qu'à partir du règne de Louis le Pieux. La minuscule qui fut employée depuis lors dans les diplômes et les chartes peut être désignée, jusqu'à la fin de la dynastie carolingienne, sous le nom de minuscule Caroline, et depuis sous le nom de minuscule romane. Elle ne cessa jusqu'au xn« siècle de se perfectionner en acquérant plus de régularité. Chaque caractère y a sa forme déterminée et est indépendant des autres; les traits en sont droits et nettement arrêtés; les abréviations sont fixes et employées avec mesure. C'est sous cette forme que la minuscule romane s'est propagée, comme on l'a dit plus haut, dans toute l'Europe. Dans chacun des pays qui l'ont adoptée elle a continué ensuite à se transformer peu h, peu, et naturellement les modifications qu'elle a subies n'ont point été partout uniformes. Dans l'écriture des différentes contrées de l'Europe depuis le xn« siècle, on peut • constater des divergences locales qui vont s'accentuant avec le temps. Bien plus, dans un même pays, l'écriture de chaque province acquiert un caractère particulier, qu'un œil exercé peut parvenir à discerner; et les usages de certaines chancelleries ont donné à l'écriture de certaines catégories d'actes un aspect particulier. Mais, chose remarquable, ces modifications locales sont relalivement peu importantes, à peine assez pour qu'elles puissent aider à discerner la provenance des documents, et somme toute l'évolution de l'écriture a suivi depuis le xn" siècle une marche commune dans les États même les plus éloignés les uns deç autres. Une marche commune, mais non point partout aussi rapide : on peut dire que le développement de l'écriture a été en avance dans les pays de l'Ouest, en retard dans ceux de l'Est, et qu'entre les deux il y a approximativement une différence de tout un siècle. Mais il faut observer que celte notion, pour vraie qu'elle soit en ce qui touche l'évolution générale de l'écriture, est d'un secours bien insuffisant pour la solution du problème qui se pose constamment à qui étudie les textes du moyen âge : dater un document d'après ses caractères paléographiques. Non seulement, en effet, certains pays étaient en retard sur d'autres, certaines
Îil8 l/ÉCRITritE DES (MARTES. [Liv. iv. Cmai-. h
chancellei-îes ou certnins bureaux d't^criture s'appliquaient à consener In Iradilion d'une (écriture onciennp, mais surtout Ins scribes conservaient toute leur vie l'écriture de leur jeunesse ; aussi les problèmes de ce genre ne peuvent guère comporter que des solutions approximatives ou pour mieux dire inceitaines.
Le xu' siècle est l'âge de la belle minuscule romane, de celle que M. Watlenbach app<<lle la minuscule achevée de forme {autgebiidele Miiniikel). Mais dès la fin de ce même siècle se manifestent les premiers symptômes d'une dégénérescence : on écrit beaucoup plus qu'aulrerois, nvec plus de rapidité et consèquemment de négligence; les abréviations se multiplient, et peu à peu les caractères tendent à prendre un aspect anguleux. C'est le commencement de la métamorphose de l'êcril ure romane on gothique qui s'efTectue au cours du xiu' siècle. Ce terme de gothique n'implique bien entendu aucune relation avec les Goths; il date d'un temps où on t'appliquait non sans mépris à toutes les choses du moyen ége.
Dès le commencement du xni" siècle avait reparu dans les actes non solennels une écriture cursive ou plutôt courante qui n'est autre chose qu'une minuscule négligée, dans laquelle les lettres d'un même mot sont écrites sans lever la plume. D'abord raide et droite ou penchée à gauche, lormée de caractères serrés, elle ne tarde pas à s'espacer tout en réunissant les lettres par des ligatures, puis elle se resserre et devient plus anguleuse à la tin du même siècle et au commencement du suivant. Vers le même temps la combinaison de cette cursive avec la minuscule forme une nouvelle écriture diplomatique très uniforme, très répandue, et qui sert A écrire jusqu'aux actes les plus solennels.
L'usage de la cursive se propagea de plus en plus au iiv< et au xv siècle et presque partout elle tendit à se substituer à l'écriture mixte. Dans la pratique des notaires, des greffiers, des procureurs, elle aboutit à une écriture précipitée, dont les abréviations, souvent nombreuses, sont très irrégulières, et qui est à grand'peine lisible. En mfinie temps les variétés se multiplient et l'écriture prend un caractère personnel plus accusé. La grande gothique et les lellres de forme, dont l'emploi est très fréquent dans les manuscrits, sont tivs rares au contraire dans les documents diplomatiques, 011 on ne les rencontre guère que dans la première ligne el encore exceptionnellement.
