‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 34 sur 554 · Voyez un exemple de 676 dans Bond, Uandy-Booky p · texte numérisé non relu

Voyez un exemple de 676 dans Bond, Uandy-Booky p

5. Ex. de 704, Fac^im. of ancient Charters in the Brit. Mus.^ I, 3.

6. Le plus ancien exemple connu se trouve dans un ms. de Madrid. Voyez Pertz, Archiv., t. VUl, p. 700; cité par Krusch, Die Einfùhrutig,..^ p. 121.

7. Le premier exemple est de 742 : « Ego Karlmannus dux et prlnceps, anno ab « incamatione Ghristi septingentesimo quadragesimo secundo, XI. kal. maias » (Bohetiis Capiiularia, l, p. 24 ; Bôhmer-MCrlb., n*" 24); — Cf. un capitul. de Pépin le Jeune, daté de 744 (BoRETiim, Ibid., p. 20, Bohxer-MCulb. . n* 53).

8. On la trouve en 876 dans un diplôme de Louis III de Germanie (BuifMER-îlCHLBACHER, HegetUn, n« 1506); depuis 877 dans les dipl. de Charles le Gros [Ibid,, n*> 1536).

9. Des dates de l'ère chrétienne ont été très fréquemment ajoutées aux documents, soti sur les originaux mêmes, soit dans des copies anciennes. Au xi* siècle, par ex., presque t4>utes les chartes originales de l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés, aujourd. aux Artb. nat., ont reçu cette addition, que la plupart des éditeurs n'ont pas manqué de publier, sans avertir qu'elle était d'une autre main que le reste de la date. C'est en s'appuyant sur des textes ainsi interpolés ou faux qu'on a pu prétendre récemment que les dates de l'ère chrétienne étaient fréquentes dans les actes français depuis 632.

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que l'usn^ de dater les actes de l'année de l'ère chrétienne fut introduit en Espagne', Les Grecs ne l'adoptèrent qu'au xv siècle.

Les années de l'ère chrétienne sont communément désignées dans les dates par les expressions : anno ab Incamatione, — anno Domini, — (innoaA'afitii^ate.etdcpuislexti'siècle'.annof^niltae; dans les actes Trançais c'est ordinairement : l'an du Seigneur ou fan de grâce ; assez souvent h date y est exprimée sous celte forme : quand lî miliaire courait par M. et detu cent et vingt-troii. Il est inutile de signaler des expressions plus ou moins rares et singulières que l'on rencontre spécialement au xi' siècle.

Un assez grand nombre de chaites sont datées non pas de l'an de l'Incarnation, mais de l'an de la Passion (anno a Panione). Il y a eu en effet une Ère de la Pauion dont le point de départ est postérieur de 53 ans à celui de l'ère chrétienne, et qui a été usitée au xi* siècle pour dater les chartes. Certaines pièces du cartulaire de l'abbaye de Conques en Itouergue témoignent de l'emploi de ce compul'. Mais dans d'autres . chartes l'expression anno a Paêiione est synonyme de la foimule ordinaire, anno ab Incarnations, et annonce comme elle l'année de l'ère chrétienne*. Les divei's éléments chronologiques des dates où l'année est ainsi indiquée permettent presque toujours de déterminer facilement le comput employé, et, â leur défaut, les noms des personnes mentionnées dans l'acte ne laissent que rarement place iï l'incertitude.

Paifois, dans certaines chartes du xi' siècle, la date d'année est annoncée par l'expression anno trabealioni», que l'on serait tenté d'interpréter aussi par année de la Passion, mais toutes les dates ainsi exprimées coiTespondanl aux années de l'ère chrétienne', — pour autant du moins qu'il est possible de le vérifier, — il y a lieu de croire que le mot trabeatio dérive ici non de trab$, mais de trabea, tunique, et équivaut A incamatio : le goftt des scribes du ii' siècle pour les expressions singulières me parait autoriser cette explication*.

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