Môme recueil, t. XLVI (1886), p
b22 l/i-CIÏITfllE DES CHAllTES. [Liv. iv. Ch.p. ir
itcrvècs, il on reste f ncore quioze qui ont résisté jusqu'ici aux efforts des pnléographos.
L'usnge dos notes tironicnnes, fort restreint A I opoquo mérovingienne, eomble s'être di^vcloppé sous la dynastie carolingienne. Un écrivit alors en notes des manuscrits enliei's, comme le recueil des formules de la chancellerie impériale de Louis le Pieux'; on continua â mettre des mentions en notes dans les diplémes des souverains, et dans cerlaios pays on prit même l'habitude d'en ajouter aux chartes solennelles. Bien plus, l'emploi des notes était devenu courant à ce point, au milieu du ix' siècle, qu'un moine de Saint-Arnoul de Helz, voulant garder mémoire des détails d'une alTaire, la résumait en notes tironiennes au verso à'm acte qui la concernait, trouvant plus pratique et plus rapide de l'écrire en iachygraphie qu'en écriture ordinaire'.
Dans les diplômes des monarques carolingiens depuis Louis le Piem, les notes accompagnent le plus souvent, comme auparavant, la souscription de chancellerie et se placent dans le ruche, maïs on en trouie aussi qui sont jointes â l'invocation monogranimatique du début, placées à la suite de la date, ou parfois même immédiatement après la teneur. Non seulement les mentions sont plus nombreuses, mais elles sont souvent aussi plus développées, t^ sont assez fréquemment des invocations, des formules pieuses ou d'autres mentions oiseuses, mais frëquemmeal aussi des indications intéressantes, plus varices que celles des diplémes mérovingiens. On y trouve, par exemple, le nom du personnage paf l'intermédiaire duquel le dipléme a élé obtenu, le nom du diclator, celui du scribe, etc. M. de Sickel a su tirer grand parti de ces mentions pour la connaissance des usages de la chancellerie et la critique des diplémcs-
Ces mentions en notes, très fréquentes dans les actes royaux et impériaux jusqu'à la fin du ii" siècle, en disparaissent ou x', et biontill la connaissance même des notes tironiennes ne tarda pas à se perdre si complètement dans la chancellerie des rois de France que les scribes ajoutèrent souvent par tradition, â l'endroit oii il avait été d'usage de mettre des notes, des signes quelconques qui ressemblent vaguemenl aux caractères lironiens mais qui n'ont plus aucune signification. Paifois même ils s'appliquèrent à reproduire, d'apri-s un diplême antérieur, des notes qui défient toute tentative de déchifrrement si on ne les rapproche du modèle'.
Si, dans les diplômes royaux, l'usage des notes se perd au x' siècle, c'est au contraire l'époque oii elles se rencontrent le plus fréquemment