Au x(« siècle, «ne nouvelle réforme calligraphique se produisit en Italie. Les humanistes abandonnèrent la gothique et s'appliquèrentùreproduire l'écriture des beaux manuscrits où s'étaient conservés un grand nombre de chefs-d'œuvre de l'antiquité, c'est-à-dire la minuscule Caroline. Cette réforme, inaugurée à Florence dans les premières années du xv siècle', se propagea rapidement en Italie. La cour romaine adopta la nouvelle écriture pour l'expédition des brefs. En France, elle ne pénétra
I. D'après H. \'ahli6 Aniiani citË par L. Deusle, Vémoire tur réeole catUgraphiq"' de Tour», dans les Mém. de FAcad. dei imcriplioni, t. XXXII. 1" partie, 18S5.
g 3] NOTES TIRONIENNES. 51 g
qu*assez taixi. A partir du règne de Louis XII les documents diplomatiques en subirent Tinfluence; mais seulement les plus solennels, ceux qu'il était d*usage d'écrire avccle plus de soin. On imita plus tard Técritui'e inclinée à droite des chancelleries italiennes, qui a conservé le nom d'italique. Ce fut ainsi que les formes gothiques disparurent à peu près complètement des documents diplomatiques au cours du xvi« siècle. Hais ce qui prédomina surtout pendant ce siècle» ce fut d'une part récriture individuelle et, d*autre part, pour toutes les écritures courantes des notariats, des greffes et des administrations, une cursive dégénérée, à peine formée et pleine des abréviations les plus arbitraires.
A la fin de ce même siècle, sous le pontificat de Clément YllI (i592i605), la chancellerie apostolique inaugura une écriture nouvelle, singulière et particulièrement laide, composée de pleins énormes et de déliés d'une finesse extrême, surchargée d abréviations sans rapport avec les abréviations conventionnelles du moyen âge. C'est la liitera sancli Pétri ou scriUura bollatica, qui est demeurée en usage pour l'expédition des bulles jusqu'au pontificat de Léon XIII.
Au xvH' siècle, l'écriture s'améliora notablement. Dans les actes publics, à l'italique ou à la bâtarde du siècle précédent se substitua généralement en France une grosse ronde, souvent tracée avec un soin extrême et dont le principal mérite est d'être parfaitement lisible. Elle est restée en usage, concurremment avec la bâtarde, jusqu'à la fin du xvin^' siècle. Hais dans les greffes comme dans les études de procureur on conserva longtemps la tradition de la cursive déformée et dégénérée, qui semble au premier aspect un griffonnage indéchiffrable, et ce fut seulement au début du xnn^ siècle que l'écriture judiciaire commença à devenir un peu plus lisible.
II n'est pas très rare de rencontrer dans les documents antérieurs au xi« siècle quelques mentions en notes tironiennes.
On sait que l'on désigne sous ce nom un système de tachygraphie dont l'invention est attribuée à un affranchi de Cicéron du nom de Tiron. L*étude de cette écriture est naturellement du ressort de la paléographie et il n'y a lieu de s'occuper ici que de l'emploi qui en a été fait dans les documents diplomatiques. Il suffira de rappeler brièvement que dans ce système, chaque mot est représenté par un seul caractère, composé d'éléments d'origine alphabétique, mais dont la combinaison a pris en quelque sorte par l'usage une valeur idéographique ; et qu'à côté de ces caractères, on y emploie, pour exprimer les noms propres ou d'autres mots inconnus aux glossaires tironiens, des signes phonétiques de même origine, représentant chacun une syllabe*. Il ne sera pas inutile en outre de dire quelques mots de l'histoire du déchiffrement, en vue d'indiquer
i. Dans quelques documents du ix* siècle les mots écrits syllabiquement sont surmontés d'un trait horizontal, mais le plus souvent rien ne les distingue des autres C'est la principale difficulté du déchiffrement.
:,2n l/fiCRITl'RE DES aiARTES. [Liv. iv, CwAr. ii
les li-nviiiix dont on doit so servir pour arriver £i lire les notes qui se rcncoiilront dans les diplAnics.
Celte écriture, dont la clef s'était perdue, ne fut pendant loDgtemps connue que par un certain nombre de manuscrits et notamment par des collections ou glossaires tironiena, dont les notes sont gènéi-alcineiil groupées par idées générales, et qui portent ordinairement le titre de Notae Tironig ac Senecae. Gruter le premier recueillit toutes les notes de celles de ces collections qu'il put connaître et les publia en 1609, k h suite de son grand recueil d'inscriptions*. Celte publication reste utile à consulter encore aujourd'hui, parce que les colleclions dont s'est ser^i Gruler sont celles-là niâmes qui ont propagé les notes au moyen Age, et que le classement des signes par signification facilite des rechurches et des vérifications de conjcclures, que ne permettent pas les ouvrages postérieurs.
Au siécli3 suivant, Carpen lier publia le formulaire en notes tironiennes dont il a été question au chapitre précédent ' et y ajouta un déchiffrement. Les mots en écriture ordinaire qui se trouvent dans ce manuscnl et sa connaissance des formules carolingiennes l'avaient amené à y reconnaîli'e quelques documents connus par ailleurs; et ceus-ci lui avaient à leur tour donné la signitication d'un assez grand nombre de notes pour qu'il pût réussir à lire, non sans de nombreuses erreurs, les textes qui étaient inédits. Hais il ne sut discerner ni la nature, ni le système de combinaison des notes; aussi, en dépil de son titre, son livre n'a plus aujourd'hui qu'un intérêt de curiosité.
