H.-C. GviGDE, De l'origine de la signature, p. viii
594 SOUSCRIPTIONS ET SIGSATL'UES. [Lit. i
chnrte d'Agerad, èvéque de Chartres, de 696' (fig, i), et celle delà souscription de Wademer à une préciire en date de 751 * (lig. S)
Kig. I. Kig. 2.
En résumé, les documents de la première parlie du moyen Agetpii nous sont panenus sont validés par des souscriptions, accompagnera de iigna, ou seings manuels. Les souscriptions, génL^ralement autographes, sont le plus souvent conçues en ces termes : -}■ ^■■■- »«bscripti, le nom de la personne au nominatif, accompagné de ses litres et qualités, suivi d'une mention plus ou moins longue indiquant le râle qu'elle a jou^ dans l'acte et se terminant par le mot tubtcripsi, dont la dernière partie, disposée fréquemment en ruche, constitue le »ignum. Dans ce cas, la croix ou le chrismon qui précède la souscription n'a d'autre valeur qu<^ celle d'un symbole pieux. Souvent aussi, — et c'est le cas en particulier de celles qui ne sont pas tracées de la main même de la personne qui y est désignée, — les souscriptions sont sous la forme impersonnelle ; Signum + iV. ou Signum manm -f- A'. Le mot «ijnuni est souvent eiprimé par le simple sigle S. ; la croix est quelquefois plus ou moins ornée, cantonnée de points, paltée, recroisettée, inscrite dans un cercle, elc ; parfois aussi, mais très rarement, elle est remplacée par un monogramme. On peut voir de nombivuscs souscriptions de ce genre dans les originaux mérovingiens et notamment: dans la confirmation parClovisll. en 653, des privilèges de Saint-Denis, dans la charte de fondation, en 670. du monastère de Bruyères, dans un échange de terre conclu vers 691 entre les abhayes de Saint-tJermain et de Tussonval, dans la charte de l'évéque Agerad, de6d6, citée plus haut, dans la précaire de Wademer et Ercanlwrte de 731', elc. L'annonce des signes de validation montre que dès cette époque une confusion s'était faite entre la suhtcriplio et le «y»""' manu» ; dans les dtplâmes royaux méi-ovingiens cette annonce est conçue en ces termes : « manm noitrae lubucriplionibut subler eani decroviraus I roboi'ai'e ». Quant à l'anneau à signer, il semble qu'il soit peu i p^"
1. Arcli. liât.. K 3, n* (I. Viplomala et charlae mrroii. aelalit, pi. IXXI, 3. Arch. nat., K i. w 5. tbid., pi. ILIV. 3. Ibid.. pi. VIII, XIV. XXIII. SXXI, XLIV
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devenu une prérogative de la souveraineté : à l'époque mérovingienne les diplômes royaux et ceux des derniers maires du palais sont les seuls qui en aient conservé la trace; aussi le mot signum ne fut-il employé dès lors que pour désigner les seings manuels, et son acception primitive tomba complètement en désuétude.