Au commencement de notre siècle seulement, l'écriture tironiennc a livré son secret. Ce fut l'œuvre d'un savant allemand, IIIricli-Friednch Kopp, qui le pi'cmicr sut décomposer les éléments des notes, en reconnaître l'origine alphabétique et en déduire la véritable valeur des caractères tirotiiens**. Son ouvrage, qui a ouvert la voie aux travaux postérieurs, demeure la bi>sc de toutes les études sur ce sujet et l'instrumeut indispensable du déchiffrement.
Depuis cette époque, Jules Tardif a fait des notes tironiennes une
* J. Gmter, Intrriplionet anliquoe loliui orbù Romani, Elcidelbcrg, 160Î, in-fol- Il imiMi'te tic ne pas se servir des éditions poslëricui'cs, parliculiérement de cclke d'AitisIcrdani, où les signes, l'éduil» de plus de moitié, onl subi de nombreuses >IIérnlions. Siii' le recueil de notes de Crater. vov. Kopp, Palaeogr. erit., t. I, S8 6Î à 75.
** U.-Fr. Eopp, Pataedgraphia critica. Les t. I et H, Hannhciin, ISIT, in-t, coacemciil seuls les iiolcs lirnnieniics. Le premier a pour lilrc : Tadtygraphia retena» ex.potila et illuilrata. Le second est un très ajnpie Leiiron tirenianum (604 |>p. ■ S col.), divisé en dcui pirlies : In première donnant les notes dans l'ordi-c de leur valeur alplialiétique, avec liinscnplion liltêi-ale el interprétai ion en regard: la seconde, une liste alphabet irjuc des mots latins avec renvois aux noies qui les eiprîinciil.
g 5] NOTES TIRONIENNES. 521
iHude approfondie, mais le travail qu*il a pliblié ajoute en somme peu rie chose à l'ouvrage de Kopp, envers lequel il s'est montré fort injuste, et Ton doit reconnaître qu'il n'a pas toute l'utilité pratique que son auteur lui attribuait *.
Les travaux de MM. Th. von Sickel, W. Schmitz, Julien Havet, ont complété sur certains points, rectifié sur d'autres, la doctrine de Kopp, mais ils en ont surtout fait l'application et ont notablement accru le nombre des déchiffrements *.
C'est surtout dans les documents français et spécialement dans les diplômes royaux que l'on rencontre des notes tironiennes» A l'époque mérovingienne, elles accompagnent le plus souvent la souscription du référendaire. La plus ancienne qu'on ait signalée se trouve dans un diplôme de Clotaire II ', mais ce n'est qu'à partir du régne de Thierry 111 qu'elles deviennent fréquentes. Il n'est pas douteux que l'écriture tironienne ait été un système de tachygraphie, et non pas, comme on l'a dit longtemps à tort, une écriture secrète, mais son emploi dans les diplômes et à cette place semble bien avoir été une précaution contre les faussaires.
Les mentions en notes des diplômes mérovingiens, d'une grande difficulté de lecture à cause de l'enchevêtrement des caractères, sont généralement courtes; elles contiennent des indications relatives à la confection de Tacte ; le nom par exemple de celui qui l'a prescrit, ou de celui qui Ta callationné, relu ou souscrit. Hais, en somme, ces brèves mentions ne sont pas indifférentes à l'histoire. L'indication que l'ordre émane du maire du palais, la plus fréquente de toutes, et que l'on rencontre dés 677 (ordinante Ebroino majore domus)^ est un indice à retenir sur le rôle de ce grand personnage.
M. d'Arbois de Jubainville a donné la liste des diplômes, des rois mérovingiens qui contiennent des notes tironiennes, en y ajoutant le texte de celles qui ont été déchiffrées'. Depuis lors, H. Julien Havet a réussi à en lire encore quelques-unes *. En somme, sur vingt-six mentions con-
* J. Tardif* Mémoire sur les notes tironiennes, dans les Mém. présentés par divers savants àVAead. des inscriptions, 2* série, Antiquités de la France, t. III (1854). pp. 101-171.
1. M. Th. V. SicKEL a fait notamment une étude spéciale des notes des diplômes mérovingiens et carolingiens {Acta Karolinorum, t. I, §§ 100 et 101, et Ueitrâge zur Diplomalikt VII, 1879). Les divers travaux de 11. W. Schmitz ont été réunis en un vol. tous le titre Beitrâge zur lat. sprach- und Literalurkunde, Leipzig, 1877, in-8 ; il a eu outre publié une édition photographique du formulaire déjà reproduit par Carpentier : Monumenta tachygraphica cod. Paris, lat. 2718 (ranscripsit, adnolavit, edidit G. ScmiTz, Hanovre, 1882-83, in-4. Les contributions de M. Julien Havet consistent surtimt en déchiffrements, notamment dans ses Questions mérovingiennes. Voy. aussi plus loin, p. 523.
2. Diplôme de 625, Tardif, Cartons des rois, n' 4. Cette mention n*a point encore été déchiffrée.
3. Dans la Bibl. de l'École des Chartes, t. XLI (1880), p. 85.